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On ajoute à 2 centimètres cubes de liquide

placés dans un tube à essai, 1 à 2 gouttes de lessive de soude et on chauffe doucement, jusque vers 43 à 50“. On verse alors, goutte à goutte, en agitant, de l’iode en solution à 1 132) jusqu’à ce que le liquide soit nette-

ment coloré en jaune. On laisse refroidir très lentement, on prélève avec une pipette une goutte du dépôt jaune qui s’est formé, et on examine celui-ci au microscope. Si le dépôt renferme des cristaux jaunes d’iodoforme,

PRINCIPAUX PROnUITS DE FERMENTATION

reconnaissables à leur symétrie hexagonale {p.g. 53), on peut supposer la présence d’alcool.

Il ne faut pas oublier que beaucoup d’autres substances, comme l’aldéhyde et l’acétone ordinaires, fournissent de l’iodoforme dans ces conditions. On distinguera l’aldéhyde à ce qu’il réduit le nitrate d’argent ammoniacal, et l’acétone parce qu’elle ne fait pas virer

Fio. 33. — locloforme.

au bleu le réactif acide nitrique-bichromate de potassium.

496. — Lorsque la proportion d’alcool contenue dans la partie distillée n’est pas trop petite, on peut en déterminer la séparation en saturant le liquiile de carbonate de potassium sec et pulvérisé. L’alcool vient surnager; il peut être décanté avec une pipette et être reconnu à son odeur, son inllammabilité et à ses autres caractères physiques et chimiques.

DOSAGE DE PETITES QUANTITES d’aLCOOL

Dosage de petites quantités d’alcool

497. — L'alcool est d’abord séparé et concentré à l’état de solution aqueuse, par distillation fractionnée, comme il est indiqué § 492, mais en tenant compte très exactement du rapport entre le volume soumis au dosage et le volume recueilli.

On peut alors le doser soit par une méthode physique, soit par une méthode chimique.

498. — Méthode pliysiqiæ : compte-gouttes. Les mélanges d’eau et d’alcool ont des tensions superficielles plus faibles que l’eau pure. Si on les fait couler par gouttes, sous un volume donné, à travers un orifice de dimensions constantes, le nombre des gouttes correspondant à chacun de ces mélanges est constant et, en outre, d’autant plus grand que la proportion d’alcool est plus forte. On a donc là un moyen de déterminer cette proportion.

L’instrument imaginé par Duclaux est un comptegouttes, d’une capacité de 5 centimètres cubes entre le trait de jauge supérieur et l’extrémité de l’ajutage cylindrique inférieur. Ce dernier est formé d’un tube capillaire dont le diamètre est tel que les gouttes se succèdent à la vitesse de une par seconde à peu près; l’appareil est construit de telle sorte que, rempli d’eau distillée, à la température de 15°, il donne exactement 100 gouttes (chaque instrument doit être vérifié à ce point de vue).

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