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On opère de la manière suivante

Dans un tube à essai, on verse 2 à 3 centimètres cubes d’acide chlorhydrique pur et concentré, on ajoute quelques milligrammes d’orcine et autant de sucre à examiner, puis on chauft'e doucement ; la coloration caractéristique apparaît en quelques instants, souvent précédée d’une légère teinte jaune. En continuant

RÉACTIO>'S COLORÉES FURFURIOUES

à diaulTer, la quaiililé du produit coloré augmente et celui-ci finit par précipiter. Il faut chauffer très doucement (40-50°) pour éviter l’apparition trop rapide du précipité, la réaction étant particulièrement nette dans le première phase de l’opération, lorsque la matière colorante est encore dissoute. D’ailleurs, si l'on chauffe trop fort, on peut détruire le sucre en produisant des matières ulmiques de couleur brune qui masquent la coloration.

Cette réaction a lieu à la température ordinaire, mais seulement au bout de plusieurs heures. Si l’acidechlorhydrique renferme du fer, la coloration donnée par les pentoses vire au vert.

86. — La réaction dite de Séliwanoff permet de distinguer les sucres aldéhydiques des sucres cétoniques. Elle estbaséesur ce fait que ces derniers seuls donnent la réaction colorée avec de l’acide chlorhydrique de son volume d'eau. On l’applique en général à la recherche du lévulose, et l’on prend comme phénol la résorcine; dans ce cas, on obtient une coloration rouge.

Il y a lieu de faire remarquer ici qu’en dehors des sucres réducteurs pris à l’étatpur, toutes les substances qui peuvent fournir ces sucres dans les conditions de l’expérience donnent la même réaction colorée que le sucre qui en dérive. C’est ainsi que la xylane donne la coloration violet bleu des pentoses avec l’orcine chlorhydrique, ([ue la plupart des glucosides et l’amidon donnent la coloration rouge orangé des hexoses avec le môme réactif, (jne le saccharose etl’inuline donnent la réaction de Séliwanotr, etc.

GLUCOSES ET SUCUES IIYDROLYSABLES

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Production et caractérisation du furfurol

87. — On obtient le furfurol par distillation du son ou de la gomme avec de l’acide chlorhydrique ou sulfurique étendu.

On opère de la manière suivante ; on place dans un ballon de2.a0 centimètres cubes 5 grammes de gomme de cerisier (ou de gomme arabique) préalablement dissoute dans 50 centimètres cubes d’eau chaude (*), on ajoute 15 centimètres cubes d’acide chlorhydrique concentré et une goutte d’huile (pour empêcher la foi’ination de mousse), puis on chaufie à l’ébullition après avoir relié le col du ballon à un réfrigérant. On distille lentement, en recueillant la solution aqueuse de furfurol dans un verre à pied. On observe l’odeur du liquide et on y caractérise le furfurol par les deux réactions suivantes :

88. — Réaction de Xorcine chlorhydrique. Elle se fait comme dans le cas de la recherche d’un pentose, mais en remplaçant le sucre une seule goutte delà liqueur furfurique (afin de ne pas diluer l’acide).

89. — Réaction de l'acétate d'aniline. Quelques centimètres cubes de solution furfurique, additionnés de quelques gouttes d’acide acétique et d’unegoutted’aniline, se colorent en rouge vif. On peut aussi mouiller

(1) On peut, uu lieu de gomme, employer un mélange de 10 grammes de son avec 50 centimètres cubes d’eau.

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