II
Acide saccharique
Acide mannosaccharique
Acide mucique
GLUCOSES ET SUCRES HYDROLYSARLES
100* — Recherche du glucose 'par la formation de Vacide saccharique. On chaulTe au bain-marie, dans une capsule de 125 cenlimèlres cubes de capacité, 2 grammes de glucose et 10 centimètres cubes d’acide nitrique de densité 1,2 (obtenu en mélangeant 2 parties d’acide à 36® B. et 1 partie d’eau, en poids), jusqu’à ce qu’il s’établisse une vive réaction avec dégagement
Fiü. 10. — Saccharate acide de potassium.
de vapeurs rutilantes (opérer sous la hotte). On éloigne le feu un moment, et, lorsque la réaction est calmée, on évapore à sirop très clair pour chasser l’excès d’acide. On reprend alors par 5 à 6 centimètres cubes d’eau, on sature par du carbonate de potassium sec et pulvérisé, à chaud, puis on verse dans un verre à pied, et on ajoute 3 à 4 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable. Par agitation et refroidissement, on voit se former un dépôt cristallin blanc de saccharate acide de potassium peu soluble, qui caractérise l’acide saccharique.
Au microscope [fig. 10), ce sel se présente en aiguilles
ACIDES DÉRIVÉS DES SUCRES
Iransparenles groupées en rosaces et très acérées (objectif 5 ou 8, ocul. 2).
101. — Recherche du galactose igar f ormation d'acide mucique. Tous les corps susceptibles de fournir du galactose par hydrolyse donnent lieu, par oxydation, à la production d’acide mucique.
Ainsi, le lactose, traité par l’acide nitrique, fournit un mélange d’acide saccharique (glucose) et mucique ( galactose). La présence de ce dernier est facile à constater, par suite de sa presque insolubilité dans l’eau.
On opère exactement, comme pour le glucose, sur 2 grammes de sucre ; mais, lorsque l’oxydation est terminée, que la majeure partie de l’acide nitrique a été chassée par évaporation (*), on reprend par 3 à 4 centi-
(') On évapore jusqu’à cc que le poids du résidu soit le double de celui du lactose, soit 4 grammes.
GLUCOSES ET SUCEES HYDROLVSABLES
mètres cubes d’eau, on verse dans un verre et on lave la capsule avec un peu d’eau de manière à avoir en tout 10 centimètres cubes. 11 se produit assez rapidement un précipité blanc d’acide mucique, qui, au microscope [fig. 11), apparaît sous forme de petits prismes courts (obj. 8, oc. '±).
Le poids de cet acide, recueilli sur un filtre après vingt-quatre heures, fournit un moyendedoscrapproximativement le galactose dans un mélange; c’est ainsi que 1 gramme de sucre de lait fournit dans ces conditions environ 0s'’,33 d’acide mucique séché à 110".
On vérifie qu’il s’agit bien d’acide mucique en essayant la solubilité dans l’ammoniaque : le précipité doit s’y dissoudre intégralement. Dans le cas où on opérerait sur un mélange renfermant un sel de calcium, comme l’oxydation donne toujours de l’acide oxalique, il se formerait de l’oxalate calcique, peu soluble dans les acides dilués, que l’on pourrait prendre au premier abord pour de l’acide mucique. Cet oxalate est, comme on sait, insoluble dans l’ammoniaque.
Principaux sucres hydrolysables et glucoses qui en dérivent
Produits d'hydrolyse
DiSACClIAniDES
Glucose
Galaclose
Lévulose
Rhamiiose
eu
C12|12>oh :
NoDrédücleürs.
( Saccliarose..
1 mol.
1 mol.
■ ( Trélialose. ..
2 mol.
Réducteurs . .
l Maltose
2 mol.
• ( Lactose
1 mol.
1 mol.
PRINCIPAUX SUCRES IIVDROLYSABLES
Produits d'hydrolyse
Trisacciiarides
Glucose
Galactose
Lévulose -Rhamnose
en Ci8|p20'* :
Rhamninose
1 mol.
» 2 mol.
Trisacgharides en C'8|I320'6 :
Raiünose
1 mol.
1 mol.
1 mol. »
Mélézilose
2 mol.
1 mol. ))
Gentianose
2 mol.
1 mol. »
Manninotriose
1 mol.
2 mol.
Tétrasaccharides en C2’'H<202' ;
Stachyose
1 mol.
2 mol.
1 mol. «
Interversion du saccharose
102. — Si on chaulTe dans un tube à essai, à l’ébullition, quelques centimètres cubes d’une solution étendue de saccharose (à 1 ou 2 avec un égale volume de liqueur de Febling, on n’observe aucune réduction.
Si on chaulïe au préalable 5 centimètres cubes du liquide sucré à l’ébullition, pendant une ou deux minutes, avec une goutte d’acide chlorhydrique, que l’on sature ensuite avec quelques gouttes de soude à 1 '’/g, on peut voir que le liquide réduit abondamment le réacLir cupro-potassique : c’est que le saccharose a été dédoublé par l’ébullition avec les acides en un mélange équimoléculaire de glucose et de lévulose, tous doux réducteurs.
Gr.UCOSES i:t sucres iiydroi.ysari.es
Recherche des princi
Corps Irès solubles dans l’eau froide, non précipitables par lion réduclricc et susceptible de pi'oduire une osazone.
('.liau(Tce avec l'orcine chlorhydrique, la substance donne une coloration
bleu ou bleu violet
rouge ou rouge orangé
l'osazone est assez soluble dans l’eau bouillante ; elle crislallise en :
l’osazone est presque insoluble dans l'eau bouillante et l’alcool inélbylique.
Elle cristallise en :
l’osazone est f nolablement \ soluble dans l’eau < bouillanteetl’alcooll \ niétbylique \
lamelles soin longs fila froid avec la longues ai cadmium. . .
aiguilles fondant à 230-232»
(glucosazone)
lames fondant à 214»
le pouvoir augmente riiydro