SUCRE CUIVRE
en inillig:r.
on millier.
en milligr.
en milligr.
en milligr. en milligr.
DOSAGE DES SUCRES RÉDUCTEURS
Sorbose
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
en millier.
en milligr.
en milligr.
en milligr.
HO
Rhamnose
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
en milligr.
en milligr.
en milligr
en milligr.
Arabinose
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
en milligr.
en milligr.
Xylose
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
en milligr.
en milligr.
en milligr.
en milligr.
GLUCOSES ET SUCRES IlYDROLYSABLES
Maltose
Le tableau ci-dessous se rapporte au sucre anliydre.
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
SUCRE
CUIVRE
en inilligr.
en millig;r.
en milligr.
en milligr.
lü
DOSAGE DES SUCRES REDUCTEURS
Lactose
Le tableau ci-dessous se l’apporte au sucre anhydre.
SUCRE
CUIVRE
en milligr.
en milligr.
to
tl
SÜCRIî CUIVRE en milligr. en rnilligr.
SUCRE
CUIVRE
en milligr.
en milligr.
GLUCOSES ET SUCRES llYDROLYSABLES
108. — Méthode par décoloration. Celle mélliode, 1res fréquemmenl employée, esl plus simple el en apparence plus rapide que la précédenle. En raison des circonslanccs mulliples (jui peuvent influer sur la décoloration (durée de l'opération, réoxydalion partielle du précipité, etc.), elle fournit des résultats moins certains; on peut augmenter la précision en recommençant le dosage, mais il faut alors plus de temps que par la méthode indiquée ci-dessus.
Le dosage est basé sur l’emploi d’une li([ueur de Fchling titrée dont on décolore exactement un volume connu à l’aide de la solution sucrée, contenue dans une burette graduée. Cette solution doit être à environ 0,0 *7ü sucre réducteur (')•
109. — On verse 10 centimètres cubes de liqueur de Fehling, mesurés exactement à l'aide d'une pipette, dans un petit ballon ou dans une fiole conique d’environ l2o centimètres cubes, on ajoute 20 centimètres cubes d’eau et on porte à l’ébullition. On laisse tomber dans le liquide bouillant, d’abord par petites portions d’un demi-centimètre cube, puis goutte à goutte, la solution à titrer, en maintenant l’ébullition et en agitant constamment. L’opération est terminée dès que le liquide est tout à fait incolore. 11 faut une certaine habitude pour déterminer exactement ce point. Pour y arriver, il est nécessaire, vers la fin de l’opération, d’enlever de temps en temps le liquide du feu et de
(1) Il est nécessaire d’amener par dilution la solution à titrer à une concentration en sucre voisine de 0,5 "/o, en se guidant sur le résultat d’un premier essai.
TITRAGE DE LA LIQUEUR DE FEIILING
le laisser reposer pendant un moment. On examine la couleur du liquide qui surnage le précipité ; lorsque ce liquide n’est plus que très légèrement coloré en bleu, il faut faire attention de ne plus ajouter la solution sucrée que par dixièmes de centimètre cube ou môme par gouttes, en maintenant chaque fois l’ébullition pendant une minute. Si le liquide surnageant, au lieu d’être bleu ou incolore, devient jaune clair, c’est l’indice que l’on a mis un excès de sucre.
110. — Pour titrer la liqueur de Fehling, on opère de la même manière, en se servant d’une solution renfermant exactement 0®'',500 de glucose pur dans 100 centimètres cubes. Comme il est difficile de trouver du glucose tout à fait pur et que le sucre interverti possède le môme pouvoir réducteur que le glucose, on peut prendre du saccharose que l’on intervertit. On pèse exactement O^^l-Tb de ce sucre, on les met dans une fiole jaugée de 100 centimètres cubes avec 50 centimètres cubes d’eau et 1 centimètre cube d’acide chlorhydrique pur, et on place sur le bain-marie bouillant où on maintient pendant dix à quinze minutes. On refroidit, on sature l’acide avec un peu de lessive alcaline ou de carbonate de sodium, et on complète le volume à 100 centimètres cubes. La solution renferme exactement 500 milligrammes de sucre intei’verti (3i2 grammes de saccharose correspondant à 3G0 grammes de sucre interverti).
On appelle titre de la liqueur de Fehling le nombre de milligrammes de glucose (ou de sucre interverti) nécessaire pour décolorer exactement 10 centimètres cubes du réactif. Ce titre ne diminue que lentement
GLUCOSES ET SUCRES IlYOROLYSABLES
quand on conserve la solution à l’obscurité. Le réactif préparé suivant la formule de Pasteur a un titre voisin de 53;
Quand on procède à un dosage, le calcul se fait à l’aide de la formule suivante :
iOr’
dans laquelle C est la concentration, c’est-à-dire la quantité de sucre contenue dans 100 centimètres cubes du liquide; T est le titre du réactif cupro-potassique, et V le volume de solution sucrée employé à la décoloration de 10 centimètres cubes de celui-ci.
Dans le cas où l’on aurait à doser un autre sucre réducteur que le glucose ou le sucre interverti, par exemple du maltose ou du lactose, le réactif devrait être titré avec le sucre correspondant.
111. — Lorsqu’onveut seulement faire des comparaisons, déterminer un pouvoir réducteur maximum, etc., sans chercher autre chose qu’une indication approximative, on peut emploj’er une série de tubes à essais dans chacun desquels on verse 1 ou 2centimètres cubes de Fehling et un volume égal d’eau. On fait bouillir et ou verse dans chaque tube, goutte à goutte, les ditférents liquides à comparer, en comptant le nombre de gouttes néce.ssaires pouramenerla décoloration. Il faut naturellement d’autant moins de gouttes que la solution est plus riche en sucre.
POLARIMÉTRIE
Polarimétrie
112. — Vérification de l'appareil. Avant de se servir d'un polarimèlre, il faul en vérifier le réglage et, s’il est nécessaire, le mettre au zéro. Nous décrirons le réglage du polarimètre Laurent.
On dispose devant l’appareil une llamme monochromatique jaune (obtenue simplement en posant un fragment fondu d’un mélange équimoléculaire de chlorure de sodium et de phosphate bisodique sur la cloison en nickel d’un bec Méker), puis on déplace le zéro de quelques degrés vers la droite ou vers la gauche, de manière à obtenir un disque divisé verticalement en deux moitiés d’inégale intensité lumineuse. On met l’oculaire au point afin que la ligne verticale de séparation soit aussi nette que possible. Loi’sque ce résultat est obtenu, on fait tourner le bouton moleté jusqu’au moment où les deux demi-disques ont rigoureusement le môme aspect. Le champ de l’appareil se présente comme un disque de coloration jaune uniforme, divisé en deux parties égales par une ligne verticale très fine. Si l’appareil est bien réglé, on doit, en observant le cadran divisé, obtenir une coïncidence exacte entre le zéro du vernier et celui de la graduation. En pratique, il peut y avoir, suivant la plus ou moins grande habitude de l’observateur, une légère diflerence soit à droite, soit à gauche; celle-ci ne doit pas dépasser deux minutes. Il est bon, en laisant mouvoir la molette, de recommencer deux à trois fois cette dernière partie de l’opération, de manière à déterminer la limite d’approximation à laquelle on arrive dans la coïncidence des zéros.
GLUCOSES ET SUCRES HYDROLYSABLES
Si l’appareil est insuffisamment réglé, c’est-à-dire si l’écart est supérieur à deux minutes à droite ou à gauche, ou place les zéros en coïncidence exacte, et on déplace l’analyseur à l’aide de la petite vis placée audessus de l’oculaire jusqu’à ce que lesdeux demi-disques aient la même intensité d’éclairage. Le réglage est alors obtenu.
113. — Mesure de la rotation fournie par une solution donnée. On verse doucement la solution à examiner (au moyen d’une pipette, par exemple) dans un des tubes du polarimètre, maintenu légèrement incliné pour éviter d’emprisonner des bulles d’air, jusqu’à ce qu’il se forme un ménisque convexe au-dessus de l’orifice, le tube étant alors placé verticalement. On fait glisser la rondelle de verre sur l’extrémité du tube, de manière à chasser l’excès de liquide, sans qu’il s’introduise d’air dans l’intéiâeur; on essuie le liquide qui s’est écoulé et on fixe la rondelle de verre au moyen de la fermeture à baïonnette.
On couche le tube dans la gouttière du polarimètre, on rabat 1e couvercle et on examine l’aspect du champ éclairé. Si les deux demi-disques paraissent également éclairés, le liquide est dépourvu d’activité optique; si l’un est plus éclairé que l’autre, le liquide est doué du pouvoir rotatoire. Les appareils sont construits de telle sorte que, si le pouvoir rotatoire est droit, le demidisque sombre est à droite; il est à gauche dans le cas contraire. Pour mesurer la valeur de ce pouvoir rotatoire, il faut ramener les deux demi-disques à la môme intensité lumineuse; pour cela, en faisant tourner la molette, on entraîne le zéro de l’alidade vers la droite,
POLARIMÉTRIE
si le pouvoir rolaloire est droit (à gauche dans le cas contraire) jusqu’à ce que l’égalité d’éclairement soit produite. On lit, au moyen de la loupe, la rotation obtenue, que l’on exprime en degrés et minutes d’arc, en s’aidant du vcrnier. On doit toujours faire plusieurs observations, en déplaçant légèrement chaque fois l’alidade et ramenant ensuite à l’égalité; on prend la moyenne des résultats obtenus. Il est utile et parfois nécessaire, au moment de l’observation, de noter la tempéi’ature du liquide étudié, le pouvoir rotatoire pouvant varier notablement avec celle-ci (lévulose, sucre interverti, etc.).
114. — Calcul du pouvoir rotatoire spécific^iæ. La rotation observée est nécessairement proportionnelle au pouvoir rotatoire spécifique de la substance dissoute, à la concentration de la solution et à l’épaisseur du liquide traversé par le faisceau lumineux. On rapporte habituellement le pouvoir rotatoire à une concentration supposée de 100 *’/(,, la déviation étant lue quand on observe la solution sous une épaisseur de 1 décimètre. On emploie fréquemment des tubes plus longs, de manière à amplifier l’importance de la déviation observée.
On a donc :
Wr> XPXl lüO
a désignant la rotation observée, [a]o le pouvoir rotatoire spécifique (pour la raie D du sodium), p la richesse (le la solution, et l la longueur du tube
104 GLUCOSES ET SUCRES HYDROLVSABLES
exprimée en décimètres. De celte formule on déduit facilement :
115. — Dosage polarimét7'ique du glucose et du saccharose. S’il s’agit d’une solution de glucose, on obtient sa richesse en sucre en divisant la rotation obtenue (au tube de 20 centimètres), convertie en degrés et fractions décimales de degrés, par 1,03. En effet, de la formule précédente, on déduit :
too g ^ “ / X [a]o’
le pouvoir rotatoire spécifique étant 32”, 3 pour le glucose, on obtient :
S’il s’agit d’une solution de saccharose, soit pur, soit mélangé de glucose ou d’autres matières, on détermine la rotation a, au tube de 20 centimètres (de 22 centimètres si on a augmenté le volume de 1/10 en déféquant), et l’on a soin de noter exactement la température t. On intervertit alors en chauffant à l’ébullition 23 centimètres cubes du liquide, supposé neutre, pendant trois à quatre minutes avec 0''*”‘*, 3 d’acide chlorhydrique concentré, on refroidit, on ramène exactement au même volume de 23 centimètres cubes et on détermine la rotation en ayant soin d’opérer à la même température t que la première fois. La différence a, —
POLARIMÉTRIE
entre les deux rotations est due uniquement à la transformation du saccharose en un mélange équimoléculaire de glucose et de lévulose. Or, la variation de rotation observée dans ces conditions avec une solution de saccharose à 1 ^/(, est, à 0“, de 1”,8445 (au tube de 20 centimètres) et, à une température de I“,8445 — 0,0056^ (^). Si on divise la variation a, — a., par ce facteur, calculé pour la température observée, on a la richesse en saccharose *'/q. Les substances étrangères ne gênent pas, même si elles possèdent le pouvoir rotatoire, à condition que celui-ci ne varie pas pendant l’interversion.
116. — Dosage d'un mélange de saccharose et de sucre interverti. C’est là un problème à deux inconnues, pour la résolution duquel deux équations sont nécessaires.
(') Le saccharose se dédouble selon l'équalion :