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Il peut se fixer autant de restes aldéhydiques qu’il y a de fois 2 OH alcooliques.
Les acétals benzo'ïques, en particulier, sont faciles à préparer; à peu près totalement insolubles dans l’eau.
PRÉPARATION DE l’aCÉTAL DE LA MANNITE 113
ils servent à caractériser et à isoler un certain nombre d’alcools plurivalenls.
123. — Formation de L'acélal. Pour préparer l’acétal benzoïque de la mannite, on dissout à chaud 3 grammes de manne, placés dans un tube à essai, avec aussi peu d’eau que possible (1 centimètre cube environ). On fait couler le sirop dans un flacon à large ouverture de 50 centimètres cubes de capacité, et on rince le tube avec 3 centimètres cubes d’acide sulfurique à 50 (en volume), que l’on fait couler dans le flacon On recommence ce lavage encore une fois avec le même volume d’acide, et on ajoute au mélange 3 centimètres cubes d’aldéhyde benzoïque, puis on bouche solidement le flacon avec un bouchon de liège et on agite vigoureusement. On obtient bientôt la prise en masse du mélange. Si la manne renferme trop d’impuretés, l’acétal tarde à se former; il faut agiter à plusieurs reprises, souvent pendant des heures; quelquefois même la prise en masse n’a lieu que le lendemain.
Après vingt-quatre heures, on essore à la trompe, on lave deux ou trois fois à l’eau pour enlever l’eau mère acide dans laquelle s’est formé l’acélal, puis à l’alcool à 60-70", pour enlever l’aldéhyde benzoïque, et on fait cristalliser dans l’alcool.
Si on veut régénérer la substance sucrée de sa combinaison, on fait bouillir l’acétal avec de l’alcool renfermant 2 "/(, d’acide sulfurique jusqu’à dissolution complète; on fait passer un courant rapide de vapeur d’eau, qui entraîne à la fois l’alcool et l’aldéhyde benzoï(|ue régénéré. Finalement on sature l’acide sulfu-
MANNITES
rique par la baryte, et la mannile reste seule en dissolution.
124. — Essorage à la Lrorn2')e. On essore à la trompe sur une rondelle de papier à filtrer maintenue
dans un entonnoir à l’aide d’une plaque de porcelaine perforée. Cette pUupie a la forme d’un disque, dont les bords, taillés obliquement, doivent s’appliquer contre les parois d’un entonnoir à angle de 60'’. L’entonnoir est fixé au moyen d’un bouchon de caoutchouc sur une fiole conique tubulée, en verre éj)ais, dans laquelle on peut faire le vide au moyen de la trompe à eau.
PRÉPARATION DE l’aCÉTAL DE LA MANNITE i lo
Il faut commencer par découper convenablement la rondelle de papier. Pour cela, on applique la plaque de porcelaine, par sa face la plus large, sur un carré de papier à filtrer, et on découpe avec des ciseaux un disque dont le diamètre soit supérieur d’environ un centimètre à celui de la plaque {fig. 13, 1'"' temps). On pratique ensuite avec les ciseaux, tout autour de cette rondelle, une série de coupures dirigées suivant des rayons et atteignant tout au plus le bord du disque en porcelaine [fig. 13, 2" temps).
Lorsque la rondelle est préparée, on la mouille avec quelques gouttes d’eau, on place le disque de porcelaine dans l’entonnoir, normalement à l’axe de celuici, et on applique le papier sur le disque»perforé, de manière que les dentelures se relèvent et s’appliijuent sur les parois de l’entonnoir, en se recouvrant par les bords.
L’appareil étant ainsi disposé, on y verse avec précaution [de manière à ne pas faire basculer la plaque filtrante) le mélange à essorer et on fait le vide en reliant la tubulure latérale à la trompe au moyen d’un caoutchouc à vide. Lors(|u’iI ne coule plus de liquide, on tasse le précipité eu le comprimant peu à peu, soit avec le doigt, soit avec un objet convenable (pilon, pied de verre à expériences), et on poursuit l’essorage jusqu’à ce qu’il ne passe plus de liquide.
Pour purifier complètement le résidu solide, on peut l’arroser directement sur le fdlre avec de l’eau ou un liiiuide approprié, ou mieux l’extraire de l’entonnoir avec une spatule, en s’arrangeant pour ne pas déchirer la rondelle de papier, qui sera remise en place. La masse est introduite dans un mortier ou une capsule.
IIG
MANMTES
délayée dans le liquide de lavage, et versée de nouveau dans l’entonnoir. Après deux ou trois opérations semblables, la substance peut être considérée en général comme parfaitement lavée.
Caractères de l’inosite
125. — L’inosite est très répandue, soit à l’état libre, soit à l’état de combinaison phosphorique, dans le règne végétal ; on la trouve aussi, tantôt libre, tantôt combinée, dans les muscles de divers animaux.
C’est un hexaphénol qui donne facilement par oxydation un composé quinonique, l’acide rhodizonique, dont certains sels sont colorés en rouge vif; leur formation permet de caractériser l’inosite.
Une très petite quantité d’inosite (grosse comme une tête d’épingle) étant placée dans une petite capsule de porcelaine, on la dissout dans 1 centimètre cube d’eau et on ajoute une petite goutte de réactif de Millon; on évapore à sec au bain-marie, puis on sèche sur la flamme, vers 110-120". L’enduit brunâtre obtenu est mouillé avec 3 à -4 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable, auquel on ajoute 0""’^,5 d’eau et une goutte de solution d’acétate de strontium à 10 "/g. On évapore au bain-marie ; le liquide se colore bientôt en rouge éosine et laisse finalement sur la capsule un dépôt rouge vif.
126. — On peut aussi, pour caractériser l’inosite, mouiller un cristal de celle-ci avec une goutte de réac-
CARACTÈRES DE l’iNOSITE
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UC de Gallois (*) et évaporer à sec au bain-marie : il reste une tache rouge de rhodizonate de mercure.
(•) Le réactif de Gallois se prépare en dissolvant 1 gramme d’oxyde jaune de mercure dans un mélange de 1 centimètre cube d'acide nitrique et 10 centimètres cubes d’eau, puis complétant le volume à '20 centimètres cubes avec de l'eau.
GIIAPITRE V
POLYSACCHARIDES ÉLEVÉS
Caractères microscopiques des amidons de diverses provenances
127. — L’amidon, substance de réserve de la plupart des végétaux, se trouve dans les cellules des plantes à l’état de grains microscopiques. Pour les examiner, on délaie dans une goutte d’eau une parcelle d’amidon, obtenue par grattage d’un tubercule de pomme de terre ou d’une graine telle que pois, haricot, maïs, etc. ; on recouvre d’une lamelle et on examine à un grossissement assez fort (obj. 8, ocul. 2). On observe que les grains sont formés de couches concentriques réunies autour d’un centre ou hile, qui est le point de départ des dépôts successifs. Le hile est généralement punctiforme, comme dans la pomme de terre ou le blé; il est allongé, linéaire dans l’amidon de haricot et des légumineuses; souvent, lorsque les grains sont desséchés, de petites fentes partent du hile. Elles atteignent rarement une grande longueur. Le hile est généralement placé au centre géométrique du grain d’amidon; il est excentrique dans la pomme de terre et l’arrow-root.