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DOSAGE DES MATIÈRES GRASSES J

gras et de cholestérine que l’on sépare et que l’on dose.

215. — Dissolution de la substance et extraction du produit. Pour faire le dosage, on hache très finement l’organe étudié ( foie, reins, muscles, etc. ), et on pèse exactement un poids donné de pulpe, variant de 5|à 10 grammes, selon la richesse présumée. La quantité pesée est introduite dans un vase de Bohême avec O centimètres cubes d’eau et 15 centimètres cubes de lessive de soude à 36“ B. ; on chauffe au bain-marie, en ayant soin de faire plonger le vase dans l’eau bouillante et en le couvrant avec un verre de montre pour éviter l’évaporation. Au bout de deux heures, pendant lesquelles ou doit agiter de temps à autre, la dissolution est totale. Onlaisse un peurefroidireton verse dans une boule à décantation de 230 centimètres cubes de capacité; le vase est ensuite lavé trois fois avec un peu d’eau chaude, qui est ajoutée à la solution. On verse alors dans celle-ci, en agitant et goutte à goutte, de l’acide chlorhydrique au 1/4 (1 volume d’acide concentré et 3 volumes d’eau) jusqu’à réaction légèrement acide (il faut environ 50 centimètres cubes). On refroidit au besoin pendant l’opération. Après refroidissement complet, on ajoute au liquide son volume d’éther et on mélange bien. Quand les deux couches sont séparées, on décante le liquide acide au moyen du robinet, en laissant les dernières portions, rendues troubles par un léger précipité, dans la boule à décantation. La couche étliérée, colorée en brun, est décantée dans un ballon, aussi bien que possible, par la partie supérieure de la boule. Il reste dans celle-ci un peu de

MATIÈRDS GRASSES ET GLYCÉRINE

liquiclo conlenanl le précipité qui s’est formé, et qui renferme encore des matières grasses. On l'additionne de 5 centimètres cubes de soude normale, pour redi.s. soudre le précipité, et on agile avec 25 à 50 centimètres cubes d’éther, puis on verse le liquide acide qui avait été recueilli à part, et on agite à nouveau. La réaction redevient acide, et les acides gras, remis en liberté, passent dans l’éthcr. Celui-ci est décanté avec soin et réuni à la première solution éthérée. On distille l’élher au bain-marie; le résidu, repris par un peu d’éther sec, est filtré dans un entonnoir dont la douille est garnie d’un petit tampon de coton hydrophile. On lave avec quelques gouttes d’éther et on fait sécher pendant quelques heures vers 40° à 50". L’extrait éthéré est repris par 20 centimètres cubes d’éther de pétrole, et le liquide, filtré comme ci-dessus, est reçu dans une capsule de verre à bords verticaux. On évapore à sec et on sèche à 50° jusqu’à poids constant('). On a ainsi le poids des acides gras et des substances insaponifiables (comprenant surtout la chole.stérine).

216. — Sépa7'ation des substances 7ion s apo7ii fiables. L’extrait obtenu est redissous, après la pesée, dans 30 à 50 centimètres cubes d’éther de pétrole, et la solution, introduite dans la boule à décantation, est additionnée de 150 à 200 centimètres cubes de solution de potasse N/5 dans l’alcool absolu (12 grammes de potasse en plaques par litre d’alcool). On agite doucement et la solution homogène et limpide est peu à peu

(') En chnuiïant à une Icmpératurc plus élevée, on aurait à craindre l’oxj'dation.

nOSAGE DES MATIÈRES GRASSES

addilionnée d’un volume d’eau égal à celui de potasse alcoolique précédemment introduit. On mélang-e et on laisse reposer. 11 se sépare aussitôt deux couches; l’une, supérieure, contient les substances non saponifiables dissoutes dans l’éther de pétrole; l’autre, audessous, est une solution des savons des acides gras dans l’alcool à 50”. On décante cette seconde couche, on l’épuise par agitation avec 25 à 30 centimètres cubes d’éther de pétrole, et les deux solutions pétroliques réunies sont distillées. Le résidu est repris par 5 centimètres cubes d’alcool chaud; on verse 5 à 10 gouttes de la solution alcoolique de potasse N/5, on évapore au bain-marie, et on sèche à l’étuve à 100“ pendant une demi-heure. On reprend de nouveau par 10 centimètres cubes d’éther de pétrole, et on filtre sur un entonnoir garni d’un petit tampon d’ouate hydrophile, comme précédemment. On lave à deux reprises avec 5 centimètres cubes d’éther de pétrole et enfin on évapore à sec dans une capsule de verre tarée. On sèche à 100® jusqu’à poids constant. On obtient ainsi- le poids de la cholestérine ; en le déduisant du poids précédemment trouvé, on a la quantité des acides gras provenant de là matière grasse des tissus.

La méthode ne peut être appliquée directement au sang entier ou au sérum ; dans ce cas, on pèse 10 à 20 grammes de substance, on la coagule par l’alcool, et on 1 extrait par l’alcool bouillant; l’extrait alcoolique peut être alors traité par la soude, etc., suivant les indications des ii§ 215 et 216.

PHOSPHATIDES

APPENDICE

PHOSPHATIDES

Lécithines

217. — Les matières grasses sont souvent accompagnées de substances qui possèdent les mômes propriétés générales, mais qui s’en distinguent par leur richesse en phosphore et en azote. On donne à ces substances le nom de phcsphatides, et on les classe d’après le nombre d’atomes de phosphore et d’azote qu’elles renferment.

Parmi les phosphalides les plus répandus se trouvent les lécithines, qui sont des combinaisons d’acide glycéro-phosphorique et de choline dans lesquelles les deux oxhydriles libres de la glycérine sont éthérifiés par 2 molécules d’acide gras, stéarique, palmitique ou oléique. La lécithine distéarique, par exemple, est :

CH2.0C'*'Ip.”-0 CI13

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