CIIOLKSTÉRINE ET ACIDES BILIAIRES
accompagne gcnéralemenl les substances grasses chez les ôLres vivants. Elle est présente dans la bile et l'orme souvent des calculs dans la vésicule biliaire. Elle se dissout dans les dissolvants des graisses et peut en être séparée par l’action des alcalis; ceux-ci saponifient les graisses et les transforment en savons solubles dans l’eau; la cholestérine inattaquée l’esle comme résidu insoluble. On peut la caractériser par les réactions suivantes :
233. — On dissout un fragment de substance, gros comme deux têtes d’épingle, dans 2 à 3 centimètres cubes de chloroforme, en chauffant légèrement au besoin, puis on agite avec un volume égal d'acide suE furique pur et concentré. Le chloroforme se colore en rouge sang, l’acide devient verdAtre fluorescent. En ajoutant 5 à 6 centimètres cubes d’acide acétique cristallisable, ce dernier se colore en rose, avec une (luorescence verte très marquée (SalkoAVski).
234. — Si on dissout quelques cristaux de cholestérine dans 1 centimètre cube de chloroforme et que l’on ajoute 1 centimètre cube d’anhydride acétique, on a, par addition d’acide sulfurique concentré, goutte à goutte, une série de colorations, rose, violette, bleue et verte. La première teinte rose se produit avec une seule goutte d’acide sulfurique; elle passe rapidement au violet. Le bleu se forme un peu plus tard, et le vert n’apparaît qu’après une addition ultérieure d’acide.
235. — Dissoudre un fragment de substance dans i à 2 centimètres cubes d’alcool, en chauflant, Mettre
RÉACTIONS DK LA CHOLESTERINE
sur une lame de verre porLe-objet2 à 3 gouLles de celte solution, qui donne par évaporation des cristaux en labiés rhombiques 26). Examiner ceux-ci au microscope. Les mouiller avec une goutte d’acide sulfurique un peu aqueux (u parties d’acide sulfurique con-
centré et 1 partie d’eau), puis chaulfer très légèrement : les arêtes des cristaux se colorent en rouge, puis en violet.
236. — On évapore 2 centimètres cubes de solution chloroformique de cholestérine dans une petite capsule, on mouille le résidu avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique contenant un peu de chlorure ferrique (l’acide jaune du commerce convient) et on évapore à sec. 11 se ju’oduit une coloration violette.
CIIOLESTKniNE ET ACIDES RIUAIRES
Réactions des acides biliaires
237. — Les acides biliaires, acide glycocholique et acide laurocholique, sont des combinaisons de l’acide clîolalique, qui est un dérivé lerpénique complexe, avec le glycocolle et la taurine. Ils existent dans la bile à l’état de sels alcalins, de saveur extrêmement amère. Pour les rechercher, on peut utiliser la réaction de Pettenkofer, qui consiste dans la production d’une coloration rouge pourpre en présence de sacchai'ose et d’acide sulfurique. Cette coloration pouvant être donnée par des corps autres que l’acide cholalique et ses dérivés, on augmentera la précision de la recherche en examinant le spectre d’absorp,tion de la solution colorée obtenue.
238. — On verse dans un tube à essai 3 centimètres cubes d’eau, puis on y laisse couler avec précaution 6 centimètres cubes d'acide sulfurique concentré. On agite doucement, sous un courant d’eau, pour refroidir le mélange. Quand celui-ci est bien homogène, on ajoute 6 gouttes d’une solution de lévulose à 10 "/y puis une goutte de bile fraîche, et on agite. Si la température est voisine de 23-30°, on voit apparaître, après environ cinq minutes, une colorai ion rose pfde, qui s’accentue progressivement. Après dix minutes environ, le liquide rose violacé, (pii présente la teinte d’une solution très diluée de permanganate, est examiné au spectroscope à main. On voit d’abord apparaître une bande sombre assez large dans le vert (à peu près entre les longueurs d’onde 500 et 530) et une deuxième