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CHAPITRE XIII

PRODUITS D'HYDROLYSE DES PROTÉINES

Principaux produits de dédoublement des protéines

Acides monoaminés ;

Glycine (glycocolle) GH2NH2-COOII

Alanine CH3-CHNH2-COÜ1I

Valine (ac. amino-valérique) C/^H'-CHNH2-COOIi

Leucine C''-H9-CHNH2-C0ÛI1

Sérine CH20H-CI1NH2-C00H

Acide aspartique C00H-CH2-CHNH2-C001I

- glutamique C00H-(CH2)2-CI1NH2-C00H

Acides diaminés :

l.ysine (dI2NII2-(Ct|2)3 cHNH2-COOH

Arginine AT12-CiNH-NH-(CI12)3-CHNH2-C0011

Acide tiiioaminé :

Cystine C00H-CIINH2-(CH2S)2-CHNII2-C001I

Cours cycliques :

Phénylalanine C«II--CI12-CIINH2-COOII

Tyrosine ('/>II’.OH-CH2-CIINH2-COOH

Proline C«H«N-COOII

Oxyproline C''ir.N.OIl-COOII

Histidine C3H3N2-CI12-CHNH2-COOII

Tryptopliane , CS116i\-C112-CllNH2-C001J

PRODUITS d’hydrolyse DES PROTEINES

Hydrolyse acide des substances protéiques du sérum

290. — Les albumines et globulines solubles sont coagulées par les acides minéraux; si on chaulTe, le coagulum se redissout en se transformanl en acidalbumine ; il y a ensuite formation d’albumoses. puis de peploncs; 011 obtient finalement un mélange d’acides mono et polyaminés. La formation de ces produits est directement en rapport avec la durée du chauffage.

291. — Pour étudier la marche de l’hydrolyse, on introduit, dans un ballon de 200 centimètres cubes de capacité, 50 centimètres cubes de sérum sanguin (de bœuf ou de cheval, par exemple), et 6 centimètres cubes d’acide sulfurique concentré (ce qui correspond à 20 en poids, à peu près). On bouche avec un houchon de liège portant un long tube de verre qui sert de réfrigérant et on porte à l’ébullition, en agitant sans cesse et en veillant à ce (pie la mousse n’atteigne pas le réfrigérant.

292. — Après dix minutes, on retire du feu, et on prélève 10 centimètres cubes de liquide, auxquels on ajoute 6 grammes d'hydrate de baryum cristallisé, dissous dans le moins possible d’eau bouillante (20 centimètrescubes). On vérifie que le liquide esl légèrement acide (acidifier au besoin par l’acide sulfurique étendu) et on filtre.

Le liquide donne nettement la réaction du biurel ; un essai, saturé à froid de sullate d’ammonium cristal-

hydrolyse des substances protéiques

lisé, donne un précipité, dû à la présence d’albumoses; la formation d’un précipité bleu, par addition d'une solution saturée d’acétate cuivrique dans un deuxième essai, montre qu’il s’agit d’albumoses primaires.

293. — L’hydrolyse, interrompue après dix minutes, est reprise; le chauffage est poursuivi pendant une heure; après ce temps, on prélève 10 centimètres cubes de liquide, que l’on traite comme plus haut.

L’absence de précipité par le sulfate d’ammonium à saturation et par l’acétate cuivrique indique qu’il n’y a plus d’albumoses ; en revanche, la réaction du biuret, très intense, montre la présence des peptones.

294. — Le reste du liquide est maintenu à l’ébullition lente pendant six à huit heures ; après ce temps, on ne constate plus aucune réaction du biuret, donc les peptones ont disparu. Le liquide est additionné d’une solution saturée et bouillante d’hydrate de baryum, de manière à ce que la réaction devienne nettement alcaline ; on chauffe à l’ébullition en agitant sans cesse, et on constate le dégagement d’ammoniaque. Lors([uece dégagement a cessé, on ajoute assez d’acide sulfurique, goutte à goutte, pour rendre le liquide nettement acide, et on filtre. Le liquide filtré additionné de 5 ‘’/i, d’acide sulfurique et d’une solution d’acide phosphotungstique à 5-10 "/p, donne un précipité dû à la [irésence des acides diaminés. Ce précipité étant séparé par filtration, on ajoute au liquide restant une solulion de sulfate de cuivre, puis assez de soude pour le rendre légèrement alcalin ; on obtient par cliauf-

PRODUITS d’hydrolyse DES PROTEINES

fage au bain-marie un liquide coloré en bleu foncé par les combinaisons cuivriques des acides monoaminés.

Réactions des acidalbumines et des alcalialbumines

295. — Lorsqu’on fait agir sur les protéines un acide ou un alcali, on les transforme en corps mal définis auxquels on donne par convention le nom d’acidalbuniines ou d’alcalialbumines. Ces corps sont insolubles dans l’eau et dans les solutions des sels neutres; ils sont incoagulables par la chaleur.

296. — Les acidalbumines restent en dissolution à la faveur d’un excès d’acide . Lorsqu’on ajoute peu à peu un alcali, la substance précipite au moment où la neutralisation est atteinte, mais elle se redissout dans un excès d’alcali.

297. — Inversement, les alcalialbumines, dissous dans un excès d’alcali, précipitent lorsqu'on neutralise leur solution par un acide, et le précipité se redissout si on verse un excès d'acide.

Caractères des albumoses et des peptones

298. — Les albumoses et les peptones sont solubles dans l’eau (') et non coagulables par la chaleur. Les

(■) A l’exceplina des liétéro-ulbumose.s, qui ne se dissolvent qu’en présence d’une petite ipiantité de sels neutres.

ItlÎACTIONS DES IMtOTÉiNES, ADBUMOSES ET PEPTONES

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