Chaulï’és sur le bain-marie avec un peu
PRÉPARATION DU GLA’COCOLLE
d’eau el de l’hydrate ou du carbonate de cuivre, ils dissolvent ces derniers en donnant des sels dont les solutions sont colorées en bleu foncé.
302. — Leur solution aqueuse, neutralisée en présence de phénolphtaléine, et additionnée d’une solution concentrée et bien neutre d’aldébyde formique, donne un mélange très nettement acide.
Préparation du glycocolle (ou glycine)
303. — On l’obtient facilement dans l’hydrolyse de la gélatine ou de la soie. On chauffe à l'ébullition, dans unballonmuni d’un réfrigérant ascendant, 20 grammes de gélatine avec 60 centimètres cubes d’acide chlorhydrique concentré, jusqu’à ce quel’hydrolyse soit totale, ce qui exige sept à huit heures environ. Après ce temps, on prélève 2 centimètres cubes de liquide, on y ajoute 5 à 10 centimètres cubes de solution étendue de nitrate d’argent, et on filtre. Le liquide filtré, presque incolore, ne doit plus donner la réaction du biuret. Dès que ce résultat est obtenu, on verse le liquide dans une capsule et on évapore à sirop sur le bain-marie. Le résidu chaud est repris aussitôt par 50 à 60 centimètres cubes d’alcool absolu et élhérifié au moyen d’un courant de gaz cblorhydrique sec que l’on y fait passer jusqu’à saturation. On doit agiter de temps à autre pour obtenir une dissolution totale. Lorsque le liquide est saturé, on le chaulfe un instant jusqu’à l’ébullition, puis on le refroidit à 0° au moyen de glace. Après vingt-quatre heures, on trouve
PRODUITS d’hydrolyse des protéines
(les cristaux de clilorhydrale d’éther de glycocolle que l’on essore la trompe et qu'on lave avec un peu d’alcool froid. Après dessiccation, ces cristaux fondent à 144°.
Pour obtenir le glycocolle, on décompose le chlorhydrate d’éther, redissous dans peu d’eau, en chaulfant avec un léger excès d’hydrate de plomb précipité. On évapore à sec et on reprend par l’eau froide, qui dissout le glycocolle. On filtre, on précipite exactement le plomb par addition d’acide sulfurique étendu, goutte à goutte, on filtre à nouveau, et on concentre jusqu’à cristallisation.
Caractères du glycocolle (ou glycine)
304. — Le glycocolle se présente en cristaux de saveur sucrée, solubles dans l’eau, précipitables de cette solution par l’alcool lorsqu’elle n’est pas trop étendue.
La solution aqueuse se colore en rouge par le chlorure ferrique, comme celle des formiates et acétates.
305. — Si on chauffe légèrement la solution aqueuse de glycocolle avec de l'hydrale de cuivre, celui-ci se dissout en donnant une solution bleu foncé ; le liquide filtré et suffisamment concentré donne une cristallisation de glycocollatc de cuivre en aiguilles bleues de formule (C-IIbXO-)- Cu -j- H-0, laissantpar calcination 34,67 "/() d’oxyde de cuivre.
306. — Les solutions aqueuses de glycocolle, additionnées de phénol et d’hypochlorite de sodium.
CAnACTÈRES DE l’aCIDE HIPPURIQUE
(lonnenL une coloration bleu foncé. La réaction est analogue à celle que donne l’ammoniaque dans les mômes conditions (?; 531), mais elle est beaucoup moins sensible. Pour l’obtenir, on ajoute à 5 centimètres cubes de solution de glycocolle 1 centimètre cube de phénol en solution à 3 ou 4 "/q, on mélange, puis on verse une à deux gouttes d’eau de Javel (extrait concentré du commerce^. Il se développe peu à peu une teinte bleue.
Caractères de Pacide hippurique
307. — L’acide hippurique ou benzoyl-glycocolle cristallise en longues aiguilles brillantes, solubles dans (100 parties d'eau froide, très solubles à chaud. Il fond à 187-188“ et donne, si on chauffe davantage, un sublimé d’acide benzoïque, en môme temps qu’il se dégage une odeur aromatique accompagnée de celle de l’acide cyanhydrique.
308. — Par hydrolyse, il fournit de l’acide benzoïque et du glycocolle :
c/-Il•■-co-^’ 11-CH2-C00 H-p tpo = r/’tis-coo H + .n h^-ch^-coo h
Pour constater la production d’acide benzoïque, il suffit de chauffer 1 gramme d’acide hippurique avec 10 centimètres cubes d’acide chlorhydri([ue à 10 **/(, pendant vingt minutes à l’ébullition. L’acide benzoïque cristallise par refroidissement en longues aiguilles. 11 est facile de l’extraire au moyen de l'éther; on peut le caractériser par son point île fusion (121“ 3).
I>BODUlTS d’hydrolyse DES PROTEINES
Caractères de la leucine
309. — Une petite quantité de leucine, chautTée dans un tube <\ essai bien sec, se sublime en partie sur les parois du tube. Si on chauffe un peu plus, il se développe des fumées blanches et on perçoit une odeur caractéristique d’amylamine. •
Caractères de l’acide aspartique
310. — Cet acide se produit dans l'hydrolyse acide de l’asparagine (voir § 323). 11 donne avec les sels de plomb un précipité blanc très peu soluble, cristallisé en aiguilles. Sa solution, additionnée d'une solution saturée d’acétate de cuivre, donne au bout de quelques instants un précipité bleu ciel d’asparlate cuivrique cristallisé en aiguilles de composition C'IPCuiS’O' + oIPO.
Préparation de l’acide glutamique
311. — Ce corps se produit en abondance par l’hydrolyse des substances protéiques végétales qui forment le gluten. Pour le préparer, on porte à l’ébullition pendant environ huit heures 20 grammes de gluten desséché avec 100 centimètres cubes d’acide chlorhydrique pur à 22“ P). dans un ballon muni d’un réfrigérant ascendant. La partie supérieure du réfrigérant porte un tube recourbé verticalement qui pénètre dans un ballon contenant de l’eau ; l’extrémité arrive a 1 ou 2 cen-