‹ Guide pratique à travers le vieux ParisChapitre 3 sur 8 · LES ENCEINTES SUCCESSIVES DE PARIS · texte numérisé non relu

LES ENCEINTES SUCCESSIVES DE PARIS

Première enceinte. — Les murs de la première enceinte construite par les Romains défendaient seulement la Cité. La Seine en était le fossé. On a retrouvé en 1710, de cette enceinte, cinq pierres cubiques, qui sont dans la grande salle des Thermes au musée de Cluny. Des vestiges ont été découverts en 1898, rue de la Colombe.

Deuxième enceinte. — Construite par Louis le Gros vers 1020 pour défendre les faubourgs. Elle partait près de St-Germain-1'Auxerrois et aboutissait place de Grève, après avoir coupé la rue St-Denis, où se trouvait une porte. Une autre porte existait rue de l'Arcade-St-Merry et une autre place Baudoyer. Sur la rive gauche cette enceinte, peu étendue, avait une porte place Maubert et une autre rue Saint-André-des-Arcs.

Troisième enceinte (1190-1220J. — Dite de Philippe- Auguste. Ce roi fit entourer la ville d'une muraille de huit pieds d'épaisseur flanquée de 500 tours rondes, espacées de 70 mètres, et percée de 20 portes. Sur la rive droite le point de départ était la Tour qui fait le coin (un peu au-dessus de remplacement du pont des Arts actuel), et le point d'arrivée était la tour Barbeau (32. quai des Célestins). Elle passait parla cour du Louvre, la porte St-Honoré (près de l'Oratoire), la porte Coquillière, la porte St-Eustache, la porte aux Peintres (114, rue St-Denis), la porte Ste-Avoye, la porte de Braque, la poterne Barbette. Sur la rive gauche, l'en-

ceinte reprenait au quai de la Tournelle, suivant les rues du Cardinal-Lemoine, de l'Estrapade, Soufflot, Monsicur-le- Prince, de l'Ancienne-Comédie, Mazarine, Guénégaud, et se terminait à la Tour de Nesle.

Dans la cour du Louvre, et dans celle du Mont-de-Piété, le pavage marque le trace de cette enceinte, dont on retrouve des traces importantes rue Clovis, et rue du Jardinet, et les restes de tour dans la rue Guénégaud, ainsi qu'au Mont-de- Piété.

Quatrième enceinte. — Dite de Charles V (1356). Cette enceinte était formée d'une muraille crénelée flanquée de tours carrées. Elle partait de la tour de Billy (détruite par la foudre en 1538), à l'angle formé par le fossé de l'Arsenal et la Seine, suivait ce fossé jusqu'à la rue St-Antoine, où était \ma porte fortifiée qui devint la Bastille, puis les boulevards jusqu'à la porte St-Denis et, par la porte Montmartre (30, pue Montmartre), gagnait la place des Victoires, le jardin du Palais-lloyal et aboutissait à la Seine à la loue de Bois, ii l'entrée du Pont-Royal. Sur la rive gauche l'enceinte reste la même que celle de Philippe-Auguste. On creusa un fossé en avant du rempart, et les passages de la Seine à la tour de Bois et à la tour de Billy étaient défendus par des chaînes de fer supportées par des bateaux.

Cinquième enceinte. — Dite des Fossés jaunes (1626). fut établie pour* couvrir le faubourg SirHonoré. Elle partait de la porte de la Conférence, qui avait été construite par Pidoux eu 1632 (démolie en 1730), suivait le côté ouest de la rue Royale, passait par- le carrefour Caillou, coupait l'extrémité nord des rues Richelieu et Vivienue, arrivait au boulevard Poissonnière, et de là gagnait la porte Si-Denis. A partir de ce point l'enceinte (-tait la même que «clic de Charles V qui lut mise en état et, sous Louis XIII, fut remplacée par un front bastionné entre la porte St-Denis <t la tour de Billy.

En L676 Louis XIY donna Tordre d'abattre les remparls

de Louis XIII, travail qui ne fut terminé qu'en 1705. Sous Louis XI V l'enceinte avait son point de départ sur la rive gauche, an lieu dit : Milieu du Monde-, à L'emplacement du palais de J.i Présidence de la Chambre. Elle suivait la rue '!<■ Bourgogne, les boulevards des Invalides, du Monipar-

nasse, du Port-Royal, la rue de Lourcine, la rue du Censier, la rue Buffon. Sur la rive droite, l'enceinte suivait les grands boulevards, mais les remparts étaient démolis, et les fermiers généraux firent établir à l'entrée des principales rues des barrières de bois pour percevoir les droits d'entrée.

Enceinte dite de Louis XVI. — Les fermiers généraux obtinrent l'autorisation de faire construire un mur tout autour de Paris. Ce mur d'octroi, qui, suivant l'épigramme connu, rendit Paris « murmurant », suivait ce qu'on appelait le boulevard extérieur. Les bâtiments d'octroi furent démolis en 1860, et les barrières rapportées aux portes des fortifications.

Enceinte de M. Thiers. — Thiers, ministre de Louis- Philippe, entreprit et acheva cette nouvelle enceinte, qui entoura Paris de fortifications (1841). En 1860 on y installa les bureaux d'octroi; on construisit des forts détachés, et on annexa des communes suburbaines. Les forts détachés datent de 1841-1850. Les communes suburbaines annexées sont au nombre de onze.

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1er ITINÉRAIRE «wW ^^w fc> ' / / ^ Le Marais et le Temple. ^ ^ ^/a^A

Descendre à la station du Métropolitain Hôtel- de-Ville, yy et monter la rue du Temple jusqu'à la place de la Repu- ^ t—~i blique. Tourner à droite par la rue Béranger et redes- ^ cendre par la rue de Picardie et la rue des Archives jusqu'à «/ juTu/ê la place Lobau, rue de Rivoli, près du point de départ. — ^^ *uZîZj Entre ces deux grandes artères perpendiculaires à la rue de Rivoli (rue du Temple et rue des Archives), visiter les trois rues transversales : de Braque, des Haudriettes et Portefoin. ^ r)

JL Rue du Temple.

Formée des anciennes rues des Coquilles, Barre-du- Bec, Ste-Avoye et du Temple.

N° 17. Emplacement de l'hôtel du Guesclin (inscription). Mytcj,yy <& }*%. ^ 4 A*

Nos 14 et 16. Emplacement de l'hôtel de Tanneguy du Châtel. •£ ^<pc9'- «£ ^«//U • &w (' <***^lj

N° 20. Enseigne : A l'Orme St-Gervais, qui se trouvait jadis devant St-Gervais. Ancien bureau des Gabelles au xvne siècle. * ,

^/r^^f^N0 24. Tourelle carrée de 1610*V#tf */></^- ^^m . N° 41. Ancienne auberge de l'Aisrle-d'.Or. — Cour >

9^3/ iv 41. Ancienne auoerge de 1 Aigle-ci ur. — Lour >

P^ j,? curieuse; fat /(tel 3 r'£ U ^J^£ A^ ./J^JJfj "V ^.«~?^N° 62, Entrée de l'hôtel du Connétable Anne *le v *ù L*véL Montmorency, qui y mourut des suites des blessureSaJÎ^L

^ ' - reçues à St-Denys (1567). Henri II y fut reçu, et ^^Ç Henri III y dansa aux noces du duc d'Épernon. Hôtel J*^

&? /jL£ du Président de Mesmes. Passage Ste-Avoye. ' ^fë/^J. W^ru * N° 71. Hôtel St-Aignan, bâti en 1660 par Le^Sfrot—*

? • pour Claude de Mesmes. Xllà^hg^lfL-yar-Ie^. cour avec^^

SV fX<r\ pilastres corinthiens {w^d^e^cour). Acheté en l'/OO par /^^ Wf * tA Beauvillier , duc de St-Aignan. Aujourd'hui envahi C*'*tu et divise par le commerce. -^,^^7^^

-CTirreuse à l'entresol.^**?-* Jf- *f £«c

N° 72, Ancien .hôtel

isse

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N° 77. P#»êïi»e^

Entre le 68 et le 70 : rue de Braque. (Voir la notice à

2^^ïa>suite de la rue) %&>££«*& 79. Hôtel

1 de Montmor (1650), de Caumartin?

(1713), de Rochechouart (1735), de Montholon (1789). j0 /g- ) Entre le b^'etle.'BÏ: rue dès Hauclriettes. (Voir la notice r. ^ - à la suite de la rue.) Au 86' se trouvait le cabaret de o£4l >*-*> Lahire sous Louis XII. - ~ /^

^^ Nos 101 et 103. Restes de l'hôtel de Montmorency, fv^J pg j<*y*»ébn.t la façade principale est 5, rue de Montmorency. * r%/ Cour et escalier. Fouquet l'habita en 1652./,.^ \ £*$ /ITÎ**** No 108. Impasse dejf^uW^ +#&**%$ lent du couvent des Carmélites de Wt

il*

N° 113. Emplacem.

la rue Chapon avant la. Révolution.

N'115 Ma^^ N° 153.

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