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CHAP. IL MIHIIIIATION ET DIRECTION DES CONSULS

plus eCBcaoes encore. Or le ministère dn commerce n'ayant jamais éleTé la prétention d'entretenir des rapports directs avec cette dernière classe d'agents» il se trouverait en fait réduit à ne correspondre qu^avec quelques consuls isolés qui, dans le cercle étroit où ils agissent, ne pourraient évidemment répondre que d'une manière très-im par faite à l'objet que Ton se flatte d'atteindre par des communications directes.

Tout ministère» et celui du commerce en particulier» a sans doute le droit et le devoir même de demander au département des affaires étrangères les communications dont il croit avoir besoin sur les faits législatifs» commerciaux» industrielsi financiers ou économiques, qui se produisent à Tétranger ; mais Tutilité intrinsèque de ces communications, l'usage auquel sont destinées les informations recueillies par les agents d'un autre ministère, n'entraînent ni l'obligation ni la nécessité d'ane correspondance directe» surtout lorsque par la voie indirecte la réunion s'en opère avec la même promptitude et la même eiactitude; et c*est ce qui a lieu dans l'état actuel des choses.

Quant à la protection du commerce à l'étranger, elle n'admet pas de partage; le département des affaires étrangères a seul le devoir et la possibilité de l'exercer, et par conséquent le drmt exclusif de correspondre avec les agents placés dans ce but sous ses ordres.

11 est encore une dernière considération d'un intérêt tout pratique que nous ne devons pas passer sous silence.

Les documents qui parviennent au ministère des aflaires étrangères sur le commerce français étranger lui sont indispensables» parce que c'est seulement par leur réunion et leur comparaison qu'il peut s'éclairer sur les rapports des différents peuples» et aviser aux combinaisons internationales les plus propres à concilier les intérêts du commerce avec ceux de la politique. 11 n'est donc pas un seul des objets sur lesquels roulerait la correspondance des consuls avec le ministère de l'agriculture et du commerce qui soit de nature à être soustrait à la connaissance ou à échapper convenablement à l'intermédiaire du département des affaires étrangères. 11 en résulterait tout d'abord pour les agents robligalion d'une double correspondance, et pour le trésor une dépense aussi élevée (ju'inu-

IS GDIDB PRAT[QUE DES COHBUUTS.

tile. En fail, le ministère dn comineree ne pourrait aussi que très^sceptioDnellemeDt faire pmfiterseB correspondances de la sécurité et de la célérité que l'emploi des chiOres et des caurriers aHure à celles da département des afiaires étrangères, car l'expédition des courriers a lieu presque toujours inopinément et en secrel, et le chiffrage est une opération non moins longue que coûteuse.

Quelques rapports directs ont cependant étéaulwisésenfre les consuls el le ministère de la marine ; ib tiennent à un ordre d'idées différent de celles que nous venons de combattre.

Ces rapports ne sont relatifs qu'à des objets parfaitement déGois, qui n'ont aucun intérêt politique ni commercial , tA qui ne sont pas de nature à entrer dans la correspondance habituelle du ministère des aOairee étrangères , ni à toucher en quoi que ce soit k son appréciation. Ils ont été restreints à ce qui touche à la police de la navigation, aui sauvetages, à l'administration des prises«n temps de guerre, au service de Tapprovisionnement des vaisseaux de l'Etat en relâche; en un mot, aux matières qui, à l'étranger, peuvent continuer à être exclusivement régies par les lois françaises, et jusqu'à un certain point en dehors de l'action des autorités territoriales : ce n'est, à proprement parler, qu'une correspondance de comptabilité, qui n'intéresse que l'administration de la marine.

Nous terminerons ce chapitre en faisant observer que, si, dans quelques circonstances spéciales, des consuls, malgré

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