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SIGNES EMPLOYÉS DANS LE PLA1N-CUA>T

Portée. (Les lignes s'en comptent ordinairement de bas en haut, comme dans la musique; mais, pour simplifier, nous les comptiBrons ici de haut en bas.)

Note carrée simple.

Note losange. (Elle vaut la moitié de la note carrée. )

Petite losange.

Note carrée double. (Elle vaut le triple de la note cannée simple.)

(i) Noos aurions désiré parler ici de la musique; mais comme la plus satisfaisante jusqu'à ce jour, celle de M. Du>ierger, exige le concoure de la clicherie pour la confection de ses portées, nous attendrons que M. Derriey, dont nous avons déjà parlé au siget d'un coupoir à filet, ait achevé celle qu'il est en train de graver, et à laquelle, d'après le spécimen que nous en avons vu (spécimen honoré d'une médaille à l'exposition de lx>ndres), nous osons prédire un succès justement mérité.

■■ri Note à queue. ( Elle a la moitié plus de valeur que la note carrée.)

E aefd'ii^

€ Clef de /a.

U Dièse. (Il élève d'un demi-ton la note devant laquelle il

est placé. )

I» Bémol, (n abaisse d'un demi-ton la note devant laquelle

il est placé.)

^ Bécarre. (Il rétablit dans son ton naturel la note diésée

oubémolisée.)

<: Rinforsando (en renforçant).

:> Perdendosi (en se perdant).

J Guidon. (Il se place à la fin de chaque portée, pour in-

diquer la première note de la portée suivante.)

T Dominante.

1 Petite barre. (Elle indique un repos de courte durée. )

± Grande barre. (Elle marque un repos plus prononcé. )

fi Double barre. (Elle indique un repos beaucoup plus fort

que les deux précédentes.)

OBSBEYATIONS.

\ . Chacune des notes, double-carrée, carrée simple, losange, et h queue, est susceptible d'être placée, soit au-dessus de la première ligne; soit sur la premièi*e, la deuxième, la troisième et la quatrième ligne; soit entre la première, la deuxième et la troisième; soit au-dessous de la quatrième :

Jd:

et quelquefois aussi sur une ligne supplémentaire qui s'ajoute^ soit au-dessus de la portée,

soit au-dessous,

Dans ce cas, on place, comme on le voit ici, un petit filet de chaque côté de la note , et Ton justifie Tun et l'autre avec des cédrats du corps de la note.

2. Les notes à queue (la double-carrée et les losanges n'en ont point) se placent généralement la queue en bas :

elles ne figurent la queue en haut que lorsqu'elles se trouvent sur la quatrième ligne ou au-dessous, parce que, dans ce cas, la queue ferait une trop forte saillie par en bas :

ou bien encore lorsque, par sa position , la queue pourrait sembler appartenir à la note suivante :

Corrifti».

3. La queue se place à gauche lorsqu'elle est au commencement d'un groupe de notes ou neume, et à droite lorsqu'elle est à la fin :

à moins cependant que, soit au commencement , soit à la tin, Sii

|)osition relative ne semble Tisoler de la note qui la suit ou la précède dans le même groupe :

Corrigr. Corrigé.

et encore (ceci est applicable à toutes les notes à queue) lorsque sa queue pourrait sembler appartenir soit à la note suivante, soit à la précédente, comme on Ta vu ci-dessus pour la queue descendante.

A, Dans le milieu d'un groupe, elle se met à droite :

mais on la met à gauche lorsqu'elle est dans le même cas que cidessus :

Corrigé.

5. Lorsque la note à queue précède une ou plusieurs notes, elle se met à gauche :

avec ^exception ci-dessus pour les cas analogues ;

Corrigé. Corrige.

Après une ou plusieurs notes, elle se met à droite

avec la même exception que pour les cas précédents, lorsque sa position l'exige :

Corrigé.

DU PUIN-CHANT. 161

(). Lorsque la note à queue est isolée^ elle se met à droite :

mais s'il s'en rencontre deux à côté l'une de l'autre, on les met dos à dos, c'est-à-dire la seconde à gauche :

■ ■ ■ ■ j - -— — -vP-

n résulte de ce que nous venons de dire sur les notes à queue, que l'on doit changer la position de haut ou de bas, de droite ou de gauche, qui leur est ordinairement assignée, toutes les fois que, relativement à la note qui les précède ou les suit, elles seraient trop éloignées de cette note, ou que leur queue pourrait se confondre d'une manière douteuse avec elle.

7. La clef d'ut peut être placée sur les trois premières lignes :

ÉÊ

8. La clef de fa se compose de la clef &ut, qu'on fait précéder de ce signe ^ (dont il y a deux sortes); elle se place sur la seconde et la troisième ligne :

9. Le dièse, le bémol et le bécarre suivent la position des notes qu'ils modifient, c'est-à-dire qu'ils peuvent, comme ces notes, se placer sur et entre toutes les lignes, aussi bien qu'au-dessus de la première et au-Klessous de la dernière :

iMf

Lorsqu'un de ces trois signes modifie une note de l'intérieur d'un groupe, il se reporte au conmiencement, comme on le voit dans l'exemple suivant, où il modifie la quatrième note :

10. Le rinforztmdo et te pèrdendosi (fort peu usités) se placent au-dessus des notes qu'ils modifient^ et se justifient avec les cadrats de leur force de corps.

H. Le guidon termine la portée^ et prend la même position que la note qu'il rappelle : il y en a pour cela sur et entre toutes les lignes. Sa queue est par en haut lorsqu'il se trouve au-dessous de la quatrième ligne, sur cette ligne ^ entre la quatrième et la troisième ligne, sur cette troisième ligne, entre la troisième et la deuxième ligne, et sur cette dernière :

Lorsqu'il se trouve au-dessus de la première ligne et* sur cette ligne, ou entre la première et la deuxième ligne , la queue se met par en bas :

iâ. La dominante se place sur et entre toutes les lignes, audessus de la première et au-dessous de la quatrième :

pr±L

Elle se met immédiatement après la clef, et est toujours suivie d'une grande barre :

13. L^ petite barre se place de la première à la troisième ligne , quand les notes qui l'accompagnent occupent plus particulièrement les deux premières lignes :

Elle se place au milieu dans les cas analogues à ceux-d :

" Mi"~iT'~ il 7^rir~Tii i i^ 1^

Elle occupe les trois dernières lignes quand les notes se trouvent particulièrement vers le bas :

14. La grande barre se place toujours après la dominante^ comme on l'a vu ci -dessus; elle sert encore^ indépendamment de son emploi comme repos, à indiquer la fin des vers dans les . hymnes. (Voir, plus loin, le Fange, lingua.)

15. La double barre se met à la fin de chaque morceau, et souvent, au commencement, après le premier ou le second mot indiquant Tintonation. Dans les hymnes, elle sert à séparer les strophes. (Voir les exemples qui suivent.)

16. Les notes doivent être séparées entre elles de manière que la voyelle de chaque syllabe qui s'y rapporte se trouve exactement au-dessous; mais le blanc le moins fort de séparation doit, dans ce cas, être de l'épaisseur d'une note; si, avec ce blanc, la syllabe correspondante est trop étroite, on la sépare de la suivante avec un trait d'union : de là, souvent, dans le même mot, des syllabes avec et sans trait d'union :

3 Af . Hi - Li-SABBTH Zacha-ri-œ magnum vi-rum

17. Lorsque plusieurs notes ne répondent qu'à uoe seule syllabe et qu'elles excèdent la largeur de celle-ci, elles se groupent sans aucune séparation ; dans ce cas, la première note du groupe doit tomber sur la voyelle de la syllabe, et l'on rejoint cette dernière à la suivante, à l'aide d'un trait d'union plus ou moins espacé :

,. v.n.p. P ' l p»«Sl .l,Jl,g f^-' TMr-lHj

7 M. JLJ - RAM qua-si a - qua in -

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