Lorsqu'une note répond à deux voyelles réunies ne for
I«4 CHAPITRE lY, PARAGRAPHE VU.
niant qu'un seul son>, cette note doit tomber sur la deuxième voyelle :
r* ■ ■ =piT^
aure-am sangui-nis se - que-re Il en est de même lorsque, dans ce cas, il y a plusieurs notes
au-tem quo-modo lau-des
Mais lorsque les deux voyelles réunies se prononcent séparément, la note doit tomber sur la voyelle qui lui correspond :
al - le - lu-ia
cir-cu - i-tu Eccle - si-œ glori-o-si
D'après cela, on voit que l'espacement des notes isolées est, généralement, subordonné à la largeur des syllabes, et que celui de ces dernières l'est à son tour de la largeur des groupes : de là une irrégularité alternative inévitable, mais que l'on doit éviter d'augmenter en dispensant les séparations avec discernement.
19. La petite, la grande et la double barre, prennent autant de blanc avant qu'après :
te^ra pax hominibus bonse vo-lunta-tis. Adora-mus
mais si cette disposition, relativement à l'espacement de la ligne, s'oppose à ce qu'elles tombent au milieu du blanc de séparation des mots, on les reporte plus sur la droite lorsque la largeur de la syllabe finale du mot l'exige :
unige-ni-tum. Et
Ïiri5=t
ronsur-gens, ele-ota
bu dans les cas semblables au suivant :
Do-minus Je'Sus,tU supra, fol. iM. P«. Benedî-xisti, Do-
et plus sur la gauche^ si la syllabe initiale est plus large que la finale du mot qui la précède, comme aux mots magnum, quasi, quia, quem, des exemples des n~ 16, il, 20 et 38; ou si, avant cette syllabe, il se trouve une indication telle que Ps.y f, etc. :
M.^,f- fUM'W ■—■ ! ■■■■!■'■ ■ I
me de-re-li - qui- sti? f. Lon
Toutefois, leur blanc doit être calculé de manière à conserver le plus régulier possible celui des mots; c'est-à-dire qu'on peut l'augmenter ou le diminuer, et même n'en pas mettre du tout, en raison de l'exigence de ces derniers : ce qui a lieu particulièrement pour la petite barre, lorsqu'elle sépare plusieurs groupes de notes répondant à une seule syllabe :
^.■■■iii ■■ lii p ,ir.N,vi'
runt te- sta-men-tum e
20. Lorsqu'on met une lettre de deux-points au commencement d'un morceau', on la place avant la clef.
Si cette lettre est une voyelle qui forme à elle seule une syllabe, comme dans les deux derniers exemples de la page 163, la ou les notes qui lui correspondent ne sont point recouvertes, et la syllabe suivante prend sa place sous la ou les notes avec lesquelles elle est en rapport.
Si la lettre de deux-points est une consonne, les lettres qui forment ime syllabe avec cette consonne se mettent sous la ou les premières notes, que l'on distance suffisamment de la grande barre pour que la première note du groupe, s'il y en a un , tombe sur la voyelle :
166 CHAPITRE IV, PARAtiRAfHE VII.
8 M. ^ CRI- PTI3M est e- nim : qui- a domus
2i. La dénomination musicale des notes variant selon la clef^ on peut^ pour la composition, leur donner les noms suivants :
Première, deuxième, troisième (carrée, double carrée, ou losange) sur ligne :
Première, deuxième, troisième entre ligne :
au-dessus de la ligne :
au-dessous de la ligne :
22. Les espaces, ou fragments de portée, servent à faciliter la justification des lignes. H y en a sept sortes :
Celle de quatre points (i) sert à séparer les notes de chaque syllabe , celle de huit points sépare les mots entre eux ; Tune et l'autre, mais particulièrement celle des mots, peuvent au besoin être augmentées.
23. La justification de la ligne doit, autant que possible, être prise sur un nombre donné de notes.