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DOUBLE COLORATION

en l'agitant dans un verre plein d’eau distillée, ou mieux en projetant sur elle un jet d’eau à l’aide de la poire de caoutchouc (14).

Après ce lavage, la préparation peut être examinée. On la place, la face colorée en dessous, sur une lame de verre retirée du cristallisoir où ces lames sont conservées dans l’eau alcoolisée. Après avoir séché cette lame sur ses deux faces de la même manière que la lamelle, on y dépose une goutte d’eau ou de glycérine sur laquelle on renverse la préparation, et on la porte sur la platine du microscope pour l’examiner avec soin.

Si la préparation est bonne et que l’on désire la garder, on la sèche de nouveau et on la monte dans le baume ou la gelée de glycérine comme nous l’indiquerons plus loin (63). Si la préparation est mauvaise ou laisse des doutes, on en fait une ou plusieurs autres en se conformant aux mêmes principes.

59. Double coloration. — Nous indiquerons dans le cours de cet ouvrage la manière d'obtenir une double coloration (par exemple avec le bacille de la tuberculose : 111). Nous donnerons ici la méthode de Gram et celle d’Ehrlich pour obtenir une double coloration.

60. A. Méthode de Gram. — On colore la préparation parle violet de Gram (46) pendant au moins 5 minutes (à froid). On porte ensuite la lamelle (bien lavée) dans la solution ibdo-iodurée de Luc/ol (45) où elle reste une à deux minutes. Elle a pris alors une teinte d’un

MÉTHODES GÉNÉRALES D’EXAMEN

On décolore aussi complètement que possible dans l’alcool absolu, on lave et on sèche.

On place alors la lamelle dans une solution hydro-alcoolique faible d'éosine ou de vésuvine pendant une minute. On lave et on sèche. '

Les microbes se montrent colorés en violet foncé, les cellules en rose (éosine) ou en brun (vésuvine).

61. B. Méthode d'Ehrlich. — Elle s’applique surtout aux bacilles de la tuberculose et de la lèpre.

On colore par le liquide d’Ehrlich (44) violet ou rouge à chaud, jusqu’à ce que des vapeurs se dégagent à la surface, du liquide (pour cela on place un verre de montre plein du liquide colorant, à la surface duquel est la lamelle, sur la platine chauffante). On laisse en contact au moins 5 minutes.

On décolore très rapidement dans l’acide azotique en solution alcoolique à 10 p. 100 (51).

On lave et on sèche.

On fait alors la double coloration par l’éosine ou la vésuvine, si l’on a employé l’Ehrlich violet, par le bleu hydro-alcooliqne ou la vésuvine, si l'on a employé l’Ehrlich rouge.

On lave, on sèche et on monte. — Les bacilles sont dans le premier cas violets sur un fond rose on brun ; dans le second, rouges sur un fond bleu ou brun.

62. Bécipients pour les liquides colorants et décolorants. — On se sert ordinairement de verres de montre hémisphériques pour mettre les solutions colorantes ou décolorantes que l'on a besoin d’avoir continuellement

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