PRÉPARATIONS A CONSERVER
sous la main. Mais ces verres de montre se renversent facilement, sedéplaçent ou prêtent à la confusion lorsque trois ou quatre d’entre eux se trouvent à la fois sur la table de travail.
Nous les avons remplacés avec avantage par les jeux de godets superposés dont se servent les peintres à l'aquarelle. Ces godets se superposent en colonnes tenant peu de place dès que l’on ne s’en sert plus et leur stabilité est très grande ; leur fond blanc fait ressortir la couleur du liquide, ce qui évite les confusions ; enfin le couvercle qui recouvre le godet supérieur met le tout à l’abri de la poussière et de l’évaporation lorsqu’on ne veut pas nettoyer les godets et renouveler le liquide après chaque examen.
Si l’on tient aux verres de montre, on se servira avec avantage des blocs de porcelaine à. six et huit godets d'une seule pièce, qui servent également à l’aquarelle et que l’on trouve chez tous les marchands de couleurs. On place un verre de montre dans chacune des cases de ce bloc : les verres sont ainsi disposés toujours dans le même ordre et on peut les vider et nettoyer séparément. On peut supprimer d’ailleurs les verres de montre et se servir des godets creusés dans le bloc : mais alors il faut nettoyer toujours le bloc en entier et d’une seule pièce, ce qui est d’ailleurs un faible inconvénient, les liquides s’altérant rapidement par les manipulations et l’évaporation à l’air libre.
63. Préparations à conserver. — Si l’on veut conserver la préparation, comme cela est souvent désirable,
MÉTHODES GÉNÉHALES d'eXAMEN.
surtout si la préparation est bonne, il faut la monter.
Pour cela, après avoir bien séché la lamelle, on prend une lame que l’on sèche comme nous l’avons dit 34 cl 1 on y dépose bien au milieu une goutte de Baume de Canada en s’assurant qu’il ne s'y trouve pas de bulles d’air.
On prend alors la lamelle avec une pince ordinaire et on la dépose en la retournant, le côté préparé en dessous , sur la goutte de baume, de manière qu’elle l’écrase et l’étale bien également par son propre poids. On presse légèrement avec l’extrémité de la pince et l’on s’assure qu’il ne reste pas de bulles d’air interposées. On ferait sortir ces bulles en chauffant très légèrement la préparation, qui se trouve ainsi terminée.
On colle une étiquette aux deux bouts de la lame et on laisse sécher : quelques heures après, la préparation est solide et l’on inscrit sur les étiquettes les indications qui s’y rapportent : d’un côté le nom des bactéries qui s’y trouvent, de l’autre la nature du produit pathologique, celle de la maladie générale ou locale qu’il caractérise elle numéro d’ordre servant de renvoi au registre dont nous avons parlé (54).
On peut remplacer le Baume de Canada par la Gelée de Glycérine ( Deane’s Medium , préférable à toutes les autres gelées du commerce). Cette gelée est maintenue liquide en plaçant le bacon qui la renferme sur la platine chauffante (à 40° ou 50° environ). On en prend une goutte avec un agitateur en verre légèrement chauffé et on la dépose surla lame de verre. La préparation s achève de la même manière que pour le baume.