‹ Guide pratique du diagnostic bactériologique des maladies microbiennesChapitre 34 sur 89 · CRACHATS TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

CRACHATS TUBERCULEUX

petits crachats concrets, teintés ou striés de sang que les malades crachent après que l’hémoptysie proprement dite est arrêtée. Dans les crachats nummulaires ou purulents de la période de ramollissement les bacilles abondent. On les trouve aussi (une l'ois sur deux) dans les crachats de la pneumonie dite caséeuse.

109. Examen bactériologique immédiat. — Les crachats même recueillis en se conformant aux règles cidessqs ne renferment pas des bacilles dans toute leur épaisseur : le bacille caractéristique est englobé dans une masse de cellules muqueuses ou purulentes mêlées à des microbes pyogènes ou chromogènes provenant surtout des bronches et qui forment même des cultures dans le crachoir au bout de quelques heures. On devra faire la recherche de préférence sur des crachats récemment expectorés. On cherchera donc, à l’aide de la spatule de platine, à prélever au centre des crachats une petite parcelle suffisante pour enduire la lamelle. Les crachats qui paraissent les plus solides et les plus résistants (grumeaux caséeux ou purulents) seront préférés.

On a conseillé divers artifices pour arriver plus facilement à isoler les parties qui contiennent le bacille à l’état de culture presque pure. Le plus pratique est le suivant : Après avoir stérilisé la spatule de platine à la flamme, on la plonge, encore chaude , dans la partie solide du crachat que l’on a choisi, en le fixant au besoin à l’aide d’une pince. Le fil de platine pénètre ainsi facilement : les parties du crachat immédiatement en contact avec la

TECHNIQUE SPECIALE

tige sont brûlées, mais il se forme des adhérences qui permettent de retirer des parcelles non carbonisées, qui se trouvent naturellement dans la partie la plus superficielle de la petite masse adhérente au platine (R. Wurtz).

On frotte cette petite masse sur la lamelle qui doit être bien nettoyée à l’acide azotique dilué et à l’alcool pour éviter la graisse que peut apporter le contact des doigts et qui empêcherait l’adhérence des bacilles. On étend cette parcelle en couche aussi mince et aussi égale que possible, pour faciliter l’examen.

On laisse sécher à l’air, ou bien l’on active la dessiccation à l’aide d'une poire en caoutchouc (14, 57). Quand elle est complète, on fixe en provoquant la coagulation des matières albuminoïdes par la chaleur. A cet effet, on saisit la lamelle avec la pince Cornet et on la passe rapidement trois fois dans la flamme, le côté enduit en dessus.

110. Coloration. — On se serviradu liquide de Ziehl 38). On fait tomber quelques gouttes de ce liquide sur le côté enduit de la lamelle de façon à obtenir un ménisque convexe. On chauffe très légèrement au-dessus de la flamme jusqu’à ce qu'on voie apparaître une légère vapeur. On retire alors et l'on incline à droite et à gauche pour étaler la solution colorante. Il faut éviter qu'il se forme une pellicule brune; on y arrive en chauffant à distance, très doucement et en ne laissant pas le liquide en repos sur la lamelle.

On peut opérer plus sûrement de la manière suivante

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