Examen du liquide méningitique
185. 11 faut s’attendre à voir la trépanation exploratrice du crâne ou de la colonne vertébrale, et la ponction des méninges, devenir des opérations courantes, d’ici quelques années, dans les méningites graves. Il y a donc lieu d’être renseigné, dès à présent, sur la nature des microbes que I on trouve dans l’exsudât méningitique étudié jus-
TECHNIQUE SPECIALE
qu ici presque exclusivement à la suite des autopsies.
Les résultats obtenus ont jeté une vive lumière sur 1 étiologie et le pronostic des méningites.
186. Renseignements préliminaires . — C'est le pneumocoque que l’on a trouvé le plus souvent dans les méningites consécutives ou non à la pneumonie, toutes les lois qu’il ne s’agissait pas de méningites franchement tuberculeuses. Le Bacillus coli et d’autres bacilles s’y rencontrent également. Le Micrococcus intracellularis meningitidis de Weichselbaum, trouvé par cet auteur dans la méningite cérébro-spinale, paraît beaucoup plus rare. Les microbes de la suppuration ne se trouvent ordinairement ici qu’associés à d’autres bactéries.
187. Examen immédiat et ensemencements. — Us se feront conformément aux règles indiquées pour les exsudais purulents (149).
188. Indications thérapeutiques et pronostic. — La méningite à pneumocoques peut guérir spontanément (Netter).
On a fait récemment le diagnostic de la méningite tuberculeuse sur le vivant en examinant le liquide céphalorachidien obtenu par ponction de la région lombaire (1
(!) La ponction lombaire ou rachicenlèse (proposée par Quincke. 1801) devra être préférée, comme ponction exploratrice, à la trépanation du crâne. Les espaces sous-araclmoïdiens cérébraux et les ventricules communiquent, en effet, ax'ce les espaces sousarachnoïdiens vertébraux. La ponction lombaire n'exige pas plus de précautions que la ponction pleurale. Elle se fait à l’aide d'un trocart (de 0.G à 1,2 millim.) enfoncé de 2 à 0 eentim.. suivant