‹ Guide pratique du parfumeurChapitre 11 sur 159 · CACHOU · texte numérisé non relu

CACHOU

CACHOU. — On a longtemps confondu, dit M. Bezon, sous la dénomination commune de cachous, trois genres de substances douées, il est vrai, de propriétés à peu près semblables et employées à des usages analogues, mais différentes par leur origine et par quelques caractères assez importants. Ces trois substances sont le cachou, le gambier et le hino, aujourd’hui parfaitement distinguées dans le commerce et dans l’industrie. Les deux dernières sont en leur lieu l’objet d’articles spéciaux. Nous ne parlerons ici que du cachou proprement dit. Cette substance, longtemps considérée comme minérale et terreuse, était appelée autrefois terre du Japon,, parce qu’on la tirait principalement de ce pays. C’est le terra japonica , terra catte seu catechu ou suc tiré des anciennes officines. On sait aujourd’hui que c’est une matière végétale extractive, provenant de plusieurs végétaux appartenant à différentes familles, telles que les légumineuses, les palmiers et les cinchonacées. Le cachou existe en abondance dans le péricarpe des siliques de plusieurs espèces des genres algarobia et acacia ; dans le bois même de Vacacia catechu et dans les noix de 1 ’areca catechu, sorte de palmier qui croit dans l’Archipel indien, et qui fournit le kaschu ou cachou de Mysore des auteurs anglais. L’extraction s’opère en soumettant les parties convenables de ces plantes à une décoction prolongée dans l’eau bouillante, et en réduisant le liquide, par l’évaporation, aux deux tiers de son volume. Le résidu pâteux ainsi obtenu est séché aux rayons du soleil.

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