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DÉCOLORATION

carburé et même oxy-carburé. Après avoir laissé refroidir,, on délute le creuset et on porphyrise le résidu carbonique. Il en est de même pour le charbon animal obtenu avec des rognures d’ivoire. Dans l’exploitation en grand, on carbonise ces matières dans des marmites en fonte bien closes.

Pour son emploi dans les laboratoires, comme l’énergie de sa puissance décoloratrice est en raison de sa pureté, on doit avant de s’en servir le purifier par des lavages à Peau distillée bouillante, quelquefois le traiter avec un cinquième de son poids d’acide chlorhydrique, et l’épuiser par de nouveaux lavages à l’eau bouillante.

Si l’on veut l’obtenir dans le plus grand état de pureté possible, il faut le faire chauffer avec deux fois son poids d’acide chlorhydrique à 22°, le laver soigneusement, et enfin le calciner au rouge blanc dans un creuset hermétiquement luté.

Le charbon animal ainsi purifié par les acides, bien lavé et séché par le feu, sépare complètement de leurs dissolutions dans l’eau un certain nombre de substances lorsqu’il est employé en proportions suffisantes. Il produit cet effet sur la chaux caustique, le nitrate et le biacétate de plomb, le nitrate d’argent et le chlorure d’argent ammoniacal, ainsi que sur le sulfate de cuivre et d’ammoniaque. Il sépare aussi complètement l’oxyde de zinc de sa dissolution dans l’ammoniaque, ainsi que l’oxyde de plomb de sa dissolution dans la potasse.

Le chlore, à l’état gazeux ou liquide, à cause de son affinité pour l’hydrogène, détruit les matières colorantes végétales ou animales. Il détruit aussi subitement les matières odorantes, les germes putrides, les miasmes délétères répandus dans l’atmosphère. Pratiquées dans des lieux qui ne peuvent être évacués, les fumigations de chlore gazeux peuvent irriter les organes et fortement incommoder : Labarraque les a remplacées avec avan-

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