FORMULES DR FARDS BLANCS
Sous-azotate de Bismuth uni à la craie de Briançon. (Dangereux).
AUTRE FORMULE
Blanc de cérusemêlé de gomme adragante. (dangereux).
AUTRE FORMULE
Fleursdezincmêléésàlacraie deBriançon. ( Dangereux ).
Fards rouges
Carmin . 8 grammes.
Talc, .125 -
Plus on augmente la quantité de talc, plus le rouge blanchit.
Vinaigre de rouge
Carmin suspendu dans du vinaigre à l’aide d’un peu de mucilage.
AUTRE FORMULE
Cochenille en poudre ... 12 grammes.
Belle laque en poudre ... 90 —
Alcool.190 -
Vinaigre de lavande distillé . 500 —
Après dix jours d’infusion, en ayant soin d’agiter souvent la bouteille, coulez et filtrez.
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FEUILLES ET SOMITÉS FLEURIES.— Pour préparer les eaux et vinaigres aromatiques, les vulnéraires, etc., les parfumeurs emploient les fleurs et les somités d’une foule de plantes. Ces parties des végétaux doivent être bien choisies, cueillies à l’époque de leur floraison, par un temps sec, le matin, après l’action des rayons solaires sur la rosée. — Les principales feuilles et somités qui entrent dans les préparations des cosmétiques se retirent des plantes suivantes :
Lavande, pariétaire, verveine, romarin, sauges diverses, véronique, millepertuis, armoise, buglosse, melilot, plantain, menthe, serpolet, dictame blanc, hyssope, petite centaurée, chardon bénit, marrube, cresson, fumeterre, badiane, marjolaine, melisse, genièvre, petite camomille, valériane, matricaire, consoude, lierre terrestre, herbes aromatiques et vulnéraires, etc.
Voyez le mot Fleurs.
FILTRATION. — Opération qui consiste à faire passer un liquide au travers de corps poreux, imperméables aux particules solides. Elle a pour but de clarifier les liquides, ou de recueillir les corps solides mêlés avec des liquides, ou d’atteindre ces deux résultats à la fois. Tantôt le filtre est un morceau de feutre ou un châssis garni d’étoffe de laine ou de toile, ou même un simple cornet de papier non collé ; tantôt il se compose de vases à plusieurs fonds, percés de trous, et recouverts d’une ou de plusieurs couches de paille, de coton, de sable ou de charbon. 11 faut, en général, pour filtrer, une matière qui. soit assez poreuse ou assez divisée pour laisser passer les liquides et retenir les corps étrangers qu’ils tiennent en suspension.
FLEURS. — Ensemble des organes reproducteur, d’une plante, ordinairement composé du calice, de la
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corolle , des étamines, du pistil et des nectaires. Le calice et la corolle constituent le périanlhe. Une fleur est dite complète lorsqu’elle possède les organes que nous avons signalés, (calice, corolle, etc.,) et incomplète dans le cas contraire ; nue, si elle ne porte ni calice ni corolle. Elle est hermaphrodite lorsqu’elle renferme les organes mâle et femelle ; unisexuèe, lorsqu’elle ne porte que des étamines ou des pistils, et neutre, lorsque les organes sexuels avortent, comme cela arrive souvent dans les Composées. On appelle monoïques les plantes qui ont sur le même pied des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées ; dioiques, celles qui n’ont sur chaque pied que des fleurs mâles ou des fleurs femelles ; et polygames, celles sur lesquelles on trouve à la fois des fleurs unisexuées et des fleurs hermaphrodites. La fleur est encore monandre, diandre, triandre, polyandre, suivant qu’elle renferme une, deux, trois, ou un plus grand nombre d’étamines ; et monogyne, digyne, trigyne ou polygyne, suivant qu’elle renferme un, deux, trois ou un plus grand nombre de pistils. On nomme réceptacle l’axe qui supporte tous les verticilles, quelle que soit sa forme. Lorsque la corolle est d’une seule pièce, on dit la fleur monopétale ; elle est dite polypétale lorsque la corolle est formée de plusieurs pièces.
L’époque de la dilatation des boutons arrivée dans la plante, les fleurs s’en épanouissent pour former le lit nuptial dont les ornements se composent de couleurs riches et variées, du parfum le plus doux et des formes les plus élégantes. Alors, étalant dans l’air leurs nombreuses surfaces, elles jouissent du stimulus almosphériquè, et accomplissent ainsi l’acte de la fructification : elles protègent encore pendant ce temps, plus ou moins long, l’œuf fécondé, et se flétrissent enfin quand la reproduction est assurée par la formation complète de la semence qui en est le résultat. La forme des fleurs varie
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à l’infini, comme leurs aimables couleurs. « Dans le lis, c’est une coupe du blanc le plus pur ; dans la- cocrète orientale, c’est un casque brillant d’or ; un entonnoir du plus beau rouge dans la spigèie, etc. » Destinées par la nature à embellir le végétal qui les porte et à réjouir l’homme qui les admire, elles paient les soins qu’on leur donne par leurs formes différentes, par un éclatant, un éblouissant coloris, et par une douce odeur qui parfume les airs et les habitations ou elles sont cultivées.
Il en est, comme la rose, que tout le monde aime, que tous les poètes ont chantée, Anacréon l’appelle le doux parfum des dieux, la joie des mortels, le plus bel ornement des grâces. « La rose, dit Sapho, est l’éclat des plantes, l’émail des prairies ; elle a une beauté ravissante qui attire et fixe Vénus. »
Quelle fleur en effet, dit Du Cour, est digne de lui être comparée ? Il en est un grand nombre qui brillent par la vivacité et la variété de leurs couleurs, mais qui sont inodores ; telle est la renoncule , telle est la tulipe. Beaucoup de fleurs, comme l'héliotrope et le réséda, embaument l’air de leur parfum; mais n’ont rien qui flatte l’œil. Le lilas, la fleur d’oranger , le superbe lis , réunissent, il est vrai, le charme de la couleur à celui de l’odeur. Mais combien ces fleurs mêmes, placées à côté de la rose, lui sont inférieures en beauté ! que de choses manquent à leur perfection. La rose est parfaite ; elle seule possède tout ce qu’on peut désirer dans une fleur : éclat, fraîcheur, forme agréable, couleur vive et douce, odeur suave et délicieuse !
Si la rose nous était inconnue, et qu’un naturaliste de laPerseoudel’lnde l’offrit tout-à-coup à nos regards, quel étonnement, quels transports de plaisir sa vue n’exciteraitelle pas en nous ! quel prix ne mettrions-nous pas à sa possession, puisqu'on la voyant tous les jours pendantune partie de l’année, nous ne nous lassons pas de l’admirer.
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A mesure que le goût de l’horticulture s’est propagé, on est revenu, dit Beleze, aux usages de l’antiquité, qui regardait les fleurs comme l’indispensable ornement des repas ; quelques vases ornés des plus belles fleurs de chaque saison sont admis aujourd’hui sur toutes les tables bien servies. On voit aussi partout, comme complément d’ameublement chez les personnes aisées, d’élégants vases de terre cuite qui se suspendent comme des lustres, et dans lesquels vivent des plantes d’ornement, les unes à tiges droites, telles que des Agavês, des Larocliea, ^divers Sédums; les autres, retombantes comme la Saxifrage de la Chine. Les fleurs contenues dans ces vases contribuent à charmer l’aspect intérieur des lieux habités ; afin d’eD profiter la nuit aussi bien que le jour, on a introduit depuis peu l’usage des vases suspendus, dont la circonférence porte des godets destinés à recevoir des bougies. Les fleurs les plus agréables et les plus inoffensives pour l’ornement des appartements sont celles qui, comme le Camellia , les Cactées ; les Sedums, les Crassulacées, et la plupart des plantes grasses, ont des formes agréables, un coloris brillant, et pas d’odeur. Au contraire, les fleurs très-odorantes, notamment la Rose, le Jasmin, l 'Œillet, ' la Giroflée, et surtout le Lis, la Tubéreuse et les fleurs d 'Oranger, lorsqu’on en place de gros bouquets dans des vases pour orner une console ou une cheminée, peuvent causer aux personnes délicates de violents maux de tête et des accidents nerveux. On peut les supporter sans grand inconvénient pendant le jour, dans un appartement spacieux ; mais, ces bouquets parfumés n’y doivent point séjourner pendant la nuit : il y a des exemples d’asphyxie produite par cette seule cause. Il y aurait mêmede la prudence à ne point garder la nuit, dans une chambre à coucher, des fleurs inodores. 1
1 C'est parce que les plantes exhalent de l'acide carbonique pendant la nuit, qu’il est dangereux de coucher dans une chambre où
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Les principales fleurs qu’emploie le parfumeur sont la rose pâle , dont il retire l’eau de rose, l’essence de rose; et qu’il fait entrer dans une foule de préparations cosmétiques (poudres, pastilles, cassolettes, vinaigres, etc.); — la rose de Provins ; — les fleurs d’oranger, citronnier, acacia, jonquille, narcisse, jacinthe, œillet, lis, seringat, tubéreuse, myrte, lilas, héliotrope, réséda, muguet, violette, onagre, sceau de Salomon, etc., etc.
Conservation des fleurs pour l’usage domestique
Mettre les fleurs dans l’eau bouillante, de manière que les deux tiers de leur tige baignent dans le liquide. Lorsqu’elles ont recouvré leur fraîcheur, on retranche la partie qui a été atteinte par l’eau chaude, et on les replace avec de l’eau froide dans le vase destiné à les recevoir.
Procédé de séchage des plantes pour la parfumerie, la pharmacie, etc.
Les plantés doivent être recueillies par un temps sec et serein, lorsque le soleil est levé, enfin, à l’époque où la fleur commence à s’épanouir ; on les débarrasse de la terre qui y reste attachée, des mauvaises herbes, des feuilles fanées, etc.
C’est alors qu’on les fait sécher à l’ombre, sur des linges ou sur des planchers de grenier, ou qu’on les suspend le long d’ün mur; d’autres les sèchent à l’étuve, d’autres, dans un four de boulanger, etc. On comprend ce qu’il y a de défectueux dans de tels procédés.
Récemment, on a cherché à conserver les plantes médicinales par un procédé analogue à celui de M. Masson, c’est-à-dire, par dessication progressive et forte com-
on laisse séjourner des fleurs. Boussingault a même démontré que les végétaux immergés, loin de purifier l’air des appartements, laissent exhaler de l’oxyde de carbone et des hydrogènes protocarbonés, deux gaz excessivement dangereux.
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pression; mais, comme le font remarquer MM. Soubeiran et Guibourt, cette méthode perd le faciès de la plante, et rend facile les méprises ou l’addition de substances étrangères.
Tous ces écueils, M. Violand, habile pharmacien de Colmar, a sagement su les éviter. Les trois établissements qu’il possède à Orbey, à Schimeck et à Colmar sont construits sur un plan tout nouveau que nous allons exposer, d’après l’intéressante description que M. Numa Lazard en a donné dans le Glaneur du Haul-Rhin.
A quelque distance au-delà de la station du chemin de fer, sur la route qui conduit dans la belle vallée de Munster, s’élève le séchoir construit d’après les données ' de M. Yioland lui-même, et sur le plan général de M. Boltz, habile architecte de cette ville. Admirablement situé dans la campagne, il doit nécessairement jouir, comme celui de Schirmeck, d’une position exceptionnelle pour le renouvellement de l’air, circonstance à prendre en grande considération dans 1e' cas dont nous parlons. Ce bâtiment, d’une longueur de 60 mètres, assis sur un terrain d’une superficie de 24 ares, a deux étages. Mais, s’appuyant sur les plus simples principes de la physique, les séchoirs n’ont été établis que dans les deux étages, le rez-de-chaussée est converti en un vaste magasin. Dans ce magasin s’élèvent, de chaque côté, d’énormes caisses, fermant hermétiquement, et disposées de telle façon, que chacune d’elles peut réunir dix quintaux de plantes sèches, se conservant bien et à l’abri de la lumière. Au premier plan du premier étage, se présentent trois rangées de treillis artistement tressés en bois, et séparés dans toute leur longueur par des allées qui permettent d’y circuler. Superposés l’un à l’autre, s’élèvent dix châssis pour le premier étage, et quinze pour le second, distants l’un de l’autre par une hauteur de 0 ra ,50. Cet espace est non-seulement plus que suffisant pour le renou-
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vellement de l’air entre eux, mais permet aussi aux ouvriers de placer et de retirer avec facilité les plantes, selon qu’il est nécessaire de le faire. Etendues sur des châssis de 2 mètres de long sur 1 de large, qui sont au nombre 'le 2,500 et de 5,000 avec ceux de Schirmeck, les herbes sèchent admirablement, et très-promptement. De plus les deux surfaces exposées simultanément à l’air, rendent inutile l’opération qu’on était obligé de pratiquer sur les herbes étendues sur des greniers. Là, en effet, on ôtait forcé plusieurs fois avant leur entière dessication, de retourner les plantes, afin de présenter à l’air leurs faces successives et d’en accélérer ainsi la dessication qui s’opérait par un beau temps en trois semaines, tandis que les séchoirs de M. Yioland les dessèchent en, tout au plus, deux fois vingt-quatre heures. En outre, lorsque la dessication des plantes s’avançait, elles se réduisaient, dans la circonstance que je viens de citer, en fragments plus ou moins tenus, qui, se répandant dans la maison d’habitation dans laquelle se trouvait le grenier, pouvaient être la cause d’accidents très-graves quand on agissait sur des plantes vénéneuses. Ici rien de semblable n’a lieu, la feuille y conserve même complètement sèche, la forme qu’elle avait quand elle a été répandue sur les châssis. Les côtés du séchoir sont, eux aussi, garnis de châssis, mais qui sont recouverts en toile. Ceuxci sont réservés, non aux fleurs qui ont une étuve spéciale, mais bien aux plantes à folioles étroites.
Les parois du séchoir sont construits en bois et pour cause; ils sont percés, en effet, à distances régulières d’ouvertures, destinées au renouvellement de l’air. Ces ouvertures très-abondantes expliquent les résultats qu’on obtient. Des panneaux mobiles dans des rainures permettent de les clore hermétiquement et presque simultanément, et isolent, si je puis m’exprimer ainsi, le séchoir de l’air extérieur quand le temps est trop humide.