PASTILLES
vient encore ajouter à la laideur repoussante des habitants de l’Australie.
» Les fards, dont l’antiquité semble nous avoir transmis l’usage, se retrouvent chez tous les peuples. Les Groünlendais se bariolent le visage de blanc et de jaune, les négresses du Sénégal teignent leurs yeux en rouge; l’antimoine sert aux femmes de l’Orient, de même qu’aux Romaines et aux Grecques, à noircir leurs paupières et à ajouter à leur éclat.
» Le bétel noircit les dents des Cochinchinoises. Le henné colore les ongles des aimées dont le talon, comme celui des Mauresques, est toujours teint en ronge ou en bleu. La même couleur bleue pare le menton et les lèvres des Tunisiennes, et une petite feuille peinte sur leur joue avec la décoc tion de noix de galle ou de safran rappelle la mouche d’un si piquant usage sous la régence.
» Les historiens et les voyageurs fourniraient la matière d’un gros volume, si l’on voulait seulement relater les différentes applications faites par les peuples des fards qui, tantôt d’étiquette à la cour, comme chez les Mèdes et sous, quelques-uns de nos rois, tantôt stigmatisées au nom de la morale et de la médecine, n’en ont pas moins résisté à toutes les vicissitudes comme tout ce qui tient à la conservation et à l’embellissement de la beauté. »
PASTILLE. Petit pain de diverses formes et composé de différentes substances odorantes, comme l’encens, le le benjoin, le tyrax, dont on se sert pour parfumer l’air d’une chambre en les brûlant. On prépare les pastilles, soit en faisant une pâte molle avec du sucre grossièrement pulvérisé et un mucilage, en ajoutant à cette pâte les aromates ou les médicaments, et en la découpant ensuite avec un emporte-pièce circulaire ; soit en faisant cuire le sucre jusqu’à la consistance d’un sirop épais et en le faisant ensuite couler goutte à goutte sur une sur-