ET DE SES ANNEXES
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L'homme , par la nature de sa construction générale , étant destiné à marcher debout , ses yeux se trouvent placés à la partie la plus élevée de la face ; situation qui les destine à dominer, à pouvoir être tournés en tous sens , et à étendre ainsi leur action fort au loin , plutôt qu'en haut. Sentinelles avancées , ces organes veillent sans relâche à la conservation des parties les plus fécondes et les plus délicates de l'économie. Doués d'une sensibilité excessible et d'une irritabilité prodigieuse , ils perçoivent souvent des agens délétères qui ont échappé aux autres organes. C'est l'organe de la vision qui met l'homme en rapport avec les objets ambians , et qui , après lui avoir fourni la connaissance du monde extérieur , lui apprend à en jouir, et lui procure ainsi des jouissances sans nombre.
L'œil n'est point indispensable à la vie , mais il en fait presque tous les charmes ; pensée aussi vraie que bien imprimée en ces termes par l'illustre Boerhaave (1).
Oculus ad vitam nihil facit , ad vilain beatam rtihil ma gis. Malgré sa philosophie et sa raison , le plus grand poète de l'Angleterre , Milton , déplorait amèrement la fatale destinée qui lui avait ravi la lumière et ses charmes. Rien de plus touchant que les strophes inspirées au chantre du Paradis perdu , par sa triste position , et si bien rendues en
(1) Boevhaave, PrtëlecHoîte.s de morh's oculorvm.