‹ Guide pratique pour l'étude et le traitement des maladies des yeux (volume 3)Chapitre 92 sur 122 · MALADIE DES PARTIES ABSORBANTES DES OR- GANES LACRYMAUX · texte numérisé non relu

MALADIE DES PARTIES ABSORBANTES DES OR- GANES LACRYMAUX

Ces maladies renferment l'oblitération des canaux excréteurs de la glande lacrymale et l'épiphora. L'obstruction complète des canaux excréteurs est d'autant plus facile à concevoir que leurs aboutissans sont excessivement petits, et que rien n'est plus facile que de les voir obstruer par des maladies graves et anciennes de la conjonctive. On attribuait à leur oblitération la production de l'endurcissement de la conjonctive , ce que je suis loin de croire ; car , dans tous les cas où l'on a extirpé complètement la glande lacrymale , la conjonctive oculaire n'a pas été atteinte de cette dégénérescence. Les vaisseaux absorbans des paupières ne peuvent aussi accomplir leurs fonctions en raison de leur faiblesse ou de leur oblitération , il n'est pas rare d'en voir résulter un dégoût absolu de l'absorpisme et de l'imbibitien des larmes, dont une partie rentre dans la circulation par cette voie. Cette absorption est tellement évidente, que , lorsque l'on injecte dans les paupières un liquide fortement coloré , l'on en peut suivre la marche dans les vaisseaux , si bien décrits par Fhomann.

DE L'ÉPIPHORA.

L'épiphora consiste dans une augmentation de larmes , sans que les parties éliminatoires du syphon lacrymal soient affectées. Cette maladie en général n'est que le résultat de maladies générales de l'appareil oculaire, dételle sorte qu'à dire le vrai , on ne doit la considérer que comme un sym-

ptôme ; elle subsiste long- temps après les opthalmies exanthématiques ; dans d'autres cas , elle est due à l'existence d'une maladie spécifique ; c'est plutôt une maladie désagréable ; dans la plupart des cas elle guérit plutôt par le temps que par l'usage des frictions spiritueuses beaucoup trop vantées. Jusqu'à ce jour l'on n'a trouvé aucun traitement qui pût faire diminuer la >écrétion des larmes; ce serait cependant un grand service rendu à la thérapeutique des maladie des yeux. Béer s'est bien trouvé de l'usage de petits vésicatoires voîans promenés sur le front et autour de l'orbite. Lorsque l'épiphora reconnaît pour cause une maladie spécifique ou constitutionnelle , il faut régler le traitement général sur le caractère de la maladie qui complique.

Cette maladie ne doit pas être confondue avec l'écoulement des larmes (slilUcidium lacrymarum).^

BKA&ADXES BSS POINTS ET DES CANAUX IACRY-

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