POINT DU JOUR
Toutes les ruines, tous les sinistres, tous les désastres de l’intérieur de Paris ne sont rien en comparaison de ceux du Point du Jour : pas une maison, pas un pan de mur n’est resté debout. Jamais bombardement n’a été plus effroyable que celui de ce malheureux endroit. Pendant quinze jours, sans interruption , toutes les redoutes établies sur les hauteurs, entre Meudon et Châtillon, n’ont cessé de lui envoyer des projectiles.
Les habitants, effrayés, avaient, dès le premier jour, abandonné leurs maisons pour se réfugier
dans l’intérieur de Paris ; beaucoup n’avaient pu faire un déménagement complet, un grand nombre même, dans leur terreur, s’étaient enfuis sans rien emporter.