‹ Guide-recueil de Paris-BruléChapitre 13 sur 47 · PLAGE DE LA CONCORDE · texte numérisé non relu

PLAGE DE LA CONCORDE

Les monuments de la place de la Concorde ont peu souffert :

L’un des beaux trophées qui couronnent le ministère de la marine a failli être détruit, la cuirasse qui se dresse au centre est presque enlevée.

L’hôtel Crillon, connu sous le nom de gardemeubles,

Les chevaux de Marly,

L’obélisque du Louqsor, sont pour ainsi dire intacts.

Mais les lampadaires, les candélabres, les balustrades, l’une des magnifiques fontaines et plusieurs des statues allégoriques de nos villes principales, ont été renversés par les balles et les obus.

La statue de la ville de Lille a eu tout le buste emporté.

Et celle de la ville de Strasbourg, encore jonchée de ses couronnes et de ses drapeaux , semble avoir été préservée par l’auréole de gloire qui l’entoure .

Les canons de la formidable barricade qui existait au coin de la rue Saint-Florentin et du jardin des Tuileries (véritable, mais , hélas ! triste chefd’œuvre dans son genre), l’auraient infailliblement pulvérisée si l’armée assiégeante eût attaqué cette barricade de front au lieu de la tourner comme elle l’a fait.

Page 1