‹ Guillaume de Champeaux et les écoles de Paris au XIIe siècle, S'apreès des documents inéditsChapitre 14 sur 83 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

l LK r.ÉÀLISIIE EN FACE DU NOMINALISME ET DU CONCEPTUALISME.

M. HonsNieiol et M. Cou^in. — L’univer>ei : trois a<}>ects et trois question'!. — ' f\i'|K}nM' Je Ho'>('olin : le nomiiuli^me. — Uê|>ousc tt'AlH'lanl : le cotice(>tu3li?!me.

— Uépoii»*' (le Guillaume de (1iaTn|>eaus : le r(■aii^nle. — Sfonoza, Schcilintt, H>’gol, Gu'tlie. — L'itpinioii eu France : Gou^in, Sai^sel, .M. Cil. Jom*dain. — !i. Étendue iln ivali>iiie : antf rrm, pont rem. in re. — Oc Platon h Guillaume de GhainfH'aux.

— III. Dispute (*ntre Ctiilbume de Cliani|H^aux et Almlard. — Appniciatiun de M. nou*^"elot et de N. Cousin.— Ilésuim’.

.Vssurément Guillaume de Champeaux était un esprit éminent par sa hardiesse modérée et sa profondeur. Mais s'il révèle quelque part ces deux qualités, c’est surtout dans la question des Universaux.

Comme nous l'avons déjà dit, Porphyre, dans son Isagogue, s’étail adressé ces trois questions : « Les genres et les espèces subsistent-ils ou consistent-ils simplement en de pures pensées? Comme subsistants, sont-ils corporels ou incorporels? Sont-ils enfin séparés des objets sensibles, ou dans CCS objets, et iormant avec eux quelque chose de coexistant? » Et il avait estimé ces trois questions fort graves ; car il ajoute immédiatement : « Je refuse de le dire ; cette affaire est trop difficile et demande des fecber-

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