‹ Guillaume de Champeaux et les écoles de Paris au XIIe siècle, S'apreès des documents inéditsChapitre 15 sur 83 · LE KÉALISME EX FACE DU XOMIX ALISME · texte numérisé non relu

LE KÉALISME EX FACE DU XOMIX ALISME

rhcs trop étendues. » Les docteurs du moyen âge furent de son avis; d’après Abélard lui-même, « il semblait que la science résidât tout entière dans la doctrine des Universaux *, » Et en elîet, les questions de Porphyre |)euvent se traduire par celles-ci : «Y a-t-il quelque chose de réel sons tous ces phénomènes (|ue nous voyons? Dans nos con-

ceptions le sujet et l’objet ne sont-ils pas une dualité imaginaire et une unité réelle, une parfaite identité ? Ou l'un seulement est-il réel et l’antre fantastique, et alors lequel des deux n’est qu’une ombre’? » Quoi de plus grave et de plus digne de nos recherches?

D’autre part, « la doctrine de Guillaume do Champeaux, dit M. Rousselot, est une doctrine sérieuse, un système qui va droit au cœur de la philosophie’. » Comme l’a remarqué M. Cousin, « le point de vue métaphysique et ontologique du problème général de Porphyre remplit tonte la seconde époque de la philosophie scolasticpie, de même que le côté ‘ logique de ce problème remplit la première. L’histoire a marché comme la raison. La raison, la méthode, veulent qu'on gravisse successivement les hauteurs de l’ontologie et de la métaphysique parles degrés de la psychologie et de la logique. Au.ssi la première époque de la philosophie scolastique a-t-elle été toute dialectique; et c’est dans la seconde que sont arrivées toutes les grandes questions et les grandes solutions, sous la double inspiration de la physique et de la métaphysique d'Aristote, enlin connues, cl de la théologie chrétienne, interrogée avec une indépendance suflisaiitc et une admirable intelligence. Le problème de Porphyre s’est développé régulièrement à traversées deux

* Abii'I. opéra, Epist. I, p. ü.

* Saint Dengt l'Aréopagile, par M. Dorboy ; Iniroduclion,

* >1. Ilousselol, ouvr, cité, t. 1, p. 265.

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