‹ Guillaume de Champeaux et les écoles de Paris au XIIe siècle, S'apreès des documents inéditsChapitre 3 sur 83 · I.NTRüDrcnON · texte numérisé non relu

I.NTRüDrcnON

de Guillaume de Champeaux, c’e»t à tort. Guillaume fui plus obscur, moins bien doué à l’extérieur, moins audacieux de paroles, mais plus profond. Abélard séduisait plutôt qu’il ne convainquait; Guillaume, au contraire, convainquait plutôt qu’il ne séduisait. La pensée d'Abélard gagnait à être vue, celle de Guillaume à èlre méditée. Abélard cherchait d’abord la célébrité, Guillaume d'abord la vérité. Abélard ébranlait, Guillaume édifiait. Plus on éclaircira les questions qu’ils ont agitées, plus Abélard descendra de son piédestal, et c’est Guillaume qui y montera, parce que le bon sens, qui est le tact de la vérité, est quelquefois supérieur à ce génie d’apparence qui n’en est souvent que le désordre.

Cependant Guillaume de Champeaux n’a pas seulement été oublié et méconnu, il a été aussi accusé dans son caractère et calomnié dans sa doctrine. Il a été accusé, en effet, et de jalousie, et d’ambition, et de panthéisme.

M. Ch. de Rémusat est-il juste envers lui, lorsque, pour le juger, il se sert de ce langage sceptique : « Il paraît avoir brillé dans la dialectique, donné de quelques-unes des questions qu’elle pose des solutions nouvelles, et appliqué le premier, dans l’école de Notre-Dame, les formes delà logique à l'enseignement des choses saintes... On Fa surnommé la colonne des docteurs’?» Est-il juste surtout, lorsque, parlant de l’abbaye de Saint-Victor, il ajoute- : R C'est là que, commençant une vie de paix et de piété, il espérait trouver un abri contre les attaques et les luttes qu’il prévoyait, ou même se préparer à l’épiscopat, qu'il pouvait souhaiter comme une délivrance ou comme un asile*! » — Madame Guizot se laisse aller au même soup-

' Abeiard, I. I, t. I, p. 11.

* Omit, cilé, p. 17. Voir aussi p. 28

INTrt0t)ü(.T10N.

çon ; « Le cloître, dit-elle, offrait egalement aux uns les austérités de la pénitence, aux autres les espérances de l'ambition. Ce n'était pas le repos qu’on demandait alors à la vie monastique... Vénérés des peuples, honorés des princes, chers à la cour de Rome, ils se trouvaient naturellement désignés pour les hautes fonctions ecclésiastiques. La plupart des papes, à cette époque, et un grand nombre d'évêques, ont été tirés des monastères ; et la science, sans récompense pour les laïques, sans attrait pour le clergé séculier, devenait pour le clergé régulier la roule à peu près assurée des honneurs et de la fortune. Champeaux l’éprouva peu de temps après; elles avantages qu’il tirade sa retraite dans le cloître donnent (|iiclqnc poids aux insinuations de son adversaire sur les motifs d'ambition qui l'y avaient poussé. Du moins est-il sûr (|u'il n'y chercha pas le silence et l'oiihli » Lt un peu plus loin, madame Guizot va jus(|u'à insinuer qu'il ne soutint le réalisme que pour devenir évêque : « Champeaux, comme on peut le croire, archidiacre de Paris et aspirant à l’évêché, s’était déclaré pour les réalistes’. »

Roscelin, il est vrai, avait été condamné en 1092 au concile de Soissons. Mais est-ce une raison pour suspecter la conviction de tous les adversaires du nominalisme? — Madame Guizot se méprend encore, lors(|u’elle laisse cnlendro que Guillaume s'est fait religieux pour être cher ù la cour de Rome: car, lorsque Guillaume voulut établir l’ahbayc do Saint-Victor, il n’cul pas recours à Rome et se trouva personnelleiiient .satisfait de l'approhulion de Galou, son évêque. Ce ne fut que Gilduin, son successeur, (jiii coininem.a tonie négociation avec Home, et même, d après le

* Esnai historique, c\c., inlrml., p. xi.

* Ihitf.f p. XIII. — Voir p. 551 cJ 535.

INTRODUCTION

manuscrit de Pierre Garnier, ce ne fut pas à la prière de Gilduin, mais à celle du roi, que la bulle de confirmation fut donnée'. — Du reste, les témoignages ne nous manquent pas pour rétablir la vérité sur ce point, a Lorsqu’il était archidiacre et peut-être au premier rang dans l’esUme du roi, nous dit un auteur contemporain, il renonça à tous ses biens, et quelque temps après la fêle de Pâques il se retira près d’une petite église fort pauvre, pour ne plus servir que Dieu seul » Les auteurs de la GalUa christiana nous donnent la même assurance : « L'an 1108, disent-ils, embrasé d'amour pour la religion, il institua une discipline plus sévère, et, renonçant à l’arcliidiaconé de Paris, il embrassa la règle des chanoines réguliers’. » Robert de Mont l’appelle « un homme fort lettré et religieux ‘. » Rupert nous dit que ce ne fut qu'après avoir refusé trois fois l’épiscopal qu’il se rendit enfin et l’accepta malgré lui". Abélard lui-même avoue qu’il s’est retiré dans un monastère pour un motif religieux*. Enfin, comme l’a remarqué Mgr Hiigonin, « au douzième siècle surtout, Guillaume, pour arriver à l’épiscopat, n’avait qu’à suivre la carrière ijii'il avait embrassée et à conserver les titres dont il était revêtu : il était archidiacre et écolùtre d’une des premières

* HUtoire det évéques de C.hàlont->ur-Mame.

* c Cliiii essel archiiiiacoiius feroquc apud rpgem |>rimQS, omnibus qus (Mssidebat deniissis, in prælcrito Pnschæ, ad quaindam patiperrimam <?cclcsiolam, soli Deo serviturus, sc conlulit. > Ci. Htc. des Hist., t. XIV, p. 279.

^ Gall. christ. 1 1. VH. col. 657 : « Anno 1108, religionia amorc succcnsua sctfcriurcm disciplinnin insliluil, et reliclo archidiaconalu Pansienai, régula* rium canontatrum in>li(ula seclari cœpit. »

* « Vir admodum lUteratus et rcligioaus. » Roh. de Mont, ex quodain chrontco abbaliœ Gcmmeticensls, Tract, de immutaiione Ordinis mouaefuH rum, cap. v.

* a ... Terque Uoet subterfugisscl, tandem invitus episcopua eflicitur. a Rup., apud Uarten., t. IX, ampl. coll., p. 1025. — Cf. Hist. litt., t. X, p. 310.

* « ... Monaslerio ad quoil se causa religionis contuleral. a Abel. Op., oc. cit.

1^TRODOC^OS.

églises (lu royaume. Chacune de ces fonctions, prise à pari, le conduisait naturellement aux premières dignités de l'Église, surtout si l’on considère quelle renommée il s’y était acquise. Les pontifes étaient plus rarement alors choisis parmi les religieux que parmi les professeurs distingués. La plupart des grands évéqiies de cette époque durent leur élévation à l'éclat de leur enseignement. Yves évêque de Chartres, llildebert évêque du Mans et plus tard archevêque de Tours, Baudry évêque de Rennes, Âlbéric archevêque de Bourges, Goscclin ou Joscelin évêque de Chartres, Gdbert de la Porrée évêque de Poitiers, ülger évêque d’Angers, Gauthier de Mortagne évêque de Laon, avaient été écolàtres de quelque cathédrale. On sait aussi combien l'archidiacre avait de part à la nomination de l'évêque, lorsque chaque église avait le droit de présenter son candidat à l'approbation du Roi. D'ailleurs nous ne trouvons que dans Abélard cette malicieuse insinuation contre Guillaume. La chronique de Maurigny nous le représente non-seulement comme très-versé dans les saintes Éciitures, mais comme plein de zèle, de piété et de relujion '. Il est en effet difficile de croire que l’ami intime de saint Bernard, d’Uildcbert du Mans, d’Anselme de Laon, de Galon de Paris, et de tout ce que le douzième siècle eut de plus distingué par la science et par la vertu, ne fût au fond qu’un hypocrite et un intrigant, voilant, sous les dehors d’une piété affectée, une misérable ambition *. » Il est donc manifeste que cette accusation est, comme l’a ditM. Cousin, « une accusation gratuite’. »

Mais il en est une, plus audacieuse encore, dont on n’a

( Marlènr, Anecdol., t. V, p. 870.

* Enai inr la fmdalim de l’École de Sainl-Viclor de Parie, p. (>-8. ^ M. Couiin, FraemerUs phUoe , Pb.l. du moÿen âge, p. 133.

ISTBi)DUCTION.

pas craint Je le charger. M. de Rémusal, en effet, a écrit (ju’il n’a .su ni souffrir la contradiction ni repousser l’atta- <pie, et (pie son caractère m.anquail à la (ois de générosité et il'énergie*. M. Housselot est allé plus loin : « Instruit, dit-il, élorpient et doué d’un talent remar(]ual)le, Guillaume de (]liampcaux était prévenu de son mérite, jaloux de celui des autres, orgueilleux, et de jilus, à ce qu'il piiyaU, envieux et vindicatif; ne souffrant pas la contradiction, et ne pardonnant jias les blessures fuites à son amour-pro|>re, d'autant plus (|ue dans sa conviction il était sincère *. »

La manière dont s’exprime M. Housselot, indique assez que 1a seule source (pii puisse donner cours à cette accusation de jalousie, est le témoignage d'Abélard. Or le témoignage d’Abélard doit-il faire autorité en pareille matière ? « L’bisloirc, a-t-on dit, doit être plus impartiale qu’un adversaire contrarié. » D’une part, nous savons qu’Abélard n’était pas exempt de complaisance en sa faveur, tellement qu’il a oublié dans ses écrits un fait qui cependant n’avait pas dû s’effacer de sa mémoire, nous voulons dire l’écbec qu’il subit publiquement dans la disputé que lui proposa Gosvin, ce dialecticien vigoureux qui étudia avec lui et que nous retrouvons abbé d’Auebin en ll.'il.M. de Hémusat lui-niéine nous raconte ce petit événement’. D’autre part, nous savons que Guillaume, embarrassé par les objections d'Abélard, n’a pas refusé d'y faire droit publiquement et de donner de son sjstème une explication nouvelle. Ces deux faits peignent assez le caractère des deux hommes qui les accomplirent, pour que nous sachions facilement découvrir

' Abt'Iard, l. I, p ‘28.

• Jl. nou^^l■lol, oiitr. cite., l. Il, p. 240. ’ Oinr. cite, t. I. p. 2i-‘20.

INTRODUCTION

dans lequel se trouvent davanlagc la sincérité de l'esprit, l'annour naïf de la vérité, et la loyauté du creur.

Enfin, Guillaume, après avoir été attaqué dans sa conduite, le fut encore dans sa doctrine. On l’accusa de panthéisme. A en croire Bayle *, Tennemann % de Gérando ’, Guillaume aurait posé un universel complètement panlhéistiipie et serait un prédécesseur de Spinoza. Actuellement encore M. Bousselol et M. llauréau sont du même avis. — M. Rousselot, en effet, dit ceci : « On peut donc admettre, à la rigueur, que les grands docteurs de la seconde époque *, qui défendaient le réalisme, n'ont pas vu toute la profondeur des questions qu'ils dchattaient ; je ii’aflirme rien à cet égard ; mais les principes poussent les hommes, et il n'est pas toujours bon que ceux-ci voient leur œuvre tout entière. Qu’auraient fait les Anselme et les Guillaume de (]liampeaux, s'ils avaient découvert, à priori, toutes les conséquences du système philo,<ophique qu’ils soutenaient? Sans nul doute, ils l aiiraient poursuivi du même anathème 4|ui frappait le nominalisme ; ils l'auraient fait comparailrc devant un concile, comme ce dernier ; ils l’auraient chassé de la France, comme Boscelin, et c’en était fait, pour longtemps, de la philosophie sur un sol qui devait être son plus beau théâtre. Quelles eussent été les conséquences d un pareil fait? Pour les montrer, il faudrait entrer dans une nuit profonde... » Plus loin il ajoute ; « En résumé, le réalisme de saint Anselme consiste à affirmer l’existence réelle ; 1° des individus; 2° des universaux ; 5“ des qualités perçues dans les individus. Cette doctrine est si loin de

* Dict. hist., art, Abéianl.

* Ttiiiiemanii, Wsloire <U la PhiloêOphU, t. VIII, p. 1G9.

* De G»5rantlo, Hiifoire comparée des sysl^et dé philosophie, t. IV, p 400

* C'esl-;i-(lirc de Ro9cclin à Ab^lartl,

IMHOWCTKiN.

celle de Guillaume de Champeaux et du vrai réalisme que c’est à |)oine si elle en mérite le nom... Saint Anselme ne va pas Jusqu’à la négation positive de l'individu... Cette négation forcée, conséquence première du véritable réalisme, était réservées Guillaume de Champeaux*. »

Puis, |irécisant davantage l’idée qu’il veut nous en donner : « Guillaume, dit-il, c’est Parménide luttant contre la pluralité ionienne avec l’unité absolue ’.... Si d une partie nominalisme en niant la généralité niait la Trinité, le réa. lisine, en niant les individus, niait la distinction des trois personnes et arrivait ainsi à la même conclusion. Ce n’est pas tout. Comme les individus n’existent pas, toute réalité se confond en Dieu, tout est sa manifestation, tout est lui; c’est le pantbéisme ‘ Son système, poussé à ses der-

nières conséquences, détruit toute individualité ; la personnalité disparaît, et les êtres rentrent dans l’abîme de

l'être, conune des Ilots datis l'Océan C’est la doctrine

du système panthéiste*.... L’e.xamen du nominalisme a montré toute l’incompatibilité de ce système avec le christianisme ; et le réalisme irait plus loin, s’il était possible. I.’un semble reconnaître trois dieux, et l'autre n'en reconnaît point ; car le réalisme de Guillaume aboutit à cette formule de .1. S. Erigène, et répétée après lui, même au siècle de Guillaume, comme je le montrerai : Deus omnia, omnia Deus. La différence entre les deux écoles, c'est que l’erreur de Roscclin sautait aux yeux de tous, et que celle de ses adversaires était comme non avenue, mais elle n’en était pas moins réelle*. » Voilà donc Guillaume de Cham-

' H. Kousst'lot, eiiir. ciU, t. t, p. Sr>e-3>».

’ Ibid., p. 3*V.

- Ibid., p. 8i0.

‘ Ibid., p. 307.

‘ Ibid., p. 38t-38>

INTRODUCTION

peaux accusé plus que de panthéisme, mais d’athéisme. Ce n’est pas encore assez. M. Rousselot, en terminant son premier volume, l'accuse de fatalisme : « Telle était, ditil, la philosophie au commencement de ce siècle ; comme systèmes métaphysiques, elle donnait le matérialisme et l'idéalisme, et comme conséquence immédiate, la négation de toute liberté dans l'homme : voilà ce que trouva Abélard, à son entrée dans l’arène philosophique. »

M. Hauréau, tout en appelant le réalisme de Guillaume éle Champeaux « un réalisme éclairé, scientifique ‘, u le déclare identique avec le panthéisme, approuve le jugement de Bayle sur Guillaume’, et compte celui-ci parmi les précurseurs d’Amaury de Bcne, de David de Dinant et de Spinoza*.

Que CCS messieurs nous permettent, pour nous servir des propres expressions deM. Hauréau, « de n’avoir pas recours à ces précautions oratoires dont les rhéteurs recommandent l'usage, mais dont les philosophes tiennent si peu compte , » et de repousser comme erroné le jugement qu’ils ont porté, soit sur la nature et la valeur du réalisme en lui-même soit sur le sens que Guillaume de Champeaux lui a donné dans son enseignement. Nous espérons mettre plus tard ce point en pleine lumière. Eu attendant, qu’il nous sulTise de faire les deux remarques suivantes.

La première, c'est que Guillaume n’a jamais été accusé ni de panthéisme, ni d’athéisme, ni de fatalisme, par aucun de ses contemporains, mais seulement par quelques auteurs modernes. Cette simple remarque nous semble très-forte en

■ M. Hnuréau, outrr. cilif, t. I, p. 211.

• < L hypolhèse «le GailUunie e»l, nu jugement de Dnyle, le npinoiinme non dévelopiii. C'est une osscrlion que nous niions confirmer en quelques mots, n etc. Ibid., p. 232.

» Ibid.,f 276-277.

INTRODUCTION

faveur de Guillaume : car, d'une pari, 6e.< conlemporains avaient, pour le juger, non-seulement ses paroles, mais ses nomlircux écrits ; d’autre part, les auteiii-s modernes n’ont à leur service (|ue quelques pages échappées à l'ouhli Kt, pour arriver à ma seconde observation, ce qui est |ilus grave, c’est que la plupart des auteurs modernes jugent le r passé avec un esprit systématique qui change le caiactère > des choses et la physionomie des personnes. M. Rousselol n’a pas su échapper à celte tendance, qu’on ne saurait trop condamner au nom de l'hisloire et de la science ; la page 21 r> de son premier volume nous en est une preuve trop évidente, car saint Anselme de Cantorhéry y est à priori déclaré « iiicomjilel, parce qiCavanl tout il était catholique; » et que d’autres pages ne pourrions-nous pas citer ! M. Hauréau, sans être moins systématique, a contre la valeur de son ouvrage un ennemi de plus : la précipitation. Qu’est-c’e, en elTet, que deux ans passés sur un sujet aussi immense que celui de la philosophie scolaslitpie* ? II ne faut donc pas s’étonner d’y trouver île nombreuses erreurs soit de détail soit d'en.scmhle, d’y apprendre, par exemple, qu’Al-Farabi fut disciple d'.\viceniie, et surtout d’y lire une phrase comme celle-ci : « On se rappelle que Guillaume de Champeaux mourut sur le siège épiscopal de Paris, consolé par saint Bernard des persécutions que lui avait fait éprouver le patriarche des nouveaux hérétiques *. » Donc étudier Guillaume de Champeaux, c’est à la fois se procurer une joie, être utile à la science, et faire un acte de justice, ü'ahord, c’est se procurer une joie, car l'intelligence se délecte toujours à la vue des figures lumineuses et des caractères arrêtés. Ensuite, c’est être utile à la science,

' Voir Oiirr. cité, Avcrlif^cmcnl. p. iii * /Wd.,t. I, p. 214

INTRODUCTION

car à Guillaume sc rattachent des questions très-importantes, non-seulement sur l’histoire, la discipline et l’esprit de son temps, mais encore sur des points de philosophie dont la gravité réclame une place dans nos réfle.vions et dont la solution fera la gloire des siècles futurs. Enfin, c’est faire un acte de justice envers un homme quia été méconnu et même accusé d’ambition, de jalousie et d'erreurs pernicieuses, malgré l’éclat solide qu’il a jeté sur son siècle et la gratitude que lui doivent l 'Université de Paris cl l'Église de France tout entière.

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