‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 101 sur 115 · Mons-en-Vimeu · texte numérisé non relu

Mons-en-Vimeu

4. Pont-Remy (Somme), arrondissement d'Abbeville, canton d'Ailly-le-Haat-Clocher. b. Airaines (Somme), arrondissement d'Amiens, canton de Molliens-Vidame.

PU^CÊS JtlSTIFlCiTlVES

I refuser que fttulser son serement. Et lui fut oifert trente mil cscui et

mil livrc:«dc rente afin qvic baillast ladite ville de Corapiengne, mais en

haj^ne de ce que ne le vquU turc, fjt nssicgë ti Compicngne. Et durant

[le Mes»^ Flovy parti[t| qu^arc foiz de Gompijn.çne pour alcr devers le ruy,

' a gnini misère^ cl la iij» foijt 01 lettres du roy comment le quictoil de sa

foy. El voy«int Flavy que Compiengne feusi perdu cl toutes les outres

I villes feussent perdues, il bailla tout le sien aux gens d'arraci pour les

1 cfitretenir et tist ung grant service nu roy et n toui le païs de Gham-

I pai^nc, et onijqacs du roy n*ot renumcracion. Bien 01 des roaudcroens

bnoaisnon point d'urg^înt. Et a cau^c de ses labeurs est cheu en gmnt

' maladie et a perdu ung des piez, mais lousiours vcult servy[r] le roy. Et

envoyn au siège de Pontoîse deux ses frères et biiilla rariieleric(ifC) au

roy, qui n*en eust pas tant eu pour vingt mil cscuï. El pre^^ia au roy

six mil cgLMii au roy pour le siège de Dieppe*. Dit que iclî gens, quant

[ iU ont ung pou delînqué, doivent avoir grâce plustost que autres.

Dit qu'il est vray que Rochcforlj quant fut venu d'Angleterre', on I lui baiîU la garde de Bcauvais, quicstoit en frontière. Et upres^ quant îl y fui demourcf ung peu de temps il laissa I.i ville swns provision et »'co vint a Flavy tout esbay. qui le reccut î et cstoicnt tous ses gens ulcdrex. Mais Flijvy le conforta et lui fist bailler blc et vin et tant que lui dcvoit de vij a vii)™ frans. Et lui bdilla Iccirc d'obligacion et lui bailla [aussi lectrcs de fraterniré et l'autre de ce que lui «voit preste. Dit que en oe temps les gens de Normandie avaient entreprise sur Dieppe; et cuîdant que messire Pierre de Rochcfoit feust homme de gouvernement le menderent: qui y ala, et avoit des Bretons en sa compaignie, et furent dedans Dieppe*. Et quant Flavy fut ou païs de Gaux envoya dire a Uochciori qui lui rendist son argent : qui ne le vonli faire. Dit que le conncstuble se disposa d'aler a Gompicngne: et soy doublant Flavy, pour ce que avoit entendu que estoit en mul de lui, envoya son frère Hector devers Rochcfort dire que lui tient sa promesse de fraternité, qui lui manda que si(l} feroit iK Et estoit messire Pierre de FîochC' fort en In compaignie du connestable et manda a Flavy que vensit audit conneslnble pour le recevoir; qui y ola. Mais ledit connestiible et Uochefort a voient f*ni conseil ensemble que Flavy scroii prins et ses (reres ; et au conseil csioit Rochcfort, qui ne le tist assavoir audit Flavy. Dit que» quant i\z furcnr à Compeigne, le connestable manda Flavy et fcslrcres, qui y alcrcnt, et fut retenu prisonnier en une chambre. Le chanceliicr, qui le sccut, en fui bien esbay et le rcquisi comme son clerc pour la voir: et lui fut respondu que s'il estoit clerc, la mort des clercs csiott de noyer. Le perc de la femme de Flavy ci autres paren&de Flavy

\Ltfi It t^ Août 144J.

t\ùn II notice du f>. Aii«clme. I, Vr,f»* Ro6-8c*)i^ H«rrcde Rieux,4i»i de Rocherorf «

' ....--. . ^ç^j^ j^^^ ^ p4r»i lor»

{it*il JetenJic quelque

5» Mla^iuu A U suri'flitf de Dieppei le su octoJ»rc 1435, par ClurJe» Dcimarc2 à ti ttl« 4.^ Cî-î'-h-T? '*v !'(îs. Sur ce bïitfant (ipî oie, cf. U i\'ttt Traicté^ dtas Us Cf* r Ê33/4S,Hiré. titU ptctai ère fin* d'aprèâ l*édi*

*'<►" rte TMUur, pat . p. 89 (Rouca» i8»f, io-^), C'cit

b rî.f;iri.;.j;i t T -ui ^c i-p n ii'4 é*(riemeriU sic i nisarrci tiotî norititndt.

s'en retrairent en la forteresse. Et envoya on maistre Jehan de Croissy * parler a Flavy de par le connestable, qui lui dist que, se il ne faisoit ce que le connestable vouldroit, qu'il leferoit noyer. Et après y envoya on Rochefort, pour traictier, et dist ! « il fault que venes rendre la place. » Et quant elle seroit rendue, il lui promectoit de le faire mectre a seureté^ lui et ses frères : et dist qu'elle seroit mise en ses mains et qu*il feroit tout acomplir avant que la baillast. Et manda Flavy que on la baillast a Rochefort. Et avoit promis Rochefort que, ou cas qu'il n'acompliroit ce que lui promectoit, il promectoit tenir prison cent lieues entour Compeigne. Et quant fut a la place promist au capitaine Guimon pareilles promesses que avoit fait a Flavy : et moïennent ces promesses Guimon bailla la place et la print Rochefort et ses gens. Les gens de Flavy requidrent après que Flavy feust mis en délivre et ses biens^ mais on ne lui voult faire et mist on dedans la forteresse les gens du connestable. Et print Rochefort l'arnois et chevaulx de Flavy et s'en ala dehors : et le soir on amena ung prestre, cordes et le bourreau a la porte de la chambre, comme se on le vouloit mener en la rivière ; et lui dist on que advisast a son fait, car y avoit gens qui avoient envye de sa femme et de ses biens. Et quant les frères de Flavy le seurent, prindrent sa femme et la menèrent dehors. Dit que Flavy avoit artillerie, lectres et autres biens meubles et tout fut prins: et valoient de quarante a cinquante milles. Et le misdrcnt ses parens hors de ladicte prison. Et quant le roy le sceut lui manda que n'estoit de sa voulenté. Dit qui on bailla après Tofficc de capitaine au seigneur de Rostrenan, qui y commist Villebanche *. Et après ceulx de la ville mandèrent Flavy que retournast, et ilz le mcctroient dedans. Et pour ce que Flavy estoit seur de la voulenté du Roy, acompaignié de ses parens, ala en la ville et se mist dedans et print la capitainerie. Dit que, avant que Flavy partist de Compeigne, bailla audit connestable caucion de vint mille escuz de non prendre la dicte ville, et que, ou cas qu'il laprendroit, paieroit la dicte somme. Dit que Rçchefort estant en Caulx s'en veult venir devers le roy et vouloit passer au Pont Sainte Maissance, mais on lui dist que Flavy faisoit assemblée pour aler a Creil et se dévoient assembler au Pont Sainte Maissance. Et quant Rochefort oy parler de l'assemblée, il doubla ; et sceut que Flavy n'estoit a Compeigne, et pour ce s'en ala a Compeigne. Et quant il fut a Compeigne, Guimon, qui sceut la venue de Rochefort (il) fist arrester Rochefort par les sergens du roy, devant l'ostel du roy, et lui dist on que on le faisoit arrester pour l'interest que Flavy et autres avoient en lui : et fut mis en une chambre bien honncste et bonne. Et quant il sceut les causes pourquoy il estoit arresté, il dist que il estoit bien raison ; et a l'assemblée n'y estoit pas lors Flavy. Et quant Flavy le sceust de prime face il lui despleust. Les parens de Flavy le poursuivoient fort pour cause de l'obligacion des iiij" escuz. Et Rochefort estant en sa chambre, la mortalité estoit en la ville de Compeigne : et s'en estoit aie Flavy bien xv jours avant a Mortemer '. Et quant il vist porter des mors enterer, il requist que on le menasta Mor.

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