‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 102 sur 115 · Oise, arrondissement de Compiègne, canton de Ressons · texte numérisé non relu

Oise, arrondissement de Compiègne, canton de Ressons

rièCRS JUSTIFICATIVES

ner; qui y fut mcQo. Et se dépouilla de sa chambre Flavy et la lui Itlla: ei firent accord entre eulx et promrst Rochefortquc feroit bailler îbligîicion. Et, ce fait, rcquist de rechicf que feust ramené a Com» rîgnc,qui le fut. Et de la envoya devers le conncstable qui dist que ne idroit ïc seellé» se non que Roclicfort lui baillusi quatre mil escuz : ; esîoit la cause pour ce que Rochcfon nvoit gaigné beaucop du seci I connestable. Et quant Rochefort sccut les nouvelles, il envoya devers Pi pens pour avoir Icsdits iiij*' escuz. Dit que en ce temps le connesta- ||c se voult aler en Bretaigne et avoit mestier dcsdiis iiii» escuf . Et 5Ur ce que Rochcfdri n'avoit nuuveles de sesgens^pria a Flavy que les Il p^csIa^t, et vcani Fluvy que lui valoit mieulx d'avoir son obligacion, st Hnance desdits iiij» cscuj: et en vendit trois cens livres de rentes, ^t Rochefon promist et s'obliga de^tenir prison^ de la restituer : et penentcc temps la mortalité rccommança en ladite ville et requistque on mcnast a Pcrnant. Qui ainsi fut fait : et le capitaine, nommé Symon l'Aubigny' le menoit au champs esbatre quant il vouloit et le gouvcrpit de ce que vouloit. Dit que la mortalité se mist a Pcrnanl^ct tout mou- Lit, et les bestes et gens, excepte le capitaine. Et a la requcste de Fiochc- &ri fut mené a Nesie, Et estoient ses gens avec lui et avoit tout que vouloit et ne fut mis prisonnier. Et dit que quant il fut Neslc 1 un de ses gens fut le premier malade, et lui après. On le >ult faire saigner, mais il ne voult, et ot deux bosses, et mourut la maladie. Mais oncques depuis ses gens et parens ne furent sur corps, mais Flavy le lit notablement sepulturer et maintenant de demander riens a Flavy est mal fait et ne peuent (que, se il povoit jrcnir.il vendroil en personne) et ainsi faire demander de la mort de ^uchefort. Et 1 inlerest dudii demandeur ne peut avoir lieu, car, au cmps qail mourut, il avoit femme cl frère qui ne tirent poursuite et naintenant le demandeur, qui n*est henticr, ne doit esire receu. Et y Flavy grant inierest pour ce que Rochefon fut cause de la conspirabon faite a Senliz de le prendre et en tant que il se fait héritier lemandc ses dommaigcs de ses biens qui valoient de quarante a ctcijuanic escuz. A ce que Rochefon rtst beau fait aAvranches^ et autres peux dit que le seigneur de Laillé en lut chief et non Rocheforl. A ce qu'il Pt a la recouvrancc de Monievillicr *etc. dit que Montcvillier ne put ^ncques iccouvré de par lui, mais par les communes du païs. A ce que ^u Mans ' il tist beaucop de biens, ei y fut prins luy et son frère, et lui JBousta beaucoup* dit que il fut prins enfui^uit et non autrement, A ce }u*Uâst belle chose a Saint Denis *^, dit que messire Regnault de Saint

}, On j «ton I ' 4 .',;

c ait ton Ue V^k^sur'AiftQe.

iur ccue reprise d' A vra licite», k l8 fttio l^tVi ^ic Ju Mùni-.yAinî-Muhct, cditîoa Luce, t. 1, p« u* < Seine -Iiri^iieure), unondiitvemrni du Havre. Lt repritc de Mouli* iidant I;i ct i ' pnya de C^ux,

jl i\2b ei < >a du a ttoùi, cf. E. Cosnetuje

& 141 rcddiliofl de Kilnt-Detii» eut liea le 94 teptembre 1435. UçurnAt J^un bour^cis h Parité editign Tuetey> p, 3o8.> Henri VI vitit au moit d'avril mettre le »îcge devaai S«mi-Ucnii. ïleaucourt,//iï/0ir*e,^r Chartes VU, i. 111, p, 4* l-c Wurd d'Oriean» soitii

Jean et Avaucourt y estoient. Et le bastart d'Orléans, demanda l'artillerie a Flavy, qui la lui bailla, pour aller a Orville,et lors se boutèrent dedans Saint Denis. Les Angloiz furent devant la ville quinze jours et le bastart d'Orléans dist qu'il yroit quérir secours. Mais Rochefort print sauf conduit et s'en alla et trouva en chemin le secours qui venoit. Et ne fut oncques envoyé par le roy en Caux, mais y alaala requeste d'aucuns du païs qui cuidoicnt qu'il feust de bon gouvernement. A ce que quant il ot fiiit beaucop de biens il s'en voult retourner etc. dit que Montcvillier se rendit par les communes, comme dit est, et toutes les autres, excepté Harefleur : et mirent le siège les communes et Poton de Santrailles. Dit que ou temps que Rochefort (qui) avoit le gouvernement de Caux y fist tant de droit et de maulx que on abandonna le païs. Et pour ce que les gentilz gens du païs requirent Rochefort que laissast labourer et que lui paieroient xxj™ a ses gens, qui n'en voult riens faire. Et dist que Rochefort promist recouvrer Rouen avec les autres, mais Rochefort n'y voult alcr. Dit que quant le roy oy parler de la perte de son païs il desappoincta Rochefort et ordonna autres pour garder ses gens. Et quant Rochefort vist cecy, il s'en ala en Bretaigne, et non devers le roy, et y demoura quatre mois et fist faire défense que on ne portast vivres en Caulx jusques a ce que eust esté mis en ses places. Dit qu'il print ung gmnt vaisseau et vint jusques a Dippe, feignant que amenast des vivres et marchandises, et pour ce, ceulx qui estoient dedans leur baillèrent port, et Rochefort print la ville de Dieppe, et le capitaine se retrahy en une autre forteresse et manda gens*. Dit que en icelluy temps les Angloiz faisoient assemblée contre Harfieur^. Pennansac' envoya quérir les gens au Mont Saint Michiel.Et ceulx de Rochefort n'y alercnt pas et les autres rebouterent les Angloiz. Et après vint Rochefort a Herfleur, auquel Pannansa[c] fist la reverance, mais il print la dicte ville sur Pannansac et le mist prisonnier et print ses biens : pour laquelle cause Pannansac ot mandement de se retourner sur Rochefort. Et quant il estoit prisonnier a Compeigne se opposa a sa délivrance Pannansac, et disoit on que il vouloit bailler les places a ceulx de Bretaigne : et ne fut oncques Rochefort devers le roy. A ce que Flavy envoya dire a Rochefort que vensist par Compiengne» etc. dit que lors Flavy n'estoit pas a Compeigne, mais a Mortemer, et ce n'est vray. A ce que on le fist descendre et lui dist on que on le feroit bonne chiere, dit que Flavy n'y estoit pas et pour ce ne la^lui feist pas. Et fut mené a Mortemer a sa requeste et furent renduz seulement l'obligacion

pour demander des secours au roi : une diversion devait être faite en Normandie. Le pont de Mculan fut pris par le bfttard d'Orléans et le duc d'AIençon (Bourgeois de Paris, 3oS) le 34 septembre. Richemont quitta Ârras le 22 septembre pour délivrer Rieux : il apprit à Senlis la reddition de Saint-Denis. Cosneau, le Connétable de Richemont^ p. a36

1. Charles Desmaretz reprit Dieppe aux Anglais le 28 octobre 1435. Ni \si Chronique du Mont-Saiiit'Michel (édition Luce) ni le Petit traictié dans les Chroniques de Normandie (édition Hellot) ne nous donnent ces détails.

2. La ville d'Harfleur, prise par Henri V en 1386, lut reprise par les français au mois de décembre 1435 : au mois d*août 1.140, elle torn'''ait encore une fois aux mains des Anglais. Les chroniques ne donnent aucun détail sur cette opération. Cf. Chronique du Mont-Saint- Michel (1343-/468), par Siméon Luce t. L p. 20, 37, 41 (Paris, 1879,

3 vol. in-S [Soc. des anciens textes]).

3. Gallobie de Pcnansac qui lut dans la suite capitaine à Laon.

JtJSTIFfCATrVKS

iii|* et la icctrciet non pas Tautre Ues xx", cl oucques ne fui picgië

ar Laillicr ne autre. A ce que on le mena par la rivière et que lors

il dist qj*il cstoit roareschal et dist qu*il csioii pourechicr etc. dit

lue lof^ Flavy cstoii a J'ourn^iy^ et est chose coQtrouvée. Dit que

>res que Rochcfori fut ynni de Gaulx le conte de Eu y aïa ; unn^ les

ic Ftochcfort qu'il avoii laissé a Harlleur ne lu! vouldrenl rendre

-.'e viile et Tôt par torce k- comte de Eu. A ce que fut mis en une

"" assc, dit qtie il fut mis en une haulie, plus de douze picz d'ault,

toujoui s u soi^ plaisir et lui administroit on tout ce que deman-

El quant Flavy sccui qu'il fust a Nesle il roanJa que on lui admi*

strast tout ce que vouldroit. Et ainsi tout ce qu'il disent est tout

l>ntrouvc ci n*y a point de sauvegarde en P'rance, A ce qu'il estoit

b^rcschal etc. dit qu'il n'estoii point mareschal de France^ mais estoit

ig qv»*il avoit trouve» mais Tcstoient autres qu*il a nommé successive,

ainsi n'y a sauvegarde en France. Ainsi tout fut fait p^\r justice cl

comnnist oncqucs Flavy traison. A ce que Fluvy a fait prison pri-

: etc. dit que la prison estoit du roy et le tran&pori fut fait a Ui requeste

Rochefort. El conclut qu'il est en voye d'absolucjon el ne fait a recc-

&ir le demandeur, et en tant que Flavy est demandeur demande dom-

interestjt et despens et employé Pabolicîon que Flavy a obtenue.

Barbin pour le k^y, dit que Rochefort e-itoit mareschaî de France et

fen est mort ensuyc. Et touche l'oftice de mareschaî toutes les dignités

ce roviiumc, El est le mareschaî dux belti et y doit la court tenir la

lin pour monsirer exemple aux auUres. Et recite le contenu es Infor-

k.icions* Et oprcs^dit que deux des conseillers de céans ont esté par

du et n'a confessé autre chose que ce que a este dît céans, et dit qu'il

n veu une rémission ou aboltcion etc. Dit que vcuc la matière et actendu

jue estoit mareschaî de France est cas de leze magesié m i" captie cl

punicion capital et y a port d'armes et prison privée et transport

juridicion en autre^ et sont très grans crimes. A ce que il a f^it par

bsticc etc. dit qu'il envoya L jrmitc et Robin le Roy et Canny après

prendre, et ne fut par justice, car a prendre par justice il y fault

Hscfipcion et p irticîs. Et doit-on en avoir regart ans estatz des per-

Wncs, comme mareschaî ou l'un des seigneurs de céans ou raaistres

[fosteiz et ne le peut on arresicr bien leurs chcvaulx, quant sont en

lilc d'arrest. El les gens d'armes furent les scrgens et ne deussent les

rrgcns aubeir aux gens d^armes, aiias essei se il y avoit ung baiUif

l'exccucioii de Tarrest ne se peult autrement faire, A ce que y avoit

promesse, et pour ce lavoit tenu prisonnier, etc, dit que la chose

requiert cognoissance de cause et chief en action et dit que on dit que

cansy avoit cause entre le connectable contre Flavy pour cette ma*

et doit recoarre Flavy au conncstable. Et ont bien servy le

tous deur, mais Flavy a en ce failli. Et ne lui doit vendiquer sa cle-

IcAturc d l'*bolicion, et qn clie n esté p^iblicc céans, €lc. Dit que il y a

holicion que quant propt r muUitudincm popullion les tolèrent et en

cnfraini bien de peu : et y a proicsmcion pour ce cas padicuHer.

inclut que FUvy soit pugny de telle punicion corporelle criminelle

; publicque que raison devia et ses biens contisqucz au roy et banni n

crpctuitc de ce royaume, au moins a temps tel que la court advisera»

[tout le moins a faire amende honorable a Compcigneei nvfltr es lieux,

tenant une torche en sa main de six livres de cire et que de ce soit fait tableaux dont l'un sera mis a la porte de céans, l'autre a Compeigne et en autres lieux, et en amende proufitable de cent mil cscuz ou autre telle que raison, et tousjours requiert la confiscacion de ses biens et offre prouver, et requiert que viengne en personne et pour le bénéfice du procureur du roy, que tous les bleciez soient dedomaigés.

Rapiout emploie pour le demandeur ce que les gens du roy ont dit et requiert estre le premier payé et les gens du roy disent au contraire mais culx, car estoit officier royal et requiert Rapiout que \iengne en personne ; et pour ce que partie veult collorer son fait soubz umbre de justice requiert veoir les relacions et les lectres de fraternité ou des obligacions ou au moins qu'ilz lui disent soubz quelz seaulx elles sont faictes.

Appoincté est que le demandeur viendra a répliquer ad primant diem

litigabilem.

ArchÎTes nationales, X2* 34.

1446, février 11. — François de Rleox oontre OwIllauTne de FlaTy.

[il février 1444-1445]. — Du jeudi xj* jour dudit mois, Cambray président.

En la cause d'entre messire Francoiz, seigneur deRieux, d'une part et Guillaume de Flavy d'autre part en demandant et en défendant hinc inde. Pour Ricux, Rapiout recite sa demande et les défenses de partie adverse, et ce fait réplique disant que par ce que autrefoiz a dit, son entencion est bien fondée. Et quant a la noblece de Flavy et a ses défenses dit que riens n'en scet, et par la manière qu'il la prent est petitement fondée ; ad idem respond aux voiages faiz par Flavy. Et pour au secours de la ville de Rouen, dit que de ce ne doit prétendre louenge, car ne fut fait par lui, mais fut par le roy lors estant Daulphin et par le conte d'Aumale, oncle de Rieux ; peut estre que Flavy y fut, mais pourtant n'en fut cause. A ce que Flavy après la prinse de Paris habandonna tout et s'en alla devers le roy et après recouvra et reduisy la ville et marchié de Meaux a l'obéissance du Roy etc. dit que non, car alors estoient en l'obéissance du roy et se y tindrent jusques a ce que le roy d'Angleterre y mist le siège et subjuga, et depuis a esté en son obéissance jusques a ce qu'ele a esté reduicie par le connestable. Au siège de Saint Martin le Gaillart ou Flavy se porta vaillamment, et après vint a Meaulx, avec le conte d'Aufïemont, pour le cuider secourir contre le roy d'Angleterre etc. dit que ne scet se fut a Saint Martin le Gaillard, mais quoy que soit, ne fut pris par sa vaillance: peut estre qu'il fut envoie avec le conte d'Auffemont a Meaulx, mais quand vint au faire et au prendre il habandonna tout et s'enfuy comme ung lièvre. A ce que fut mandé par aucuns du païs de Champaigne et ot la garde de Beaumont ou fut prins prisonnier, et après s'en ala devers le roy a son sacre et d'illec retourna a Beaumont ou les Angloiz tenoient le siège et se mist dedans etc. dit que n'en doit prendre louange, car par sa faulte Beaumont fut perdu

i^lkCES JUSTI1

Et s'en alafiit] devers le roy a suii %acrc, tist son devoir, mais n'y fur envoie par ceulx de Chan)paiL;ne. A ce que par son moien Corapiegnc « reduisy a IVjbcissance du roy etc. dit que ntchU ett mais se y mirent les hrtbitans de leur voulenté, comme firent plusieurs a Mires. A la prise de Saint Riquicr en Poniieu etc. dit que ne fut par la vaillance de Flavy, aussi n'en avoit la charge, mais Tavoit le comte d*Auf[emont avec autres. A ce que fut trouvé entre les mors, dit que n'y a apparence cur nVst a présumer que y feust aie nu : aussi a la vérité il fut trouvé sain et sans aucune bleceure, par quoy fault dire qu'il s*enfuy et après s'en ala mcctrc nu entre les mors. A ce que a longuement tenu et gardé la ville de Compiegne sans la vouloir baillerauducde Bourgogne, comV)ien que lui oflVtst or, argent et rentes etc. dit que de ce ne doit prétendre louange, car faisoit cequ^il devoil. Ne scei s'il en fist aucunes ^ail1ies contre ceulx qui y tenoîent le sîege. Et n'est a croire que en refusast xxx'* escuz, veu qu'il ferme les portes a Jehaone la Puceîle, par quoy fut prise. El dit on que pour fermer lesd. portes il ot plusirutj lingoz d'or. Aux services par lui faiz au roy a Pontoiseet ailleurs etc. dit que rens n'en scet, et si dit que, quant il s'en ala devers le roy il n*avoit riens et de présent est riche par les exaccions par lui faictcs a Compiegne, comme il dit. Et n'est si malade, comme il dit, car va par pals quant bon lui semble, mais de présent fainct estre malade a6n que oc viegne devers la court. A ce que le maréchal de Ricux se porta lascheinent a Beauvaix ''te. dit que la vérité est au contraire, car il se y porta Vîiillarameni, et n'est honneur a Flavy blasmer Rieux après sa mon et re verj il défendit et garda le païs vaillamment, lui estans a Beauvaijc^ et gaigna la tour et ne s'en party pas honteusement, mais lui fui nécessité s'en partir pour autres causes et y laissa messire Jehan de Bresé'et plusieurs autres, et fut son parlement parce que on iraictoilde lut bailler la ville de Boucn : et ceulx qu'il y laissa tirent depuis >on parlement plusieurs conquestes. Et ne tist Rieux que passer par Compiegne, sans y faire aucun séjour, et ne lui liist Flavy aucunes gratuités, fors seulement que lui envoya ung po de fevre, avoine et autres vivres, sans riens lui prcsier : et depuis Ta fait morir et pris ses biens «msi que auîrefoiz a dit. A la double que ot Flavy quant le connestable vouk alcr a Compiegne et que le maréchal de Rieux, en qui il fe fioit, lui menJa qui ne s'en duubtast, et neanlmoinsavoii esté en conieil pour le prendre ntc* dit que oncques Flavy ne envoia devers Ktciix pour ceste cause : et si ne f Ji oncques Rieux en conseil pour pretxlre Flavy et, se y avoit esté, n'auroit mespris se n'avoit révélé le i^crcf du roy a Flavy. Et se le connestable prinl Flavy, ne fut par le fait de Rieux, mais pour les offenses fiiictcs par Flavy, di»ni le connestable ot les plaintes. Et sitost qu'il fut pnns, Rieux intercéda pour sa deli- %raucc envers le connestable^ et par ce moien ne ot aucun mal. A ce que Rieux mcnda a Flavy que s'il rendoit la forteresse il seroit sauvé^ lm« sa femme et ses biens, et a ceste cause la rend y ou perdy tous ses \mt\s clc. dit que a tort d'en donner chnrge a Rieux, car il se acquitta tm grandement a la délivrance de Flavy, et a sa sehureté :et a la red- (licion de U place ne perdy riens Flavy, excepté unelauce seulement. Et fut Ricux cause de lui sauvoir la vie et ne l'abandonna aucunement. t, Icao de Qrejet, Ueuteatfii an n^aréehal de Rochefori.

àm

mais s*en ala Flavy avant (que) Rieux. Dit que Rieux ne se doubtoit en riens de Flavy, mais se fioii de lui, et en venant de Caux s'en vint a Compiegne pour veoir Flavy, qui estoit lors au Pont Sainae Maissance, et avoit mis embusche pour prendre Rieux, non obstant que lui eust baillié quatre de ses gens pour le conduire. Et quant Rieux cuida entrer a Compiegne, Robinet l Ermite et autres des gens de Flavy le prindrent et menèrent prisonnier ou chaste), ainsi que aulrefoizadit: et la nuit mesmes qu'il fut ainsi pris, fut transporté a Mortemer. Et a sa prinse n'avoit aucuns sergensdu roy, quoy que die Fld^vy^eidatoquod sic n-en seroit Flavy excusé, mais plus chargé se le fist soubz umbre de justice. Et rêvera^ convint que Rieux baillast obligation a Flavy de iiij™ escuz comme autrefoiz a dit, et oncques n'en voult prendre pièges Michiel de Laillier ne autres, et le fist transporter a Pernant et de la a Neelle et lui osta tous ses serviteurs et le fist tenir a telle destrece et misère qu'il en fina ses jours : et ne s'en pourroit Flavy excuser soubz umbre de justice, veu que le Hst prendre pour son fait et transporter en son hostel ou est trépassé. Et se le fist enterrer ne fut ^elo justicie et si ne fist faire aucun service pour son ame licet eust tous ses biens. Et fait bien a recevoir le seigneur de Rieux a faire ceste poursuite, veu qu'il est héritier saltempro parte, A l'abolicion etc. dit qu'ele s'entend satisffaction faicte a partie, licet le cas ne soit remissible veu que a esté de fait appensé, et quoy que die Flavy, re vera Rieux estoit maréchal de France, et pour tel réputé notoirement, et le porte l'abolicion de Flavy, par quoy dire le contraire n'est recevable ne excusable, et par la dicte abolicion demande pardon de la mort de Rieux et par son plaidoyé dit qu'il moru de mortalité, en quoy a évident contrariété. Et n'est recevable la demande de xl ou 1°> escuz que fait Flavy a cause de Rieux, veu que est a cause de sa mort et re vera sont toutes controuvees pour cuider trouver aucunes excusacions. Dit, comme autrefoiz, que Rieux estoit notables homs et avoit fait au roy plusieurs grans services, tant a Beauvaiz que ailleurs, et conquis plusieurs places comme Dieppe et autres, et en fut Rieux le chief et le principal cause et avec lui Charles des Marez et passa la rivière ou fut en péril de noyer. Aussi fut-il cause de la prise de Montevillier, de Fequan, de Hareflour et de Tancarville et généralement de tout le païz de Caux et longuement l'entretint en l'obéissance du roy. Et par ce que ledit pais fut mangié par gens d'armes et destruit par les Angloiz, a quoy Rieux ne povoit obvier, lui fut force s'en venir : en quoy n'a blasme ne reprouch^. Et a son partement establi ses gens es places et s'en ala devers le roy, afin de y trouver provision, et ne fut sa faulte se n'y fut mise. Et néantmoins, a ses despens, mist depuis gens sus pour secourir Harefieur, et ne sera pas trouvé que le roy lui ostast le gouvernement de Caux. Au fait de Saint Denis etc. dit que a Baugency le bastard d'Orléans lui dist que vensist a Saint Denis et qu'il y avoit nécessité : si y vint, et tint la ville contre les Angloiz. Apres y vint le bastard et puis s'en ala et promist a Rieux retourner et lui donner secours dedans certain temps; ce que ne fist. Et manda a Rieux que prensist la meilleur compagnie qu'il pourroit, et la print honnorablement, après que ot demoré a Saint Denis xiiij jours depuis le temps a lui limité par le bastard d'Orliens : parquoy a tort Flavy de lui en donner charge. Au fait d'Amiens

OU Rieux s'enfuy, etc. dit que non, mais se y porta vaillamment, entra en la ville et la tint par aucuns jours et fist yssue contre les Angloiz et contre eulx se combaty et garda la ville vailUimment. Et, ce pendent, les Angloiz passèrent une rivière, chargèrent sur Rieux qui se retrahy en ung marescaige ou son cheval afondra, et en ce n'a aucune charge contre lui. His visis, conclut comme autrefoiz et a fin d*absolucion, et requiert que Flavy viegne en personne ou que ait default contre lui, offre prouver, nye et demande despens, dommaiges et interestz.

Pour Flavy, dit Luillier que ceste cause touche grandement Tonneur de Flavy et requiert Tcntcrincment de certaines lecires royaulx qu'il a, afin que le procureur du roy se désiste de impugner l'abolicion de Flavy, lesquelles les gens du roy verront et en vendront a viij» dire ce qu'il appartendra.

Appoincté est que lesdictes parties sont contraires a toutes fins, si feront leurs faiz, et Tenqueste faicte et rapportée, la court fera droit : et aura la court advis et ordonnera au conseil que Flavy respondra en personne aux articles des parties adverses et s'il comparra en personne a la réception dei'enqueste *.

Archives nationales, X^a 34.

1446, attU 6. — OuUlaume de Flavy présente à rentèrinement de la cour dea lettres rosraoz au sujet de la séquestration de Pierre de Rieux.

Du lundi v« jours d'avril iiij* xlv, après pasques, Cambray président.

Luillier, pour Guillaume de Flavy, a présenté certaines lectrcs royaulx a la court, et a requis l'entérinement afin que le procureur du roy se desistast de l'adjoncion du procès pendant en la court, entre ledit de Flavy défendeur en cas d'excès d'une part et messire François seigneur de Rieux et le procureur du roy demandeurs oudit cas d'autre part.

Barbin, pour le procureur du roy, dit qu'il a veues lesdictes lectres et n'a point eu sur ce du roy nouvelles softisnntes, et si dit que la cause a este plaidoyé céans tout au long et y sont les parties appoinctées en droit, et que la matière est grande et pesante et touche les officiers du roy, comme autreffbis a dit en plaidant. Et par ce dit qu'il ne s'en peut désister ne départir sans autrement en conseiller le roy plus avant et aussi la court.

Rapiout pour Rieux se oppose afin que les lectres ne soient entérinées disant qu'elles sont subrcptices, orrepiiccs, inciviles et desraisonnables et que les gens du roy s'en doivent départir.

Archives nationales, X>* 24.

I. Eu marge: Die veneris xii* presentis mensis Februarii fuit appunctatum et ordinatum quod dictus de Flavy respondebit pcrsonalitcr ad articulas parcium adversarum tt comparebit personaliter Jij icceptionis inqucslc et de hoc vide in registre consilii hac die.

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