I. Manuscrit : indubvtvUr
Bombardes :
La grosse bombarde de fer de deux pièces, nommée Paris.
La volée de la Plus du Monde !
La volée de la Daulphine
La volée de la Realle 1 , ^
La volée de Londres
La volée de Monstreau
La volée Medée
La volée Jason
Canons :
L'un des lévriers de fer d'une pièce
Barbazan ) , r ji
Lahyre j *ie fer d'une pièce.
Sifece ) de fer de deux pièces.
Deux petits canons de fer et leurs chambres.
La grosse serpentine de fonte que feisl Guerin Pavye.
Item un autre canon de fer de deux pièces, estant luy bourré, que fit Colin Robin et est de la grosseur de Flavy ou environ.
Item deux petits cours wglairesde fer faits de neuf.
Item deux wglaires et 4 serpentines de fer enchâssez en bois amenez de Meaux.
Item 6 grans pavais a crois blanche tous neufs.
Item 25 petites pavaisines de trois couleurs.
Item xi'' V pavaisines a goutieres, aussi a croix blanche.
Bibliothèque nationale, Collection de Vabbé Le§prand^ fr., 6970, fol. 33a.
1464, février 23. — Raoul de Flavy contre Pierre de Louvain et Blanche d'Overbreoc.
Du jeudi, xxiij jour de février cccclxiij. Nanterre Président...
Entre messire Raoul de Flavy, chevalier, frère de feu messire Charles de Flavy et héritier de Chariot de Flavy et dudit messire Charles de Flavy demandeurs d'une part et messire Pierre Louvain, chevalier et dame Blanche d'Auvrebruech, défendeurs d'autre part.
Oudrac, pour le demandeur, dit quelque demande qu'il face, il proteste de ne lui prejudicier a l'accusation par lui faicte contre lesdits défendeurs et au procès des successions desdits Chariot et feu messire Charles de Flavy. Ce fait, dit que feu Guillaume de Flavy fut notable escuier, de noble lignée et ancienne, qui a suyvy les guerres et servy le roy, et mesmement es siège de Saint- Riquiert, Pontieu et de Meaulx. L'an ccccxxix le feu roy lui bailla en garde Corn piengne, lors estant entre ses ennemis, qui la garda noblement : avant l'an révolu les Anglois y misdrent le siège, tellement s'y gouverna feu Guillaume de Flavy que le siège fut levé et s'est toujours notablement gouverné, sans avoir esté actaint ni convaincu d'aucun villain cas. L'an ccccxxxvj fut pourparlé
PIECES iUSTïFlCATIVEs
u mariage d'entre ledit feu GuîUaume de Flavy et de la tiUe de feu es&jre Robert d'Auvrebriech, lors demour«int a Reims, tellement que mariage fut consommé. Furent assez long temps ensemble et curent citx cnfans, l'un appelle Philippe et Tautre Chariot» L'an ccccxUiîj le icu roy bailla a l.ouvain charge de cent lances et leur ordonna pour ur logis le pyfs de Soissonoir et de Laonnoiîf. Louvain se loga a Noion, près duquel lieu demouroient feu Guillaume de Flavy et sa femme, Louvain voult trouver moien d'avoir accointance en l'ostel de Ifeu Guillaume de Flavy. Fist tant qu'il y eust par un receveur de feu uillaume de Flavy : lui promist faire des biens s'il povoit avoir en ariage Blanche, femme de feu Guillaume de Flavy. Des lors Louvain Blanche s'escrivoicnt plusieurs lettres^ dont furent nouvelles par le lis Ung sergent nomme Nycaise en parla : par ce Louvain le lit batrc. 'absenta [Louvain] de Noyon et s'en ala a Soissons. lllec s'accointa e Jehan Boquillon, barbier, et du basiard qui firent le murdre de feu uillaume de Flavy. Par eulx furent faictes plusieurs promesses de lariage et portées plusieurs lettres Louvain et Blanche par l'un Tauirc. ouvAÎn lit tant que le barbier demoura avec lui. Apres aucun temps le le barbier eust dcmouré avec Louvain fit semblant d'cstre mal ment de lui et revint demourer avec feu Guillaume de Flavy, ou Uvy] s'apperceui des lecire;* que Louvain et Blanche sVnvoyoieni m u l'autre : et se mectoient dcisoubz la ricine d'un gros arbre près rcnani ou le barbier [le bastard] les portoit et Buquillon les vcnoit ucrir en abreuvant ses chevaux. En ung jour Louvain trouva GuiU aume de Flavy en l'cj^lise de Soissons; lui dist s*ïl avoit de riens a [aire que le roy lui avoit chargé de lui aider et qu'il estoit sieû. Et lors e rcceut a bornage de Prenant, tenu de lui en lié a cause de Bercy. Ce pendant, Blanche devint grosse: par ce la mort de Guillaume de Fkvy fui différée. Dont parlèrent Tofficial et le doien de Soissons : par |quoy rofùcial fut batu et le doien menacé. A ung jour Louvain faigny 'aier chasser entour Prenant, envoya de la venaison et manda a Blanche aler parler a lui, ou lieu qu'il nomme, ou Ton commattça a machiner ta mort de feu Guillaume de Flavy. Aucun temps après Blanche eut enfant. Durant sa gesine la vindrent veoîr le seigneur de Cenncs ♦ Cl sa femme, auatquelz Guillaume de Flavy prit a parler de Louvain, de ce qu'il conversoit en ung hostel de Soissons, et que i'estoit mal laïc. Ce qui fut dit par ledit seigneur a Louvain : qui en fut mai coulent. Apres la gesine Guillaume envoya BUmche-, sa f^mme, a Nccsle cl lui bailla pour compaignic lesdiz basiart et le barbier, ung nommé Jacotin le Paige et une damoisellc, nommée Jeh^nne. [Quant) «tanche ^Blanche) sctut qu'elle devoit uler a Ncsle, elle faiguy d'enir le barbier a Soissons pour lui apporter a disner; mais lui rc a Louvain que s'il vouloit aler entre Prenant et Nesle, iveroit là. En faisant le voyage et en iipprouchant des bois Ne*le, Blanche lit la malade, et envoya Jacotin a Nesic faire du feu. it au travers des bois des chevauchcux; si faigny esirc fort malade, e^ceody de chevaL et envoya le Paige a Neslc, Louvain arrivé, lut 'VI BJaacha se misdrcnt derrière ung buisson, et machinèrent la mort