‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 110 sur 115 · l^ fut perd ;i " eatqtiVlle dcriai.Plti · texte numérisé non relu

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I ^liict s d'arme» â el)e« » Chroni^fue de Lorraine^ éd. de à sbhc Mmrcnai. Rtcueni ae Liacn* 'me^it sur t histoire de Lorraine, i, V (i^Sç). [Nancy, J*utlicaiion de la Société ^Archéûlùgie lorraine.]

3. OftOft «a cbroDtqae municipale, te doyen rapporte l'oppotition que Jeanne reocontra, aptÇHi le tacre, A la marche immédiate iur Pan*. Il accuse la Trémoille d'aroir contrecarré te« projet» de la Kucetk. De ce fait, il conclut un peu vite à la trahison de Jeanne p«r le miniitre de Cliarlc* VH. • Encore» ful-it dit, pour te temps quelle regnoit avec te bott rot Charlea, que taatost après sou kacre, qu'elle conseilloil d'aller devant Paris... Mat* unKiirei appelle la Trémouille, quî gouvernoit le roy*dc»criat icelîe chose; et fui dict qu'il n'estoit mie bien loyaux audit roy son Seigneur et qu*il avoit eavie de» faict» qu*elle faisoitt et fut coupable de saprinsc. * Procès^ IV, 333; Calmet, Hisioirede Lotrainet t. \\ p. vii-(.avtt. ^ Le Tableau de* Hois tic porleplu» trace de cette accuaattoti, Procès, t. IV, p. .-^a»,

4, Valltt de VJrivilîe, Vof.-f BiMiot^mphiques Murle Miroutr des femme» vertueuie*

'f, t. I, IV " !, p. 55 1, 556.

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entraide sous les au* pi ce s du la 1^1 oc Anne qui lui ouvrit ica ari^tiàvea ducale». Celle ^eempilation n*a pà* encore fait Vnbiet d'un^ étude t ri tique.

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qtt*il est iuUf de UrcUigue et que Franco!* et ftreton sont deuu lan^ cites a disertcaieut prunuacer par uue me«me bouche,.. Au regart ^ •ottt traictécs. Tiuteur n'y a rieiii mis du siea« ain* a le tout recuvtiiy «^

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Hy«toîres, ehrouiques et autres liirres : et austi ce que Itt ancicttnek «tem luy ont dit

est rapportée de la façon la plus fabuleuse : le fait de Flavy a au contraire apparence de garantie.

Alain Bouchart allègue, en effets les souvenirs de deux octogénaires de Compiègne. « Et ces paroUes ay ouy reciter à Compiegne Tan mil iiij cens iiijxx xviij, ou mojs de juillet, à deux vieulx et anciens hommes de la ville de Compiegne aagez l'ung de iiij^ xvij ans et Taultre de iiij^^ et unze^ lesquels dient avoir esté prins en l'église de Sainct Jacques de Compiegne, alors comme la dessus dicte Pucelle prononcza celles parolles. » {Alain Bouchart^ fol. cclxxxi, ro. ) Les Bourguignons sont autour de Compiegne. Guillaume de Flavy cherche à faire sortir Jeanne d*Arc sous le prétexte d'aller vers Charles VII chercher des secours : elle va tomber dans une embuscade, puisque Guillaume de Flavy Ta déjà vendue aux Anglais et aux Bourguignons. Jeanne est assaillie de pressentiments. Elle fait dire la messe a Saint-Jacques, se confesse et communie. « Et puis après se retira près d'un des pilliers d'icelle église et dist à plusieurs gens de la ville qui la estoieut, et y avoit cent ou six vingtz petiz [fol. 28 1, r*] enfans qui moult desiroient à la veoir : « Mes enfans et chers amis, je vous signifie que Ton m'a vendue et trahie, et que de brief seray livrée à mort. Si vous supplie que vous priez Dieu pour moy. Car jamais n'auray plus de puyssance de faire service au roy ne au royaulme de France... * » Jeanne sort avec vingt-cinq ou trente archers, c Flavy qui bien scavoit Tembusche fist fermer les barrières et la porte de la ville. Et quant la Pucelle fut à ung quart de lieue elle fut rencontrée par Lucembourg et aultres Bourgoignons. Si les advisa les plus puissans par quoy elle s'en retourna k course de cheval par devers la ville cuidant y entrer pour soy saulver; mais le traitre de Flavy lui avoit faict clore les barrières et ne voulut luy faire ouverture. A celle cause fut par les Bourgoignons la Pucelle prinse aux barrières deCompiengne*...» Dieu permet alors que la jeune femme de Flavy devint la vivante justice de tant de forfaits. Elle lui tranche dans la suite la gorge d*un rasoir.

Ce récit de Bouchart est tout à fait traditionnel et fort inexact. Jeanne sortit sans aucun pressentiment du malheur qui Tattendait 3 . L'allocution de Saint-Jacques ne saurait se placer lors du troisième séjour à Compiègne.

Un libraire du seizième siècle, composant un livret populaire eut la pensée de réunir cet extrait de la chronique d'Alain Bouchart et une traduction de la belle histoire de Griselidis de Boccace. A ces deux nouvelles il donna un titre commun Mirower des femmes vertueuses 4,

et rapporté. » Ces quelques mots de Pexplicit nous renseignent sur la méthode de travail et le genre dMnformation d'Alain Bouchart. Son témoignage sur Jeanne d*Arc est tardif et il invoque précisément les rapports des a anciennes gens » qui complétaient sa compilation. On sait combien de tels témoignages sont sujets à d'étonnantes transformations.

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