‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 26 sur 115 · Oise, arrondissement et canton de Comptègne · texte numérisé non relu

Oise, arrondissement et canton de Comptègne

4. Oi»«, arrondissement de Compiègne, canton Je Ressoos* I, Disc, arrondissement et caotoa de Compiègne.

6. A. Sofd (ia Priu de Jeanne d^Arc) a donné un pltn de restitution de ECoflipjègnc eu 1430. Cf. également le pLm grave par Aveline au dix-sep-

t fi^lc* Flan de la viltc de Comptègne scituée dans le Valois (réduction

falK par ta Société hUtorique de Compiegne pour te congrès arc h t;">logiquc de

I France, du 11 mai 1877). On y trouve encore le dessin des fortifications et

r«sifcct du b*iuîcvttrd du Pont; Lambert de Baltyhicr, Comptègne histù-

\ri§ur rî monumental {1^42^ 2 voi. gr* in-H^ pîanchcs),

upés quelques textes qui pournjnt aidera se faire une idée de ■îtt T«>utc rc>tiuiTi(ji> itnvt iibs^luc niimît ;u:-Mu'l!çn>cni t.émé-

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I^Uice. » \froces, t. 1, p. ao7.) En 143a, on prit du bois dans lu fordc • pour

Monstrelet est le seul chroniqueur qui nous ait fait connaître avec précision la situation des forces anglo-bourguignonnes au matin du 23 mai 1430. Si nous interprétons, d*une façon un peu plus technique, le texte du chroniqueur, qui se trouvait au camp bourguignon, nous pouvons dire que Baudot de Noyelles, en avant, sur la falaise de Margny, formait un petit poste isolé. Les Picards de Jean de Luxembourg à Clairoix, les Anglaisa Venette étaient dans une sorte de grand'garde, tandis qu'à Coudun, dérobés par l'épaulement de Margny et la vallée de rArônde,les troupes du duc de Bourgogne campaient en réserve *.

Jeanne, partie dans la nuit de Crépy-en-Valois ', venait d'entrer dans Compiègne le 23 mai 1430 de grand matin. Comme un simple partisan, elle menait avec son lieutenant Baretta une compagnie de soudoyés étrangers. Cette petite troupe se composait de trente-deux hommes d'armes, quarante-trois arbalétriers, vingt archers ; le frère de Jeanne, Pierre d'Arc, son chapelain Paquerel, Poton le Bourguignon, deux pages, complétaient cette compagnie.

refaire... la porte et pont leveis du bolvart du pont. » (Arch. com. de Compiègne, ce i3, fol. 296.) « Ij s. p. donnés à Perrot Dengles pour une Kayne servant au pont leveis de la porte du pont qu'il recueilli et sauva quant ledit pont leveiz fut despecié pendent le siège. » (Ârch. com. de Compiègne ce i3, fol. 293, r* et v*.) « Item il a ouvré [Philippe le Riche, charpentier] ou pont de Marigny et reffait passage et pont de bois. » ( Arch. com. de Compiègne, CC i3, fol. 56.) « Item une voiture de doubleaux amenez pour reffaire le pont dormant de la porte du pont...; item vj voiturées de bois dont le pont de bois est hourdé...; item trois voiturées de pierre à piastre amenez pour la closture de Tarant porte du Pont. » (Arch. com. de Compiègne, CC i3, fol. 59, 93.)

1. « Item après que le duc de Bourgongne fist du tout démolir la forteresche de Choisy, comme dit est, il s'en ala logier en la fortercsce de Coudin, à une lieue de Compiengne. Et messire Jehan de Luxembourg se loga à Claroy. Si fu ordonne messire Baude de Noyelle, à tout certain nombre de gens à logier à Margni jsur la cauchié. Et le seigneur de Mongommery et ses gens estoient logiés à Venette au long de la préé. » (Monstrelety t. IV, p. 383-384.) a Midrent les bourguignons une grosse embusche de leurs gens en la couverture d'un grant montaigne près d'illec, nommé le mont de Claire. » {Perceval de Cagnv, p. 174.)

2. « Environ mienuit elle partit dudit lieu de Crespy en sacompaignie de iij à iiijc combatans. Et combien que ses gens lui deissent que elle avoit pou gens pour passer parmi l'ost des Bourguignons et Englois elle dist: a Par mon martin, nous suymes assez ; je iray voir mes bons amis de Compiengne. » (Perceval de Cagny, p. 174.)

Après le repos, nécessaîre après une marche de nuit, accordé à ces troupes, Guillaume de Flavy^ et Jeanne décidaient une reconnaissance dont l'objet était de sortir au déclin du jour pour enlever Baudot de Noyelles et son poste, isolés à la tête de la chaussée de Margny. Cette opération était limitée à renlèvement classique d'un petit poste au repos, à la chute du jour. La position de Baudot de Noyelles* était en effet dangereuse. Il se trouvait à une demi-heure de marche des murailles de Compiègne, «éparé des Anglais de Venette par de longues et marécageuses prairies, échappant à la vue de Jean de Luxembourg.

Jeanne sortit vers cinq heures du soir par le pont et le boulevard ^. Elle tomba sur les gens de Baudot de Noyelles, surpris*. Tout fut culbuté en un instant. L'opération arrêtée par Guillaume de Flavy et Jeanne avait donc réussi '\

Mais, malheureusement, il arriva que Jean de Luxembourg et le seigneur de Créqui se trouvèrent par hasard sur la falaise de Margny, reconnaissant les défenses de Compiègne*. Us coururent à leur camp, firent lever en toute hâte lagarnison bourguignonne de Clairoix qui chargea les troupes de Jeanne. La mêlée rapidement devint très dure^. Les troupes de la Pucelle plièrent, tan-

1. On sait que depuis les pressentiments de sa prise prochaine, qui s'emparèrent de Jeanne d'Arc à Melun, elle s'en remettait aux conseils des capitaines en tout ce qui touchait la guerre. {Procès, t. 1, p. 147.)

2. « Sur le logis de notre avant-garde le plus prouchain d'culx. «(Lettre du duc de Bourgogne aux habitants de Saint-Quentin, Procès, t. V, p. 166; Lettre de Philippe le Bon à Amédcc VIII de Savoie, P. J. xxxvii.) « Et avoient intencion de combatre et ruer jus le logis de messire Baudo de Noyelle » {Monstrelet, t. IV, p. 386); « à rencontre de l'avant garde de mondit seigneur. » {Greffier de la Chambre des comptes de Brabant, dans Procès, t. IV, p. 428.)

3. Procès, t. I, p. 116 ; lettre de Philippe le Bon aux habitants de Saint- Quentio (Procès, t. V, p. 166); lettre de Philippe le Bon à Amcdée VIII de Savoie, P. J. xxxvii.

4. c Ouquel estoient pour la plus grant partie tous désarmés. » {Monstrelet, t. IV, p. 387 ; Le Fèvre de Saint-Remy, t. 11, p. 179.)

5. « Car je cstoit la Pucelle entrée dedcns et commença à tuer et ruer gens par terre fièrement, comme se tout cust ja esté sien. » {Chastellain, t. II, p. 48.)

6. « Et regardoit par quelle manière on pourroit assiéger y celle ville de Compiègne. » {Monstrelet, t. IV, p. 387). « Comme capitaines vont souvent d'unlogeisà l'autre. » {Chastellain, t. II, p. 48.)

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