‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 52 sur 115 · I. Arch. nu t., Xu i^, P. h txxxvttu · texte numérisé non relu

I. Arch. nu t., Xu i^, P. h txxxvttu

4. ■ Et estoient ses terres endebtées de plus de troys cens mil esciu : et «utres^ messire Jehuti de Chevery y demande bien dncquante mit • (Arch. nat,, X«« ^5, P. J, lixxvïî.)

¥. Areti, nat., X** 4805, fol. î3, v*, P. J* xciv, et X«* 3i, ti mai 1464.

€, Arcli. nai,» X«« 4803, fol i3, v*, P. J. xcir.

7* Arch. nat , X** 480?, fol. i3, ^, P i. xciv.

9. t Dît que ladtcte de Ncsies transporta son doaire et laîx audit

rAnrrobcc- Du donirc ostoicnt bien dtuz xxv». Dit que pour en dcmourer qolae et dclaix trunuportii Guillaume de Flavy les terres de TUtoy..,» {Arch. ii«t.,X<» 4809, fol, 2DO, V* et X**«4,ft>L 81 ♦V). -En 1437, Guillaume Colombe! vint même à Compiègneoù GuiîUutnc de Flavy le rcrinf prisonnier. Il

. En résumé, Guillaume de Flavy aurait bien déboursé 20 000 écus que Robert devait acquitter quelque jour ^ C'était là le prix de ^a jeune épouse et des revenus de ses litigieux héritages^. Guillaume demanda alors à ses beaux-parents les titres des biens autres que ceux marqués au contrat de mariage et, comme ils n'avaient plus rien, Guillaume de Flavy dut leur servir une rente viagère de 3oo livfes'.

Guillaume de Flavy avait donc maintenant le gouvernement de toute la succession : par la terreur qu'il inspira aux parents des La Personne, il sut en avoir la jouissance et la possession. Il s'agissait seulement pour lui de faire renoncer les Marsot^ à l'héritage de Guyot La Personne. Jeanne Laisseline, femme de Jean Marsot s'était toujours considérée comme héritière du de cujus ^, Quand les généalogies furent produites devant le bailli d'Amiens, Jeanne Laisseline avait été trouvée la plus proche parente et s'était portée comme unique héritière •. Mais il paraît bien que Ton dut partager la peau de l'ours et diviser la

venait réclamer de l'argent avancé pour tous ces frais. (Arch. nat., X** 83o5, P. J. xcix.)

1. « Et pour ladicte succession Flavy paya bien xx» escus, dont devoit cstre remboursé après la mort dudit messire Robert. » (Arch. nat., X<» 4803, fol. i3, vo, p. J. xcnr.)

2. a Finaliter feu Guillaume de Flavy Teust [Blanche] pour ce qu*il promist acquiter ses places. » (Arch. nat., X^ 33, 5 mai 1463.)

3. a Et fist par manière que ses pères et mère lui firent transport de toutes leurs terres, moyennant ce qu'il leur devoit bailler troys cens livres par chascun an. » (Arch. nat., X^» 25, P. J. lxxxviii.)

5. a Et qui tele tant que a vesque s'est portée. » (Arch. nat.,X*» 4798, fol. 26, v», P. J. Lxv.) — Pendant la guerre de Vaudémont on avait cru Guyot mort. Il y eut procès au sujet de sa succession devant le bailli de Montreuil entre Jeanne Laisseline et Pierre d'Ordre. Patoul d'Overbreuc fut seulement cité comme témoin « qui si aliquid in dicta successione prctendisset in hujus modi processu, tanquam testis non deposuisset. » (Arch. nat., X<* 118, fol. 12,

6. a Baillèrent les généalogies par devers le bailli d'Amiens etLesselinese trouvoit la plus proche. » (Arch, nat., X** 4803, fol. i3, v*, P. J. xciv.) Jeanne Laisseline intervint le 5 ou 6 avril 1437 « ledit an xxxvj anno revoluto ij ou iij jours avant. » (Arch. nat., X** 4803, fol. i3, v', P. J. lxxv) ; à la mort de Jeanne Laisseline, Michel Marsot reprit ses droits, a Sed expost dictus Marsot heredcm ipsius Lesselinc simpliciter se gesscrat et hoc medio dictum Johannem de Habart a dicta successione expulcrat, quo tune dictus de Habart dictum processum amplius sustinere nolle forsitan declaraverat. » (Arch. nat., X** 118, fol. 12.)

ÔLilJ«4L>*E I>E FLAVY ET BLANCHE d'oVKRUREUC

SS

succession par moitié avec les deàcendanw de Tassart La Personne, pour résister aux entreprises dcFlavy*.

Guillaume de Flavy eut recours d'abord à la ruse. Il suscita un homme de paille, Personnelle*. Puis, pourd«!trurre la géncalogic produite, il faisait descendre Isabeau La Personne et» par elle, les Marsot^ d*une fille publique « tOrdoille aux Rouges Veux t. '.

En 1437, le Parlement de Paris était saisi de cette affaire. Guillaume de Flavy comprit que le moment était venu des grands moyens d'intimidation : il résolut de se délivrer, coûte que coûte, de son obstiné et gcnant compétiteur,

Guillaume de Flavy donna un rendez-vous à Michel Marsoi, lu mois d'avril 1438, à Boulogne-sur-Mer. Marsot se trouvait à Éiaplcs. Guillaume de Flavy était malade ou feignit de garder le lit *. On fit venir quatre personnes nobles, et devant elles Guillaume de Flavy passa un accord avec Marsot, Guillaume de Flavy promit à Michel Marsot, qui devait avoir besoin d'argenti 100 livres tournois de rente assignées sur des terres : Marsot renonçait à toutes ses prétentions \

Michel Marsot dut bientôt s'apercevoir qu'il avait passé un imêtcbé de dupe, puisqu'il ne tarda pas à faire assigner devant le Parlement, Guillaume de Flavy et Roben d*Overbreuc* : ayant

1, ê Quant virent que Messire Robert s'en portoît héritier ils firent ledit aecord ci cntic culx diriftcrent U succession. • (Arch. nai.,Xi4 48o3,fc»l. t3, V» P. J. icrv.)

1* « Fi%ry a voulu faire rcnouccr au procès ledit Marsot et sa mèrc>.. c$T venu un nomme Perjonnette» lequel ti'esi porté héritier simplement dudit vkimic, t(Arch* not., Xi«4**o»* foL6«, P. I. lxxvi.)

1. • Ymbcl lut lîilc de rOrdoiile «ui Rouge* Yculi, femme publique... et «n »o« hoitel fdc Jean La Pcr*omvc] fut nourrie p«r une povrc mcschinc» Et 4prci lu maria à Jucquc» Lcs;$eliaC| manauvrîcr, bnstnrd. • <Arch. nul., X*« 4S03, fol. 45, v«.) — n Ad fincm quo mcdio dicte Blanchie, e|ii* uxorU, ép9c «d dicUm suceesstonom vcnirc possct. « (Vrch. n«t., X*» tiS, fol. ti, ^* P. h L%%XU.]

4. • Et Icirt FUvy cstoît ou lit malade. » (Arch nat.» X*« 4805, f<^l t ' P, I. ECtY. et X*» t iH. foK 8, r-.)

5. • L*«o ijuvîii on avril Flavy et Marsot s'a&scrnbkrent à Bout'*ignc *nf fa mer^ Et In puf-iercut un arbitrât gc en ccriatucs» fcrsunnc*,,. et le Icndcmê r Flavy el lui dii que mieuU vauldi^^tt que deuJi mcftmen l'at. Vrcli. u*l.. XI* 4»o3, (oh 4^ V; Xi. 118. loi. 8, r.)

Page 1