J. Quicherat, Rodrigue de Villandrando p
3. Titres et privilèges de la ville du Puy, p. 697. — Les riches et les importantes archives de la commune du Puy ont été détruites en i653 dans l'incendie de l'Hôtel de ville. Nous n'en conservons plus le souvenir que par un inventaire du seizième siècle (t. XVI de la collection de Languedoc, fol. 84-96), publié par M. Aymard. Titres et privilèges de la ville du Puy dans les Annales de la Société d'Agriculture du Puy, t,XV (iSbi), p. ôob-y-jb. C'est surtout au chroniqueur Etienne de Médicis qu'il nous faut donc le plus souvent recourir : il a connu d'ailleurs la plupart des documents aujourd'hui disparus.
4. Arch. nat., JJ 186, n<>i9, P. J.lxxviii. — « Pierre de Louvain, capitaine de gens d'armes » est encore nommé parmi les gens de guerre qui suivirent le connétable de Richement, lors delà soumission de Paris en 1436. Extrait du compte de Guillaume Ripaultj dans Guillaume Gruel, Chronique d'Arthur de Richemont, édition Le Vavasscur, Preuves, p. 249 (Paris, 1890, in-8 [5oci^/^ de l'Histoire de France]),
ûtILLAUME DE FLAVY ET BLÀNCRG D OVintlIKErC
ensemble et, qu'audit pais et en la ville avoit tout plain de gens qui trop faisoicnr de mauU et que, s*iï avoit ledict office qu*il ymcctroii bon ordre et que, pour exercer cest office, îl se contentoît pour tout gaiiges de rentrée du vin que prenoit chacun tn laditte ville../ n Le rot se laissa décider assez facilement : pendant son stijour au Puy, des gens d*armes enlevèrent en effet des bourgeois et des marchands^ leur imposèrent de fortes rançons*. Mais selon le récit de Tavocat du Parlement de Paris, Luillicr*, ces désordres auraient été provoqués par Pierre de Louvain lui-même* C*était là le trait d*un ** bien adroict enfant, astucieux et de bonne yndole*».
La nomination de Pierre de Louvain à l^oftice de capitaine du Puy devait susciter une foule de difficultés et de longs procès avec la commune.
Pierre de Louvain avait en effet obtenu du roi, outre les gages accoutumés de loo sous tournois, l'entrée du vin que revendiquaient les consuls. Il avait été imposé à la ville alors qu^il devait 6trc élu par elle, « laquelle chose ne debvoit faire, saulve son honneur, acicndu qu'il estoit natif de la ville et ne debvoit prendre les habitants de si près que de les abditer trestous en commun de leurs bcaulx et anciens priviJeiges^ ».
La commune du Puy allait donc bientôt cruellement expier les embarras qu*ellc causait à Pierre de Louvain*.