‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 78 sur 115 · I. D'Albret · texte numérisé non relu

I. D'Albret

3. Le projet de campagne soumis au conseil de Henri VI par Philippe le Bon insiste également sur cette nécessité de porter un secours immédiat à Paris (Bibl. nat.» anc. fonds fr., 1278, fol. i3, r«).

requiert* Et aussi, pour préparer et ouvrir le chemin au Roy, a aîcr prendre son sacre et couronnement en la cité de Reins. El pour ce faire l'en devroit oÏÏrjr a tout le moins a Monseigneur de Bourgongne paiement de mil hommes d*îirmes ci mil hommes de trait» pour demi an, a commencer au premier jour de janvier prouchain venant, et de la en avant, de mois en mois, avecques rartiUerie et autres habillemcns de guerre, raisonnablement nécessaires.

Item et en ce faisant de requérir oultre au dit Monseigneur de Bourgongne, pour lousjours plus abregier labesoigne qu*il vueille aucunement aidicr a ses frais et despens d'uuire nombre de gens de guerre et par dessus lesdii mil hommes d'armes et mil hommes de trait. Et que de ce que mondit seigneur de Bourgongne y fraiera du sien, le roy le fcracy après raisonnablement contenter.

hem et afin que mondit seigneur de Bourgongne peust mieulx et plus legieremeni bcsoignier, seroit très expédient que des dictes gens d'armes et de trait, que Ten envoiera présentement d'Angleterre, on lut departist et fust baillié une bonne et grande porcion pour joindre ftvecques sa puissance et le demeurant seroit distribué pour la garde

^du païs de Normandie, ou emploie ailleurs ou plus grani besoing seroit, item pour ce qu*il aentour mondit seigneur de Bourgongne aucuns grans seigneurs, qui moult peuent a la conduite et execucion de ces boiatieres, et d*eulx raesmes ont grant puissance et suite de nobles et ilîtrcs gens, le roy leur pourroit chacun, selon leurs estas, donner aulunes seignories atin de les actraire et plus avant obligier et aussi liuU qui sont de leur suite. Car en ce faisant il semble que toutes les matières venront en plus grant avancement et prospérité. ( Fol. 46,v*, ) Item esta avisicr, se le roy envoiera devers Monseigneur le duc de Savoyc, comme il semble qu'il doit faire pour avoir son aliance par mariage et autrement, ei lui offrir aucune chose qui lui soit agréable aiin de le actraire et avoir de sa partie. Car se il se vouloit declarier pour l'autre partie, comme il en a esté et est de jour en jour requis, 00 lut donroit de bien grandes choses. Aussi teroit on aux autres

KMigoeurs dessusdiz.

m Item semble estre très expédient de envoier prestement et avant •Itdictc journée d'Aucerrc* se faire se puet, devers l'Empereur et les n>ys d'Espaigne, d'Arragon^ de Portugal et de Navarre, au duc de Btiltan, au duc de Lorraine et a aucuns seigneurs d'Alemaigne, pour filKVoir aliances et amisties etc. et soit avisié par quelle forme on y entrera*

item soit faîcte bonne diligence de pourveoîr par très bonne ma*

nicre au fait d'Escoce, ou les ennemis ont très grande espérance et

dont ili w vantent très fort.

iiem et semble que Ten devroit très diligemment envoier devers le

de Bretaigne, afin de le entretenir et qu'il se vueiUe declarier et

iploicr a la voyc de guerre et aussi de retraire le conte de Riche*

ont, Richart de Bretaigne et leurs subgez, qui ont esté et sont ou

lerrice du Dauphin*

item pour ce qu'il est très grant besoing et nécessité pour la con* duile et entretenemcnt des besoignes et affaires du roy et de son

lu

royaume de France jusques a sa venue par delà que Monseigneur le Cardinal se traye présentement en France, qu'il plaise au Roy pourveoir a ce que ledit Monseigneur le Cardinal vueille cmprcndre la charge d'aler par delà. Car il y est très fort désiré, prouffitable et nécessaire et a l'en en lui très grande et singulière confidence. Et de ce aussi Monseigneur le Régent et les gens du conseil ont escript par deçà. Et en faisant son chemin, icelluy monseigneur le Cardinal pourra aler devers Monseigneur de Bourgongne pour, de par le roy, appoinctier et conclure avecques lui cî ses gens sur les moiens qui les peuent regarder, dont cy dessus est faicte mencion. Car ledit Monseigneur le Cardinal sera a ce très propre et convenable.

Et soit mémoire que le roy se pourvoie des maintenant par deçà de canons, bombardes, pierres, pouldre, artillerie et autres habillemens de guerre | .

Ancien fonds fr., 1378, foI.45,r« — fol. 46, v«, papier (quinzième siècle).

1429. — Mémoire bourguignon, rédigé sous l'inspiration de Rognes de Lennoy préconisant l'alliance anglaise et exposant les moyens par lesquels il convient de détacher le connétable Riobemont de la cause française 2.

ADVËRTISSEMENT

[Fol, 47, r*]. — Ilsemble,consideréque Monseigneur de Bourgongne congnoist la grant mauvaiseté et malivolence que ses ennemis ont eu et ont envers lui et encores se traveillent de faire chascun jour, que il lui est chose nécessaire de entretenir les alliances des Anglois, etc.

Item lui est chose nécessaire de soy disposer et conclurre avec ses affins, frères et alliez, comme Monseigneur de Bretaigne, les siens et autres, qui a ce ont bon vouloir a faire plaine guerre au reboutement desdiz ennemis sans dissimulacion ne aucune fiction, actcndu la malvaise voulenté d'iceulx ennemis qui de tous points sont délibérez et ont prinse conclusion de destruire par subtilz moiens mondit seigneur de Bourgongne et sesdits pays etc.

Item pourra mondit seigneur de Bourgongne pourveoir et entendre a la chose par la manière qui ensuit :

C*est assavoir que, afin de mouvoir mondit seigneur de Bertaigne a entendre au fait de la dicte guerre plus plainement, la conté de Poi-

1. Ce mémoire est mentionné avec une mauvaise date dans la ocmenclaturea des pièces contenues dans le manus:r.t* français 1378. formé en grande partie de pièci» diplomatiques venant des Lannoy, par M. Polvia, Œuvres de Ghillebert de Lannof, voyageur, diplomate et mora/w/e (Louvain, 1878, in-8«). Onen trouvera ne analyse dans V Histoire de Charles VII^ par M. de Beaucourt, t. II, p. 416-417.

3. Ce mémoire doit être légèrement postérieur au document précédent; il est en effet le dévcloppemeni Ju ir».s court alinéa : « Item et semble que Ton devroit très diligemment cnvo.cr devers le duc de Bretaigne, afin de le enUetcnir... et ausai de retraire le coule de Richemonf, Ricliart d: Mreiaignc et K:irs suhgez, qui ont esté et sont ou service du Dauphin ».

Pièces JUSTIFICATIVES

lou, qui est voisine de son pays, lui soit donnée ou que mondit seigneur de Bûurgonpnc la demande,, pour 5oy mesmes pour en disposer a son plaisir.

lient que par le entretencment et conduitte delà chose^ soit trouvé moyen que Monseigneur de Richcmoni se dcpfiite de la charge qu*il a de Tofficc de cr nncsiabic de poi delà et s^n pareillement mis oudil office de connesiablc de par deçà, par le moyen de mondit seigneur de Bourgogne, et avec ca, lui «oit donné le duchië de Touraine, la conté de Saint Onge, le pays d*Aunys et la ville de la Rochelle, avecques les terres et seignories que tient le seigneur de LaTremoiUe es pays de Poitou et de Saint Ongc et autres choses, etc.

Item et par ainsi mondit seigneur de Bretaigne et semblablemcnt raondii seigneur de Richemont se pourront exposer a la dicte guerre, Et est a considérer que defja, eulx et leurs alliez, ont h graigncur parlie desdits pays en leurs mains pour en faire a leur voulcnté, tant les nobles que les forteresses et bonnes villes des pays dessusdis de Poitou et de Saint Onj^e.

|FoU 47, V*], — Item, muicnnant Tayde de iij*" combatans que Ten pourroit bailler a mondit seigneur de Richemont ou aide de argent pour souldayer autres gens audit nombre de iij» combatans, qu*il pourroit trouver se ainsi esioit, en cas que mondit seigneur de Bour* gongne se vouldroit disposer a la dicte guerre cl soy mcctre sus a puissance pour enirer et faire guerre es pays voisins, comme es marches de Bcrry, par la Charité et ailleurs, et îcelluy monseigneur de Richemont qui seroit fort de Tauire part, et se pourroit joindre ers lui, toutesfoiî que besoing seroit: et par ce contraindroient le de départir et eslongier les marches^ comme de soy retraire es Languedoc ou autres loingtains. Parquoy les ennemis tenons S cl faisans guerres a rencontre de mondit seigneur de ses pays de par dcy'a, semblablemeni pourroient esire contrains de deiatssicr et desemparer leur lieux et places et eulx en départir par Tes- Jongnemcnt dudit roy, actendu que d'avoir secours ne pourroient avoir aucun espoir.

Item semble que mondit seigneur, a ce disposé, ne se devroit nullement arrester de besoingnier es choses dictes, pour occasion de mettre siegc.% ne autrement, lani pour les grans fraiz et charges qu'il auroit a y porter comme pour les incoaveniens qui en pourroient enfuir, mai* se dcvroienl mectre sus a puissance pour entrer esdits pav- ^ dessus est dit.

/ ic et est |a| considérer que, se mondit seigneur de Bour-

uu ce que dit c!;l, (que) les nobles, bonnes villes et forte*

1c pnrdela se mettront de Icgieren son obéissance» moiennant

que bonne justice leur sojt administrée, actendu et considère les

\:T^n^ opnrc.^i' ns et charges qu*iU ont chascun jour a porter par les

sses, lailies, subsides, emprunts et autres subven-

- ^ .^v,; .-. x^U sont tenus chascun jour*

lientp est a considérer que mundit seigneur de Richemont a plusotrs places en Poitou, Saint Onge et autres pays, comme sur ta rivière de la Charante et ailleurs, qui sont places voisines [foh 48, r*] etmarchtssansou pays de Bordellois, et ^c Itooing ci^toit de avoir aide des

Anglois et Bordellois, en pou de temps ilz pourroient estre et venir sceurement et sans le dangier des ennemis au secours et aide de mondit seigneur de Bourgongne par le moyen desdites places de mondit seigneur de Richemont, qui seroit chose de grant aide et reconfort.

Item et se mondit seigneur de Richemont, en faisant lesditB services a mondit seigneur de Bourgongne perdoit aucunes de ses places et seignories, que il feust recompensé d'icelles pertes *.

Item semble que, ou cas que mondit seigneur de Bourgongne tendra son soyage pour aler en Bourgongne, qu'il se doit garder de sa personne et autrement, car sesdiz ennemis sont disposez et conclus de le destruire de corps s'ilz peuent et autrement en quelque manière que ce soit, quelques promesses ne dissimulacions de traictiez de paix ne autres qu'ilz doient entreprendre avecques lui, et mondit seigneur de soy garder que en quelque manière que ce soit il ne tiengne ne face tenir avecques lesdits ennemis aucune convencion ne assemblée : et, se autrement le fait, se trouvera par eulx deceu *.

Bibliothèque nationale, ancien fonds fr. 1278, fol. 47, r«. — 48 r*, (quinzième siècle, papier).

1429, octobre 1. — GaiUanme de Flavy proteste de sa fidélité au roi COiarles VZI, mais exhorte les habitants de Gompiègne à se soumettre à ses volontés. Ceux-ci refusent avec énergie de passer au parti bourguignon.

Le samedy, premier du mois d'octobre, il y eut assemblée en rhostel dudit Compiegne en laquelle Baudon de la Fontaine proposa que le capitaine de la ville... avoit appris que le comte de Clermont, lieutenant pour le roy, vouloit mettre la ville en l'obéissance du duc de Bourgogne pendant la trêve présente et après icelle falloit la remettre entre les mains du roy, en Testât qu'elle estoit de présent. Le mesme capitaine avoit tesmoigné au Roy qu'il suivroil en tout sa manière et qu'il n'avoit autre volonté que d'obéir a ses commandements. Et pour tesmoigner de sa soubmission aux volontés de sa majesté, exhorte lui mesme [les] bourgeois de ne point mettre d'empeschement a l'execucion du traité du roy '...

Délibérations municipales de Gompiègne, perdues, extraites des i4iitiquités de la ville de Compiegne^ par dom Gilesson (Bibl. oat., 18763, fol. i3o, y).

1. Ni M. Cosoeau ni l'éditeur de Gruel n'ont connu ces documents qui montrent Richemont, sinon acquis, du moins pouvant rétre, dans l'esprit de la diplomatie bourguignonne, à la cause de Philippe le Bon.

2. Nota, dans la marge. — Nouveau projet d'assassinat de Philippe le Bon, cette fois, semble-t-il, par les Français.

3. Ge que nous venons de publier reprtîsente à coup sûr la forme même d'une conclusion d'une séance municipale; ce qui suit parait bien représenter par iD»tant la forme d'une délibération, mais on y trouve aussi des réflexions particulières à dom Gilesson.

« Les bourgeois, qui affectionnaient Flavi escouterent ses remonstrances, sans toute»

, octobre 20, - PromesM faite par les oovoyès du comte de Clemioni de |<iompreiidre dans In irere lea Anglais qui en feront la demande: I« oomto fera Lioofl Ms efforts pour livrer Complègne au duc de BourgogtM, tnala il oon- IBer^rera CreU, In smile vlUo qui lui donne uu paaeag^aur l'Olae.

Resfonsc njiiicc pcjr h Joyen de Paris et le .sei^eur Dûspinac^ dit Petit Marexchalt envoit'^ devers Monseigneur de Bottr^ois^nrpar Mon^ jeigncur le conte de C 1er m ont **

Primo^ quant a l*abstinence particulière des An^K*i^.ini:.SL|ae icsdu Anglaiz la vuellent avoir, Munscigneur le conte Je Clermrtnt, lîeute* niint du Roy es pnis de pardeça !a rjvicre de Seine, est ctmtent de !n tenir et fnirc tenir ainsi qu'elle est, sans y riens innover. Pur ainsi louiez voies que nctcndu que lesdiz Anglois ont longuement demouré d faire sur ce rcsponsc et ont fîiit guerre, ce pendant, si le Roy mande a mondît seigneur de Clermant la non tenir, il le fern, en le fnisunt âcnviiir ausdîz Angioiï a huyi jourf de desmende. /Et quant a ia manière de vivre durant l'abstinence, chnscun pourra ; termes de son obcissnnce faire son labour et aler en ses bcsoingnes et affaires, mener ci faire mener et retraire es lieux et villes de Icnr obéissance les grans vivres et autres biens quclxconqucs, creuz ei estans en leur dicte obéissance» en paiant les appatiz. Et aussi, pendant ladicte abstinence, pourront les marchans de ne partie et de Tautre, pour Testât de leur marchandise, aler et inverser es villes et pays de Tune partie et de Tautre, marchandement, sans fraude ne mal engin» par sauf conduit que de la partie du Roy doorra mondit seigneur le comte es termes de sa lieutenance et de Taurre part cclluy ou ceulx qu'il leur plaira a ce onîonner,

I r au fait de Compiengne, mondit seigneur le Conte a fait

et son leal povojr et diligence de l'avoir pour le bailler n

tn -neur de Bourgoingnc, ainsi que le Roy Fa volu. Et pour

Ci y s encores mondit seigneur le conte envoyé deppuis le

retour de Saint Déni?* de Monseigneur Tarcevesque de Rains, chan* cellier de Fran^jc et autres ambaxcurs la envoyés de par le Roy cr

fal*

ho ait

pciuvuir KC rctouJre ê Tcx^cuUûn liNccDc. Il& ^voient cm tout fdKhcf aet miutr«it«mrut« {;uMU Avu:cnl reçu Pes RottritutfEuanH. I.a domitiâttoo e«tr4Ufrr« te^if

■ ' ' ■ ^' ' : leur Iftiv.. ,■ 1 ■ ' . :

* Ile le» vos

,' ., , . -"ir «c ►! piju. . ^ , __. M.t .■„. *

et Icc porter s i obcimsaocr. Lcqurt leur lit eutciitire que ie roy. pour jv«H »r.'f.vi,rj* rt M II* duc âc HiMirg'>;;oe d* liir tviiJf^r Ifur viHe ÎïI^i^mçs

4tion«. ^«rcuvci et tii»oii»i, rccotinat&sâot c^ne itk 1 e fcrirr q^jc Je quitter le roy, >i*eti reutuarueretit

< i advis tu duc. Lequel rctolul i^nvoir p«t li^i«4; «e , rome»»e<^ ei par U rn»e, • i-.u- iM«)ii( ^i:<; le caipi» Je 11 pkce.

mondit seigneur le conte. A quoy on ne luy a encores voulu obéir. Et si on y veult mectre le siège, mondit seigneur de Clermont point ne Tempeschera ne fera empeschement.

Et quant au regard de Creil, actendu la charge et gouvernement que le roy lui a baillié es marches de par de ça et que de Compiegne il ne peut chevir comme dit est, et n*a autre passaige sur la rivière de Oise, mondit seigneur le Conte, sans grant inconvénient et dommaige du Roy et de ses pays de par de ça, ne s'en peut a présent deppartir.

Laquelle response fu donnée par les dessusdif à Mondidier, presens plusieurs du Conseil de Monseigneur^ et par especial messire Hue de Lannoy, le prevost de Saint Orner et Guy Guilbautj le jeudi jrjc* jour d'octobre Mccccxxix ^

Archives du Nord, B 3oi. n» i5 Syo/So. Orig. sur papier.

1429, novombre. — Bruit qui courut à Soissons d'uno trahison qui aurait livré Gompiègno aux Bourguignons et dont Baudon do la Fontaine aurait été l'instrument.

A Jehan Rousee, pour lui et pour la trompeté de Mons. le capitaine de Compiengne, sur ung [voyage] par eulx fait la première sepmaine de Novembre* mil iiij« xxix a aller a Soissons, par devers le capitaine dudit lieu et par devers maistre Jehan Plume, pour enquérir la vérité de ce que Ton avoit rapporté dudit Soissons que Baudon de la Fontaine devoit livrer la dicte ville de Compiengne aux adversaires du roy nostre sire xxxij s. p.

Archives communales de Compiegne, CC i3, fol. 253, v*.

A la trompeté de Monsieur le capitaine de Compiengne, sur ung voyage par lui fait en la première sepmaine de Novembre mil iiijc xxix a Soissons, par devers le cappitaine dudit lieu, pour savoir la vérité d'aucunes choses que ledit cappitaine [de Soissons] avoit escript contre Baudon de la Fontaine *, touchant ladicte ville. . . xvj s. p.

Archives communtles de Compiegne, CC i3, fol. 353, v*.

Jargeau [1430]. avril 22. —Lettre deCOiarles VU à Amëdèe vm de BaTOie. Sur les raisons aUèguôes par le cardinal et le duo de Bourgogne, il proroge le congrès de la paix àAuxerre au premier juin. Désir sincère du roi d'arriver à la paix; il n'en est pas de même des Anglais. Réponse aux plaintes du duo de Bourgogne au sujet des trêves enfreintes, en particulier sur les terres de Jean de Luxembourg. Le roi a fait tous ses efforts pour obtenir la remise entre les

Page 1