I. Cette note est d'une autre main que le corps de la pièce
3. Baudon de la Fontaine, lieutenant de Guillaume de Flavy à Compiegne.
PIÈCES jrSTIFlCATIVES
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main* de Jean de I»y«em bourg de Crell et de Coœpiègtie. pendant la pèrioda dee trêves : il n'a pti 1 obteoir, Cn revanobe Pont>Saiaia-Maxence, qui a él^ Uirrè aux Bourguignons, n*a pan été rendu A l'expiration d^a trêves CzpUoatlona dlveraes sur lea couraea dea partfaaaa trançaJa et bourgulgnona.
Copie envoyé dedans leclrès enckuse par Devoisot au chancelHer de Bourgogne,
De part le roy.
Très cher et ires amc cousin. Nous avons nagueres reçeu par cestuy
vostre messaige vos lettres contenant que desja nous aviet escrlpt que Jehan Je Luxembourg, nostre cher cousin pour les noviiés a lui faites, ne povoit bonnement venir a la journée assignée a Auxerre, au premier jour de ce mois d'avril et que aussi^ le chancellier de nostre cousin de Bourgognc^qui cstoii arrivé devers vous^ disoit sem* blablemcnt que ledit de Luxembourg n'y povoii venir; et en outre que, non obstant que nnstrc dit ^lousin de Bourgogne oit fait toute sa diligence, que le Cardinal et auUres ambasseurs d'Angleterre selon la forme de l'appointcment y voulsissent venir, ils ont respondu que pour la briefté du temps ci la longueur du chemin, si loust ils n'y pourroient venir» mais avoicni prié nostre dit cousin de Bourgogne qu*il voulsist fiiirc prolonguer htdictc journce jusqucs au premier jour de juing prouchain venan s, ouquel jour nostre adversaire d*An-
igleterre y seroit ou envoiera ses gens^ selon le contenu de TArrest sur ce pri2; si vous requeroit ycelluy chancellier que voulsissci prolonguer Indicte journce, comme dessus. Et pour ce que lui avcx respondu que n^avicas pas la puissance de faire ledit prolonguement, il vou« a requis que ce nous signefiessicz. Pour laquelle chose, nous avcjt escript que vous î dissions savoir nostre volcnié sur le prolongueroent de ladite journée- Sur quoy vous faisons savoir que, tant pour révérence de Dieu nostre créateur, comme pour eschivcr a l'etTusion du sang humain et reunir nostre peuple et le relever des grans maulx et oppressions qu'il a soutîert et soutire a Toccasion i\c% guerres et divisions qui trop longuement ont duré en nostre royaume, tiosire dcsir et volcnié a tousjours esté et est d'avoir paix avecques ti4)slrc dit cousin de Bourgogne; et a ceste tin, avons» comme vous savez, envoies par plusieurs fois grandes ambaxades par devers vous par lesquelles et aussi par vos amhaKCurs, que Tanncc passée avez envoie*, par devers la tiviere de Seine, lesquels ont estez présents a loufr?î \^^ ion t nées qui pour ce ont esté tenues, avez bien peu savoir et < la bonne vuulenie que avons a ladicte paix, et com*
fHUh onimes mis avant en nostre devoir. Et encorcs, afftn de
^■Brrcnir au bien de iadicie paix, sommes contens de prolonguer ^Hwcte journce avccques^ oositre dit cousin de B«»urgognc jusques au Wd\\ premier jour de Juing prochain vcnans. pourveu que nos gens ■ que V L nvoicrons aient saufconduil, tant d'iccUui nosire cousin de B<* comme des Anglois; ei en tant que touche ycculx
Afiç;....., ..j^^ n'avons en quelque manière appcrycu qu'ils aient eu volemé d'entendre a paix, cl n'ont pas fait venir de pardela beaulx Iftrts ei cousins les duca d'Orléans et de Bourbon et le conte d*Ku
l52 PIÈCES JUSTIFICATIVES
qu'ils détiennent prisonniers et lesquels, par Tappointement, ils dévoient faire venir par deçà pour estre a ladicte journée, ce qu'ils eussent bien fait *. Et ont assez eu de temps, s'ils eussent voulu. Toutesvoies, alors que ledit appointement fut pris, plusieurs grans seigneurs de nostre sang et aultres estoient par devers nous, lesquels n'y sont mie pour le présent, mais bien brief y doivent estre : et pour ce que le fait les touche, après nous, si avant que a nul aultre, sans avoir leur advis ne vouldrions aucunement besoigner en la matière : pourquoy de présent ne vous pouvons sur ce faire aultre responce ; mais, eulx venus par devers nous, qui sera brief comme dit est, et eu leur advis vous en ferons savoir nostre volenté le plus toust que nous pourrons. Et quant a ce que nous avez avertis, a part, par le mémorial que nous a monstre ledit vostre messagier, ouquels mettes que nostre dit cousin de Bourgongne se complaint de ce que nos gens ont rompu et enfraint les abstinences nagueres prinses entre nous et lui et fait tout exploit de guerre, et mesmement es terres dudit nostre cousin de Louxembourg ont couru, pillié, rançonné et prins places, et que les villes de Creil et de Compiengne, qui dévoient estre mises es mains de nostre dit cousin de Luxembourg n'y ont mie esté mises ; et aussi que nos gens, en enfreignant lesdictes abstinences derrenierement prinses et celles qui de pieça avoient esté prinses et lesquelles durent encores, ont de nouvel couru, pillié, roubé et essayé de prendre villes, places et forteresses en ses pais de Bourgongne : et de fait y ont prins par emblée la forteresse de Larrey * et aussy ont prins le sire de Chasteauvillain * et ses gens qu'ils détiennent prisonniers. Quant ausdictes abstinences, nous les avons tousjours commandé entretenir de nostre part ; et au regard de nostredit cousin de Luxembourg, si toust que avons sceu que une place avoit esté prinse sur ung de ses gens, il nous en a despieu et envoiasmes incontinent nos lettres pour le faire reparer. Et au regard desdictes villes de Compiengne et de Creil, il peut estre que en prenant lesdictes abstinences il fut appointé, que la place du Pont Sainte Maixance et la ville de Compiengne seroient mises es mains de nostre dit cousin de Luxembourg* durans ycelles abstinences, seulement et deslors y fut mise ladicte place du Pont Sainte Maixence. Mais, pour aucuns empeschemens survenus, non pas par nostre faulte, durant le temps des dictes abstinences, ladicte ville de Compiengne n'y pot estre mise * : et, ce pendant, sont faillies lesdictes derrenieres abstinences, et, neantmoins ne nous a encores esté rendue ladicte place du Pont Sainte Maixance *. Et durans icelles
I. Tous ces articles furent arrêtés à la conférence de Montdidier. Cf. P. J., xx. 3. Côle-d*Or. — Sur cette surprise, cf. Dom Plancher, Histoire de Bourgogne^ t. IV, p. i37-i38.
3. Le seigneur de Chasteauvillain devait, en 1432, passer au service de Charles VU (Boutiot, Histoire de Troyes^ t. Il, p. 566-567, Paris 1873). Cf. surtout sur celte affaire : A. Roserot, le Plus Ancien Registre des délibérations du conseil de ville de Troyes (1439- 1433), p. 35, 38, 3g et 64 (Tfoyes. 1886, in-8«).
4. Ce qui contredit la Chronique anonyme, P. J. xxix. Selon ce document, Regnault de Longueval aurait eu la carde de Pont-Sainte-Maxence.
5. Cette étoundnte impuissance de Charles VII fait le plus grand honneur au patriotisme de Complègne.