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de jeu , d'une valeur pour le moins équivoque sur le champ'de bataille. Le marquis , suivant sa coutume , refusa de se battre à l'épée , dont mon frère savait se servir presque aussi bien que lui , et proposa le pistolet à un jeune homme qui n'avait de sa vie fait usage d'une arme qu'il ne connaissait que par la place qu'elle occupait dans ses fontes. Mon frère accepte ; il est tué roide d'une balle à travers la poitrine. J'étais alors en garnison à Lille ; je prends la poste , j'arrive , et j'apprends que mon frère a été assassiné , dans toute la force du mot, par un homme qui , depuis quinze ans , se faisait un revenu de moucher une bougie , à vingt-cinq pas de distance , avec une balle de pistolet. Je veux le faire battre à l'épée , il refuse ; je veux le citer devant les tribunaux, on reçoit ma plainte en ricanant. Je le rencontre , un soir , au détour d'une rue , et je lui casse ma canne sur la tête et sur les épaules. Dès-lors , c'est moi que Ton poursuit en justice ; c'est moi que l'on accuse , dans tous les salons , d'avoir lâchement outragé un galant homme : la bonne compagnie se fait écrire chez le marquis , et je me vois forcé , pour me réhabiliter dans l'opinion , de tuer en duel deux
quidams qui m'insultent, et de recevoir, pour mon compte , deux grands coups d'épée à travers le corps. Eh-bien! morbleu, ai-je eu tortd'întitulerce chapitre : l'Assassin de bonne compagnie? »
J'avais bien quelques bonnes objections à lui faire ; mais je trouvais plus de plaisir à l'entendre qu'à le réfuter; et, tout en continuant à feuilleter le volume, je le priai de me donner le commentaire de cette proposition, qui me paraissait encore plus étrange que les autres.
« Ce chapitre , me dit le chevalier, n'est pas fondé, comme les précédens, sur ma propre expérience; mais il se compose d'observations générales, appuyées sur une foule d'anecdotes authentiques. Vous connaissez MM. de Neris, d'Optal , de Saint-Blair : recherchés à la cour , ils donnent le ton à la ville; il n'est bruit que de leurs succès dans le monde ; point de maison oh. l'on ne tienne à honneur de les recevoir; point d'égards, de prévenances, de distinctions dont ils ne soient partout l'objet; et cependant en bonne police, en bonne morale, on aurait dii, depuis long-tems, les voir figurer tous les trois sur une place publique, avec un collier de fer de quatre pouces de hauteur. Le premier a
fait mourir de chagrin une femme respectable dont il a déshonoré la fille, qu'il a abandonnée à des larmes éternelles dans la retraite où elle a été forcée d'aller cacher sa honte et le crime de son séducteur. Le second n'a pas trouvé de moyen plus ingénieux de s'assurer la possession d'une jeune innocente qu'il avait vue à la grille d'un cloître, que de profiter du tumulte d'un incendie ( dont on le soupçonne d'avoir été l'auteur) pour l'enlever du couvent où elle était pensionnaire. Le troisième, professeur émérite dans l'art de la séduction , vit encore sur une réputation à' homme aimable^ qu'il s'est acquise au prix du déshonneur de vingt familles. Ce Lovelace en cheveux gris n'a pas trouvé, au défaut d'un tribunal, un colonel Morgan qui ait arrêté le cours de ses infâmes galanteries. Et vous me direz, après cela, que nous vivons dans un pays civilisé ! Et vous me parlerez de la garantie de vos institutions ! Et vous me vanterez la douceur de vos mœurs ! Un malheureux, pressé par la faim, qui vous enlève votre montre , ira pourrir dans les cabanons de Bicêtre ; et le misérable qui corrompt vos enfans , qui séduit votre fille , qui détruit le bonheur d'une famille entière, vivra considéré, honoré , recher-
DANS LES MOEURS. iil^j
elle dans la société dont il est le fléau! Par la corbleu ! messieurs les Welches , comme vous appelait Voltaire, vous êtes à mille lieues de la civilisation des Hottentots , chez lesquels de pareils crimes ne resteraient pas une heure impunis.
» Je ne parle pas des gentillesses de l'adultère : la plainte, dans ce genre , est un ridicule , même aux yeux des tribunaux. Trompez, des femmes , rien de mieux ; elles vous le rendent : affichez-les, qu'importe; la plupart tiennent à honneur d'être déshonorées : les maris donnent l'exemple de l'infidélité ; les femmes le suivenl; on fait de tout cela une côte mal taillée , soit ; mais chacun devrait du moins y trouver son compte. Or, par quelle absurde inconséquence, quand les torts ne sont que du côté de la femme , le ridicule n'atteint-il~que le mari? Pourquoi le battu paie-t-il l'amende ? Pourquoi ! .... Sic voluere mores ; donc , sur ce point , comme sur tant d'autres, les mœurs n'ont pas le sens commun, et je le prouve — » Le Démosthènes goutteux interrompit sa risible philippique en m'entendant prononcer, avec une exclamation de surprise , ces mots que je lisais dans le volume que je continuais à parcourir : Fripons autorisés , coitpe-gorge a:ec p'irJtgc.
" J'espère que cela n'a pas besoin d'explication , interrompit-il en prenant un ton plus sévère, et je crois inutile de vous dire qu'il s'agit des joueurs de profession et des maisons de jeu. Après la vie, ce à quoi les hommes tiennent généralement davantage , c'est à leur propriété ; pour s'en garantir la jouissance paisible , ils ont des lois, des tribunaux, des prisons , des archers , des gibets ; le vol d'un pain chez un boulanger conduit un homme à la potence; et s'il échappe au supplice, l'infamie est à jamais son partage. C'est peut-être pousser un peu loin la justice ; mais enfin cette sévérité est dans les lois , dans les mœurs , et nul n'a droit de s'en plaindre , puisque tous ont intérêt à la maintenir. Cependant il existe une classe entière d'hommes qui font publiquement métier de spolier leurs concitoyens , au moyen de petits cubes d'ivoire ou de petits cartons peints de différentes couleurs. On compte dans Paris seulement deux ou trois cents tripots , dont les entrepreneurs ont le privilège de détrousser les passans , de ruiner les familles , d'anéantir les fortunes efde tendre des pièges à la sottise et à la cupidité. On entasse les sopliismes pour me prouver l'utilité de ce brigandage dans les
grandes villes; je veux bien ne pas prendre la peine d'y répondre ; mais du moins la socicîé vengera son injure : les agens de ce honteux commerce seront flétris dans Fopinion, et les richesses qu'ils ont frauduleusement acquises ne
les mettront pas à couvert du mépris
Préjugés que tout cela ! Radotage de philosophe ! Ces gens-là marchent de pair avec tout le monde. Leur honnête industrie les dispense d'esprit , de talens , de naissance , et leur carrosse passe insolemment à côté de la charrette qui conduit leur dupe à l'échafaud. Enire cent exemples épouvantables , je veux vous en ciler
un que je vous défie d'oublier » Le médecin
du vieux malade entra dans ce moment, et le força de remettre à un autre entrelien raventure qu'il se préparait à me raconter.
^48 LES DESAPOINTEMENS.
N° XLV. — 17 mai 181 5.
LES DÉSAPOINTEMENS
Ha nugtt séria ducenl'
In mala , de ris a m.
HoB. Art Poét!<iue , liv. II.
De ces coDlrarie'lcs naissent quel(^uefoii de véritables malheurs.
Quelque ennemi que je sois du néologisme , îl faut bien créer ou adopter des mots nouveaux , quand on n'en trouve pas , dans la langue , qui puissent , à moins d'une longue périphrase , rendre l'équivalent de votre idée. C'est le cas où je me trouve : je ne connais point de terme français pour exprimer la situation d'un homme trompé dans une espérance raisonnablement conçue ; je demande donc à mes lecteurs la permission de reprendre aux Anglais un mot qu'ils nous ont emprunté, avec cinq ou six mille autres, et pour lequel Montaigne avait une prédilection toute particulière.
LES DÉSAPOINTEMENS. 249 Je me suis toujours félicité d'avoir une imagination qui me présente à-la-fois le but et l'obstacle , qui me répèle sans cesse avec Ovide :
Fallilur augurio , spes bona sape suo. *
On est sujet à ne jouir que de ses espérances , quand on s'habitue à voir tout en beau.
Scapin fait , selon moi , un bien meilleur calcul, quand il rend grâce au Ciel de tout le mal qui ne lui arrh'e pus. Ceux qui s'obstinent à ne voir , dans le chapitre des événemens , que les probalilités favorables, s'exposent à de continuels mécomptes , et de simples contrariétés deviennent souvent , pour eux , de véritables peines.
Au nombre des désapoinicmens , il en est qui tiennent de la fatalité , donl la persécution opiniâtre appelle un véritable intérêt sur celui qui en est victime , et qui peuvent être envisagés comme de véritables malheurs. J'ai connu un de ces souffre-douleurs de la fortune , qui a passé une vie de soixante ans à toucher du bout du doigt l'occasion qu'il n'a jamais pu saisir.
Cet homme , que je nommerai Dumonî , était
* Le succès trompe souvent notre otîente.
2D(3 LES DESAPOINTEMENS.
fils d'un ancien portier de l'hôtel des Affaires Etrangères. Filleul de M. d'Argenson , ce ministre le fit élever avec soin , et le plaça près de lui en qualité de secrétaire intime. La plus brillante perspective s'ouvrait pour le jeune Dumont. Il venait d'être nommé chargé d'affaires dans une petite cour d'Allemagne , lorsqu'une intrigue de cour força son protecteur à la retraite. Dumont se présenta le lendemain ches le premier commis pour y prendre ses lettres de créance; malheureusement le ministre disgracié ne les avait pas signées la veille , et le chef de bureau trouva plus convenable d'en disposer en faveur d'une créature de M. de Puisieux. Le pauvre Dumont, désapointé , comme on peut croire , de recevoir la démission de la place dont il venait chercher le brevet , prit néanmoins son congé de bonne grâce , et partit pour aller rejoindre l'abbé Delaville , ambassadeur à La Haye, dont la protection particulière lui était acquise par les services signalés qu'il avait eu occasion de lui rendre au tems de sa faveur.
Dumont se met en route avec une imagination de vingt-cinq ans et une expérience de
LES DÉ SA POINTE MENS. 25 ï
quaire années de faveur. 11 ne doule pas un moment que son excellence, qui riionore du titre d'ami , ne Faccueille de la manière la plus obligeante, et ne s'emploie pour lui avec autant de zèle qu'il en a mis lui-même à la servir. « L'abbé , se disait-il en route , est en grand crédit auprès de leurs Hautes-Puissances ^ il lui sera facile de me procurer un bon emploi , bien lucratif, dans quelque comptoir hollandais aux Indes orientales : dans la carrière diplomatique , Tobscurité de mon nom eût toujours été un obstacle à mon ambition ; celle du commerce, où je vais me lancer, ne m'en présente aucun ; je ne puis manquer d'y faire , en peu d'années , une fortune immense. Je me marierai trèsprobablement avec une riche héritière de Colombo ou de Batavia , et je n'aurai guère plus de trente ans quand je reviendrai à Paris pour y jouir de cent mille écus de rente , dont j"aurji le bon esprit de me contenter. » Il arrive à La Haye dans ces douces illusions , et descend chez l'ambassadeur en même tems que le courrier porteur des dépêches du nouveau ministre.
Son excellence était à table, et comme elle y traitait, de son aveu, l'affaire la plus importante de sa vie , elle ne souffrait pas qu'aucune
2^2 LES DESAPOINTEMEÎSS, autre vînt l'en distraire : les lettres de Paris furent mises sur le bureau , et Dumont profita de ce retard pour jouir des témoignages d'affection de son honorable ami, qui le présenta gracieusement à tous les convives comme un jeune homme du plus grand mérite, et qui ne pouvait manquer d'arriver aux premiers emplois, où il était moins appelé par la faveur que par la supériorité de ses lalens. Le café servi, on lut les dépêches. M. d'Argenson n'était plus ministre, et, dès-lors, son protégé, l'espérance de la diplomatie française , fut à peine jugé digne d'une place de commis à bord d'un vaisseau marchand, que lui fit obtenir , au bout de quatre mois, un armateur de Sardara , avec lequel il avait dîné chez l'ambassadeur.
Ses excellentes qualités lui méritèrent l'amitié du capitaine, qui réveilla ses projets de fortune, en lui promettant un intérêt dans sa maison de commerce à Calicut. En débarquant , on apprend que l'associé du capitaine a fait banqueroute depuis quelques jours , et s'est enfui au
Bengale avec les fonds de la société, o
Dumont , abandonné , sans protecteur, dans une ville des Indes , n'a rien de mieux à faire que de chercher les moyens de retourner en
LES DÉSAPOINTE3IENS. 253
France , où il espère encOTC ( en dépit de l'insolence des premiers commis et de l'ingratitude des ambassadeurs ) trouver plus de ressources qu'à la côte du Malabar. La guerre de 1^56 venait d'éclater : un bâtiment de Rochefort armait en course ; le capitaine propose à Dumont de le prendre à son bord , et lui promet mille louis de part de prise. Il s'embarque sans trop se fier à des promesses dont le basard est le seul garant , mais certain, du moins , de revoir bientôt sa patrie. Presque en vue des côtes d'Europe , on fait rencontre d'un bâtiment anglais richement chargé : le corsaire a sur lui le vent et la marche ; il le poursuit , le joint , l'attaque, et le force d'amener : les chaloupes sont en mer, on prend possession du navire, dont la cargaison est estimée quinze ou dix-huit cent mille francs, Dumont ne céderait pas sa part pour vingt mille écus, et déjà il s'occupe de la manière dont il placera la somme qui doit lui revenir. Pendant qu'il se consulte , un grain s'élève ; la bourrasque devient une tempête ; et le corsaire et sa prise , poussés sur la côte d'Angleterre , sont forcés de chercher un refuge dans le port de Plymoulh , oii la prise , à son tour , aiiiariîic le corsaire cl fait prisonnier l'c-
254 l'Es DÉSAPOINTEMENS. quîpage. Le pauvre Dumont , cruellement désapointé , attendit quatre mois , sur un ponton , un échange de prisonniers où il se trouva compris.
De retour à Paris , moins avancé qu'au moment de son départ , il continua d'y être dupe des coquetteries de la fortune , qui se plaisait à lui retirer ses faveurs au moment où il croyait les obtenir. Il se maria , et ce fut le plus cruel de ses désapointemens : la mort y mit le comble et le terme , en le surprenant à la suite d'une maladie dont , sur la foi des médecins , il se croyait parfaitement guéri.
Une aussi longue série de contre-tems peut passer pour une véritable infortune. Les désapointemens proprement dits sont les malheurs des gens heureux : ils ont cela de particulier , qu'au lieu de les plaindre , on est presque toujours tenté d'en rire. L'homme qui n'a rien à désirer, et qui s'afflige des petites contrariétés qu'il éprouve , est un personnage véritablement comique , et je suis étonné que le théâtre n'en ait pas encore fait son profit.
D'Etange est le type des caractères de celte espèce. Il est né avec une très-grande fortune, que son aïeul a pris la peine de faire , et que son père a considérablement augmentée : il n'a
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gu^re plus de quarante ans ; il jouit d'une bonne santé et d'une réputation excellente , dont il ne faut pas trop rechercher la source. Si l'on ajoute à cela qu'il est doué d'un esprit d'ordre qui ne lui a jamais permis de voir la fin de son revenu; qu'il a de plus un estomac imperturbable et un cœur froid et sec , on croira pouvoir se dispenser de le plaindre , bien qu'il soit , en effet , l'heureux le plus malheureux du monde, grâce aux désapointeraens auxquels il est sujet, et qu'il supporte plus impatiemment que personne.
D'Etange a singulièrement perfectionné les dispositions que la nature lui a données pour la gourmandise ; et , comme sa table est excellente , il mangerait toujours chez lui , s'il ne trouvait son profit à dîner souvent chez les autres , après s'être bien assuré , cependant , qu'on ne le traitera pas sans façon. Ce qu'il pardonne le moins , c'est un mauvais diuer ; un de ses cousins vient d'en faire l'épreuve. D'Etange avait été invité chez ce parent quinze jours d'avance , et l'on avait eu soin de le prévenir qu'il trouverait au rendez-vous une carpe du Rhin , un quartier de présalé , des truites du lac de Genève , et , qui plus est , une soupe à la tortue.
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Il vivait depuis quinze jours sur l'espoir d'un si bon repas ; mais une erreur de date dans le billet d'invitation fut cause qu'il arriva le lendemain du festin , et qu'il fut obligé de se contenter d'un dîner de famille dont il a gardé , trois mois , rancune à son cousin.
Dans les dernières élections qui viennent de se faire , d'Etange , en attendant qu'il soit nommé pair, s'était mis en tête qu'il devait être élu député ; non qu'il attachât aucun sens au mot àt patrie ou de citoyen ; non qu'il se soit occupé jamais des droits de la nation , des intérêts de l'Etat , des prérogatives du trône ; mais il craignait , disait-il , de se soustraire aux vœux de son département. Il se rend dans le chef-lieu , donne à dirier aux électeurs , et n'obtient que trois votes au dépouillement du scrutin : son ambition désapointée en a fait un républicain.
L'expérience de la vie n'est qu'une suite de désapôintemens. La vérité que l'on découvre ne répond jamais à l'idée qu'on s'en était faite avant de la connaître. Quoi! ce n'était que cela ! est presque toujours la première exclamation qui échappe à la jeunesse , à la vue d'un objet nouveau. C'est la faute de l'éducation, qui tend à éveiller l'imagination aV"nt de former le juge-
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ment. Je m'éloignerais trop de mon sujet , en cherchant à développer cette idée par des exemples.
Il est des désapointeraens qu'on ne peut appeler de ce nom que quand on en a passé l'âge. Edmond vient d'obtenir , de la beauté qu'il adore , un quart d'heure d'entretien secret, qu'il sollicite en vain depuis six mois ; la semaine entière qui doit s'écouler suffit à peine au rêve de ses espérances. Le jour tant désiré se lève; tous les obstacles sont prévus , toutes les mesures sont prises ; l'heure approche ; il part , il vole ; il a évité pendant la route vingt fâcheux qui s'étaient donné le mot pour retarder son bonheur ; il arrive enfin. Comme son cœur palpite ! Comme sa main tremble en soulevant le marteau de la porte ! Elle s'auvre ; il monte l'escalier quatre à quatre; il entre — O désapointement cruel ! Vn père , un oncle , un mari , que sais-je ? est retenu au logis par une incommodité subite ; c'est lui qui reçoit le pauvre Alphonse, dont l'imagination n'a travaillé , depuis huit jours , qu'à se procurer l'occasion de faire un cent de piquet avec un vieux malade.
De tous le5 désapoiutemens , le plus funeste