‹ Guillaume Raynal, historien du CanadaChapitre 16 sur 62 · Édii. 1733, -Neucbitel et Genève, t. VU, liv. XIV, p · texte numérisé non relu

Édii. 1733, -Neucbitel et Genève, t. VU, liv. XIV, p

3. Cet abominable marché a fourni à Eisen, qui a « illustré » YHistoire philosopf'ijue, le sujet d'une de ses plus belles gravures. — Eu tète du tome VII. — Edit. 1783, .Neucliatel et Genève.

4- I.NKtE A:iu YAPaco, Tlie Spectatur, 13 march 1710-1711, t. l, n'' 11, pp. 43-51..

mer à côté'. Pour s'évâder de son sujet Raynal ne se met point en frais de transition délicate. ïl s'empare de la première venue. Il parle des sauvages, de la dureté de leur vie, et, par une prompte association d'idées, le voici à Lacédémone. Tout de suite, il en vient à donner son opinion « sur l'austérité de l'éducation Spartiate, la pratique des rudes travaux et l'usage des nourritures grossières ». 11 biâme les philosophes qui, « séduits par les sentiments des maux de l'humanité, ont voulu consoler les malheureux que la fortune avait condamnés à ce genre de vie, en leur persuadant que c'était le plus sain et le meilleur ». Il accuse les gens riches qui « n'ont pas manqué d'adopter un système qui leur endurcissait tranquillement le cœur et les dispensait de la compassion et de la bienfaisance- )>.

Plus loin, toujours à propos des indigènes, Raynal ajoute un paragraphe, d'une psychologie assez pénétrante du reste, au de Amiciliâ^. Mais le plus beau prétexte à digression lui est fourni par les castors. Quand il a décrit longuement les travaux et les amours de ce peuple « républicain » et « systématique dans ses plans de Police et de Société », il imagine qu'on puisse comparer le groupe de cabanes C|u'il se bâtit à quelque couvent. La comparaison est tant soit peu risquée. N'importe. Le philosophe la serre de près. Il la soit jusqu'au bout. Il en tire à la fin une véhémente protestation contre le célibat monastique. L'occasion est heureuse de donner un exemple du procédé de Raynal. Il faut citer le morceau tout entier.

1. Ces défauta de rédaction et de composition sont déjà relcTés par les contem-

poraias. Tout '< en admirant les sublisiss b-Autés de VUiatùire ]ihiiosophiqTie », Grim regrette qu'il n'y ait pas dans "ouvrage à': Raynal « moins d'éloquence et plus de simplicité, moins de fleurs et plus de justesse ». — Grim et Didzrot. Ccrri:spurul<iTu:e littii'aire, pldlosophiq'jg et ci-ili'iv^, juillet 177i, 1529, Furne, t. VIII, pp. Xi-.'XJT.

Page 1