‹ Guillaume Raynal, historien du CanadaChapitre 28 sur 62 · Id. , pp. 267*2Si · texte numérisé non relu

Id. , pp. 267*2Si

les trouver aux archives de lu Marine ' Il a bien trouvé, moyen de savoir qu'il y avait dans la petite île anglaise de Saint-Vincent dix-neuf cent soixante-neuf carreaux de terre occupés par soixante et une sucreries, quatre cent quarantedeux par le café, cent trente-et-un par le cacao, trois cent soixante-neuf par le coton, etc. 2.

L'industrie canadienne en esta ses débuts. Raison de plus pour ne point omettre de signaler ses premiers succès.

Raynal dit à peu près le nécessaire sur l'exploitation des mines des Trois-Rivières, sur les forges de Saint-Maurice 3. Mais il se laisse trop aller à son pencbunt pour la critique quand il s'agit des constructions navales ^

Le roi a fait établir à son compte des chantiers à Québec. Qu'il n'y ait quelque chose à reprocher aux administrateurs et aux ingénieurs de ces chantiers sur le chapitre de l'habileté et sur celui de l'économie, cela se peut. Mais où Raynal a-t-il vu qu'il fissent venir d'Europe du goudron, du bois, des cordages? Ce qu'il y a de certain c'est que cette « administration si vicieuse » qui « avait totalement décrié le bois du Canada et anéanti les ressources que cette contrée offrait à la raariae » a donné à Louis XV toute une escadre de frégates et de flûtes et même plusieurs vaisseaux^.

1. Recensement de 1719 : Boisseaux de blé, 234.506; de mais, 6.487; d'avoine, 50.416; de foin, 48. 403; — Livres de lin, 45.970; de i-.hanvre, 5.080; — Chevaux. 4.02i; Britos à corne.s, 1S.241 ; Montons. 8.435; Codions, 14.418.

Recensement de 1734 : Boisseaux de blé. 7157.892; d'avoine, 163.988; de pois, 64.5*9; de mais, 5.22;3-. — Livres de lin, 92.246: de clianvre. 2.221; de tabac. 166.054; — Chevaux, 5.056; Bètes à cornes, 33.179; Moutons, 19.815; Cochons, 23.646.

Ci'fisui-es of Canada, 1666 to 1871, Ottawa. 1876, vol. IV. pp. 52 et 57.,

2. Édit. 1783, Neuchâtel et Genève, i. 1, Avertissement, p. vj.

3. Id.^ t. VU. !!v. XVI, pp. 278-270. — Voir sur l'cxploitaiiou des forges de Saint-Maurice : Fra.xiost. yrpjaQuS et Mèmoii-px \nr le Cnnadiu Québec, 28 juillet 1752. pp. 19-21.

4. Édit. 1783, Neuriiàtel et Genève, t. VII. liv. XVI, pp. 279-280.

5. Arch. col. Canada. Corr. gén., 73, 1740. fol. 66; — id. 77, 1742, fol. 33; — id. 82, 1744, fol. .309: — id. 8^, 1745, fol. 37: — id. 85. 1746, fol. 13; — id. 93; 1749, fol. 264.

Une ressource inépuisable pour le Canada ce sont ses pêcheries du golfe et du bas Saint-Laurent. Raynal est très complet sur la pêche du loup-marin^ Mais il passe un peu rapidement sur celle de la morue-, et il est mal renseigné sur celle de la baleine. Il n'est pas vrai que les Basques y aient renoncé au dix-huitième siècle^. En 1754, à la veille même de la reprise des hostilités avec les Anglais, deux navires de Bayonne capturent vingt-sept baleines au large de Kamouraska*.

La découverte du Gimenq dans l'Amérique du Nord par le père Laffitau avait été un événement. Les Chinois attribuaient au Ginsenf) les vertus médicinales les plus extraordinaires, l'achetaient au poids de l'or. Colons et sauvages se ruent à la cueillette de la panacée. En 1752, la colonie en exporte pour cinq cent mille livres. Raynal a bien montré comment, par une avidité excessive, les Canadiens en viennent « â perdre une branche de commerce qui, bien dirigée, pouvait devenir une source d'opulence^ ».

On attendait de Raynal, historien du commerce, qu'il fit à celui du Canada, au xviii* siècle, une part plus considérable.

Le chapitre sur la monnaie^, du moins dans la partie antérieure à 1720, n'est qu'un démarquage, assez adroit à la vérité, du Journal de Charlevoix'^.

Le paragraphe que Raynal consacre aux résultats généraux du commerce de la Nouvelle-France^ n'est point d'une interprétation aisée. Il nous fournit des chiffres qui

1. Edit. 178.3. Neuchâtel et Genève, t. VII, liv. XVI, pp. 272-274.

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