Id., pp
7. Chahlevoix. Journal d'un voyage dans l'Amérique septentrionale, 1744, in-12, Giffart, t. V, lot. V, pp. [.^4-1.37.
8. Édit. 1783, Neuchâtel et Genève, i. Vil, liv. XVI, p. 274.
ne s'accordent point. Il prétend que, dans le temps le plus florissant de la colonie, ses exportations ne passent pas 1.200.000 livres. Mais, quand il procède à rénumération des marchandises exportées : pelleteries, castors, huile de loup-marin, farines et fers, bois de toutes les espèces, il arrive à un total de 2.650.0Û0 livres. Pour les importations, il se contente d'une affirmation sans chigres à l'appui : les sorties ne compensent pas les entrées ; c'est le gouvernement qui remplit le vide. Or, avec les progrès de la colonisation, ce vide devenait de plus en plus facile à remplir. En 1729, il y a 3.000.000 d'importations contre 1.287.256 d'exportations'- en 1735, 2.309.662 contre 1.705.698; en 1736, 1.913.542 contre 1.677.695-^; en 1738, 1.827.081 contre
Un reproche que l'on fuit communément au Canada, et cela dès le début du xviii^ siècle, c'est qu'il coûte très cher. Le -rief est-il fondé? Sans doute le Canada ne couvre pas ses frail Mais, quelle que soit l'habileté des colonisateurs, c'est le cas de toutes les colonies qui ne sont pas encore parvenues à l'âge adulte ; c'est même le cas des colonies anglaises voisines, de ces fameuses Treize Colonies que l'on aime tant à opposer à la Nouvelle-France^. Mais sur les bords du Saint- Laurent le déficit n'est pomt tel qu'une métropole comme l'ancienne France ne puisse le prendre à sa charge. Raynal reconnaît bien que la colonie, en 1729, ne dépensait pas au
l. MAtn.PAS . Bemhvrna.s et Ho.olart. Arch. col. Canada. Corr. ^4n. 56, ^'^^2."HocQi:Ar,r a MArr.E.AS, 13 octobre 1738. Arck. col. Canada. Corr. gén. 70,
1 * '^Q l'a ï\\ A ^yj
'^ 3 IJ '2 ocinbro 17.38. Arch. col. Camda. Corr. gén. 61). 1738, fol. 243- 4 « L'Amérique (Ums Tétalde dépendance, quoique jouissant de tous les avant..,esdclapaix. ne put Jamais, avec un commerce gène, balancer l'imponanon par rcxportation, et fut oblig.-e de s'eud.Hter annuellement. » - Thoma. Paï.ne. Lettres ^n- hs affaires d'Am.H'jv^. l'.ecueil de diverses pièces servant de supplément à Vllf^loirc jMl,.sovhi,ue A poHtuiue des ètablissemens et dncnra.erce des Européens dan, /.-. d^iu Indes, pur Guillaume R.usal. - Genève l/b3, p. io.
"^^ GC[i.lal':me raïa.al
delà de quatre cent mille livres. Il eût dû ajouter que, sur ses revenus, elle remboursait une partie de ses dépenses. Si, vingt ans plus tard, la somme des frais triple ou quadruple, c'est que l'accroissement de la population et l'extension de la zone colonisée ont pour conséquence inévitable l'augmentation des frais d'administration, c'est que le roi met au compte de la colonie ses constructions navales», c'est surtout que, de l'isthme acadien au cours moyen de rOhio, pour couvrir la frontière menacée, La Galissonnière, La Jonquiére, Duquesne multiplient les forts ^. En toute équité, c'est sur son budget de la paix qu'il faut juger la Nouvelle-France.
Pour faire connaître à quel degré de développement est parvenue la Nouvelle-Fr^ance sous la domination française il ne reste plus à son historien qu'à nous donner un tableau d'ensemble. Telle qu'elle est au moment où elle nous est arrachée, il veut nous montrer la colonie. Dans un voyage rapide il nous entraîne sur les rives du Saint-Laurent. Il dresse, sur le superbe piédestal du cap Diamant, Québec « dominant de vastes campagnes qui l'enrichissent et une rade ouverte à plus de deux cents vaisseaux 3 », Québec, qui est mieux « défendue par ses falaises que par ses fortifications » et qui justifie son rang de capitale par ses dix mille habitants et « Tassez bonne architecture » de ses maisons \ Il explique pourquoi après d'heureux commencements, les Trois Rivières végètent ^ A iMontréal, il vante la douceur du climat, la beauté de la nature, hi fertilité de la terrée Mais Raynal est aussi peu géographe que possible.
1. Mémoire de Payrt, 1753. .hch. col. Canada. Coir. gér.. 60, 1758, fol 15
2. GiBERD. L'œuvre mUiénire de La Gatis-^onnièrc nu Canada. Saînt-Etienn? 1902, pp. 31-33. •
3. « Trois ou quatre cents «, dit Chahlf.vo.ï. Journal dnn m<,an,, dan., l'Am^rtqvp .seplenlrimale, 1744, in-!2, Giiîart, t. V. iet. III, p. 108.
4. îidlt. 17S3, iN'eiichàtei et Genève, t. VII, liv XVI p 283