‹ Guillaume Tell.Nouv.édChapitre 19 sur 38 · LIVRE n · texte numérisé non relu

LIVRE n

père ; il n'est conna que de ses amis. Jenne imprudent y s'écrie alors le chasseur ayec l'accent delà colère, ton père ne peut m'échapper^ tu ne sortiras toi-même des fers que je te prépare qu'au moment oh je connaîtrai ta séditieuse Êunille. Va, je sais découTrir les coupables aussi-bien que les punir.

 ces mots il arrive aux p<nrtes y prononce le nom de Gésier^ et les soldats, sortant aussitôt , baissent devant lui leurs lances. Qu'on saisisse ces deux en&ns, leur dit l'atroce gouverneur ; qu'on les traîne dans la prison , et qu'on aitsoin de m'amener les premiers habitans d'Altorf qui se présenteront pour les réclamer.'

On obéit ; Claire et Gemmi sont environnés parla garde ; sans pitié pour leur âge, pour l'état de £siiblesse où leur pénible route les avait réduits , on les conduit dans le fort, oii un cacbot devient leur demeure.

Calmes tous deux ^ se regardant avec tendresse, et remerciant en secret leurs bourreaux de ne les point séparer, les deux en£ms entendent sans effiroi se refermer les portesépaisses de leur horrible prison : ils se reposent sur la paille qu'on leur a jetée par pitié : ils partagent le pain grossier que l'on a mis auprès d'eux. Sans crainte comme «ans remords > inquiets seulement des alarmes qu'éprouveront leurs familles, des dangers qui menaceraient Guillaume , s'il venait s'offrir au tyran , ils espèrent , ils font des vœux pour qu'Edmëe etie vieux Henri les croient demeurés auprès de Melctal , pour qu'ils ignorent leur malheur y pour que ce malheur ne soit que pour eux.

Tandis qu'occupés seulement de cette {neuse idée, les deux ai£sais, en prison sous le couteau d'un baibare qui

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ne pairdoDiia jamais > dormaieiit pabiblciiient l'an aupuès de l'autre sansêtre troublés pat dessMiges funeste», et go&tatent oe cakne, œ repos de l'àmequelaYeitu donne même dans les fers> le geuYemear, dans sen palais , csmronnë de troupes nembrenses^annéde^.toute-piiîssaiiee, pouvant d'un seul mot consommer la perte de quiconque déplaisait à ses yeux.^ le genfenieur ne:pouvail donnir , et les plus terribk& craintes agitaient son espvit inqsîeè. Sombre, furieux, tourmenté par une foul^ de desseins contraires, tremblant pour sesifour»^ méditant de (nouveaux supplices, pour efirayer ceux qu'il redoutait y pour conserver sa misérable vie à foroede donner laii|ovt<> pour mettre entre le trépas et bii une large fleuve de sang, il se disait à lui-même : O combien doit être terrible la haine que me porte œ peuple^ puisque leurs enfans , leurs &ihles en&ns ne peuvent pas la cacher au- voyageur, à l'inconnu que le hasard leur bit rencontrer ! Que. disent donc leurs vi^iUards , leurshommesi Que n'ai^je point à redouter de ce peuple de séditieux dont les gén&ations se multiplient», s'élèvent avec l'espoir» avec ledéair de m'airaoherma puissance, de me perper. sans doute leseinî AbJ je saurai pre* veirâ: leurs ooups^ je saurai œmprimer par la terreur ceux qui poun»mt échapper à ma . redoutAle Justjiee : je veux invmter de nouveaux supplices, je veux inventer de nouveaux moyeus de reconnaître mes ennemis : tous le sont f je^'en doute point ; mais tous n^osenout se montrer, et les plus hardis du .moins toraba^ont les premiers sous mon glaive.

Il s'abandonne jilors au délire de sa colère , de son: orgueil» roule dans son esprit aliéné nulle projets ii

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