LIVRE
tables ; adopte j caresse les plus insensés, et, trouvant un mérite de plus aux ordres qui prouveront mieux le mépris qu'il veut affiecter pour ce peuple qu'il redoute, il s'arrête enfin au projet stupide de forcer jes habitans d'Uri à courber lâchement leur fi-ont devant le bonnet qui sert de ooifiPure à leur atroce gouverneur : en vain sa raison , à demi perdue > veut lui présaiter les dangers de cet ordre absurde , inutile ; sa raison n'est plus écoutée 3 il &it appeler près de lui les chefs de sa garde nombreuse, les interroge avec inquiétude sur le zèle , sur: l'attachement de leurs mercenaires soldats; leur distribue des trésors que son avarice cède à sa crainte; et s'adressant à Samem, ministre secret et fidèle de ses désirs les plus coupables : Demain, lui dit*il , à l'aube du jour, qu'on plante une longue piq«e au milieu d'Âltorf; je veux que, sur la pointe de oette pique, le bonnet qui couvre ma tête, et que je remets dans tes mains, soit exposé à tous les regards. Me^ nombreux soldats sous les armes environneront la place, en garderont les avenues , et forceront tous les passans à se courber avec respect devant ce signe de la puissance du gouverneur des trois Gantons : que la moindre résistance , que le plus léger murmure soit sur-lé-champ puni par les fers ! C'est à vous de lire sur les visages , dans les yeux, dans les traits de ces hommes vils que la nature fit pour être esclaves^ les secrets sehtimens de haine, d'indépendance, décourage même; car le coiirage est un crime dans ceux qui ne doivent savoir qu'obéir. Allez , exécutez mon ordre , et que nos émissaires s'occupent tous de découvrir les parens coupables des deux enfans que j'ai &it mettre aux fers. ^
Il dit : Samem court tout préparer. Les soldats reçois
vent d'avance le sahîreilescriiBesi^'in kiir ikonoHfle. L'or et le wi leur sobI piodiguëB.çdc6 eipîoiiB aantv^wn*dn^ dans Ja ^nlle , daM les «wons, pour ^'inteodkiî» dansies famiUas , pour j^ ncenter , ;soqs ssb. £uix tan dm pitié, comment dedx enjEuu sont vietimas de la aénâdté et Geskr , pour étudier , pour «orpsendre dans les ixtganb l'efEst cpe produit cette nouvdle , pour £àre Jia crime de la douleiir^ .mâme de la oonmossian*
lAais le ciel, le juste ciel, qui ¥eiHaît:sur.lacliaamiËne de Tell, le caxdie aux yeux de œs ëftiissaises» Us Jie vont point chez la hÀne Edmëe, cpxi, seule avec Jeviailhid aveugle^ jcomptait les heures ëooulte .loin de son loin de ,son.fils. .La mût s'est passée dans l'inqoiétude,j opiela lampe solitaiiae qui éclairait la maisons soit ëbeînAe un Aioment , sans opie le ineux jHenri etila lonse Edmée aient touIu «e Ittrar au lemmeil. Ils lont laujours piurJé de leurs enfans. Us se sent ijuteirompits cent fois .pour écouter le moindve limât ^qui se faisait enteadw à leur porte. Les aquilons «fflaat dans ies ariaees dépesitUés die leurs feuilles, les dboieraens du .ohi^ai fidèle qui Uwxm» autour de la .maison élisaient. tnessailUr Edmée. £Ue se levait , courait à la porte, {«pesant toujours rq«e .e'éuât Gemmi :> elle regardait, ne ^ojtait que les ténehnes; eUe écoutait, attentive , et n'entendait que les torrena. EUe revenait trislomeDt aupièsdu vieillard éperdu, à qui ^eUe voulait cacher ses inquiétudes et. ses icmintes .: Yotse fils les auna retenus 9 lui idisait^ieUe «n soupimiit; doomee, dormez, o bon ûeaUard! je aillerai juaqu'au jnatin. Oui, ma fille, rëpondaitHenni, mim filsiesauraxotewis^ je vais reposer ^ ne songe pas.à nM>i., et calme ton îâme