‹ Guillaume Tell.Nouv.édChapitre 21 sur 38 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

CEPBiDAirT Tell , long-temps avant l'aurore , est arriTé dans les murs de Schwitz. U Ta frapper à la maison de Vemer ; les dogues Teillant dans la cour ^font retentir l'air de leurs aboiemens. L'inquiet Yemer, déjà debout devant un chêne brûlant ^ se hâte d'aller à sa porte, l'ouvre à la voix de son ami, l'embrasse , le mène près de son foyer ; et les dogues menaçans n'ont pas plutôt reconnu le fidèle ami de leur maître , q[u'ils l'environnent en le caressant , et viennent cacher leurs têtes énormes sons les mains engourdies de Guillaume.

Ami f dit le héros à Yemer , il est enfin venu l'instant qui doit délivrer la patrie ou terminer nos malheureux jours. Ce n'est plus ta prudence que je viens consulter, ce n'est plusà ta sagesse que je ifiensdemander des conseils; c'est ton courage que je réveille , c'est à Inique je porte des armes. Plus de conseils ; il ûut agir : les nouveaux crimes de Gésier nous ont donné le dernier signal.

A ces mots , il dépose devant Yemer un pesant &isceau de lances , de flèches , d'arbalètes > d'épées tranchantes , qu'il a porté sur ses épaules, Yemer les r^;arde avec une joie tranquille. Avant de t'entendre^ répond-il, allons cacher ce trésor précieux dans un asile secret ^ l'on peut ici nous surprendre : lorsque l'on dépend d'un tyran , le citoyen n'a point de maison.

Tous deux alors reprennent les armes , descendent ,

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