LIVRE m
malheoreaic des fils : je yeux, dis«je, ^c> maigre, là nuit j maigre la neige qui couTre la terre et rend les chemina difficiles , nous sojons demain j à l'aube du jour , au milieu de la place d'Altorf , et qu'un combat engage sur-le-champ nous rende maîtres de la citadelle , ou nous fasse tous périr.
Oui, nous périrons y lui répond Vemer d'une voix calme , et cette mort , glorieuse sans doute , serait inutile à notre pays. Tu n'as donc pas entendu , Melctal , ce que nous a dit Guillaume 5 les cent ami^ dont il est sûr dans Uri sont dispersés dans les villages, il lui faut du temps pour les rassembler; et quatre mille satellites sont toujours réunis auprès du tyran. Le peuple d'Altorf gémissant , comprimé sous le poids terrible de la présence de Gésier, de sa garde , de ses soldats , n'osera point se joindre à nous. Nos faibles troupes , arrivant en tumulte l'une après l'autre , n'obtiendraient pas l'entrée de la ville , et seraient détruites sous ses remparts. Les trois Gantons sont trop fisdbles pour renverser cette puissance de Gésier, qui s'appuie sur le colosse de l'Empire , qui possède plusieurs places fortes dont le siège , quelque rapide qu'il soit , laisse le temps à l'Allemagne d'en&nter contre nous des armées plus nombreuses que tout notre peuple. Croyez à mon expérience. Assurons-nous de nombreux secours avant de tenter aucune entreprise. Pensez-vous que nous soyons les seuls animés de l'amour de la liberté ? Pensezvous que Zurich , Luceme , les habitans des montagnes de Zug, de Glaris et d'Appenzel, ne frémissent pas comme nous de se voir accablés de chaînes ? N'en doutez point , ces génà'eux peuples soufirent delà soif de l'indépendance :
ilifeidntuii')oiir^ mon conur le pcéditt; «h mcnecttrpft a^ec nous ^ une seule r^«l>Ucpfte redouiëe €f Nâpectée de tons les roû de l'unMersb Ayançoi » œs temps de gloire , envoyons des députes sûrs à Laeeme, k Zag^ à Zoiick^ fencbne générale la cotijaiatioB ; fixons, «d jonc ^ un )CHyr sacré ^ où^ à la même heure , dans toute la Snase , tdu»lea amis de la liberté attskapient à h fois lems tjvasi8«é Alors nous éclaterons; alors Altocf se dédann , et le go«f^* neor troubté, envifonné de peaples en arme»^ sucoMnbera sous nos efforts .avant que ses coarneis> partent ax^ retés^ puissent porter à l'cmpeteiir la noiKfetle de aea pt^ils.
Yemor se tait ^ et Mielctatitturmure. Mdctaft ¥a oamt^ battre Yerner , lorsque Guillaume prend k parole ^ et tous deux l'éeoutentdans ksîlence^ J'abne ton audace ^ dit-il à Mêlctid^ j'excuse ta bouillante ardeur , mais cUe nous serait fatale. J'honore ta prudeace , Vcmer ^ mw elle aurait aussi seàdangers. Malbenr ausLsainits oai^arah tlons à qui le tâmips est nécessaire^ et dont le aeoret n^est pas concentré dans un petit nombre de cœurs fid^es ! Une seule erreur^ un seul met, les plus légers aocidett»^ renyersent l'ouyrs^e de plusieurs années* Il né faudrait trouver qu'un traître dans les villes nombreuses que tu nous proposes d' associer à nos desseins y pour remettre la patrie aux fers f pour voir périr dans ks supplices l'élite de ses {dus dignes enians# Non ^ ne confions à personne nos gé<néreuxy nos sublimes desseins. Nous suffirons, je l'espère, pour fonder la liberté} et lorsqu'Uii, SchwitE, Undei^ wald y auront planté sur leurs roontagiies k drapeau de l'indépendance, nous ou nos .fil» yetrons les Gantons