SCÈNE V
TRUPHÊME, BRID’OIE.
, TRUPHÊME.
Elle trompe son bonhomme de mari.
brid’oie, à part.
Truphême!
TRUPHÊME.
Elle ne sait rien refuser à personne, elle en donne à tout le monde. Ce n’est pas une bouteille de procureur.
BRID'OIE, à part.
11 parle de ma femme !
TRUPHÊME.
Elle est si bonne fille!
BRID’OIE, avec explosion.
Où est-elle?
Parbleu! elle est ici. Vous l’avez vue ?
Je l’ai embrassée.
TRUPHÊME.
brid’oie.
TRUPHÊME.
42 GUILLER Y
brid’oie.
Ma femme !
TRUPHÉME.
Eli ! non, la mienne.
brid'oik.
Dame Isabeau ?
TRUPHÉME.
Non, dame-jeanne. Mais qu’est-ce qu’il a? Veux-tu bien ne pas me regarder comme ça, tu troubles ma digestion.
brid’oie.
Avez-vous vu ma femme ?
TRUPHÉME.
Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse? C’est bien assez de voir la mienne. Tu as donc perdu ta femme, mon doux ami ?
11 est ivre, le malheureux, je n’en tirerai rien.
TRUPHÉME.
Tu dis des choses incohérentes... quand on est ivre on n’est pas malheureux. Ivrc-toi, tu seras content. Bois, tiens ! je ne suis pas jaloux ; c’est toi qui es un tigre de jalousie.
brid’oie.
Truphême, mon voisin, ma femme a des rendez-vous.
TRUPHÉME.
Alors, c’est qu’elle te trompe.
bkid’oie.
Oui.
TRUPHÉME.
Qu’est-ce que cela te fait ? Tout le monde est trompé. Moi, mes commis me trompent, mes correspondants me trompent; toi, ta femme te trompe : c’est le commerce.
brid’oie.
Figurez-vous qu’en rentrant chez moi, je trouve un billet doux.
TRUPHÉME.
Chez toi ?
brid’oie.
Non, par terre, sur la place.
„TRUPHÈME.
Avec l’adresse de ta femme ?