QYARTinus
bussYLLl ' Fil • siM (?) et
bYSSYllo
fiL ' PATRi 5. ... LAE • LVTeri (?)
fil • MATRI
ALBANO • BYSSulli ' fîL ' FRAmi
PRAEF • CAPILL • AdanatiuM • SAVINGATI "
QVARIATmm • ^Yem(?) • BRIGIANIORVM 10. QYarôinO • BVSSVLLI • F • FRATRI
quartiNUE • BVSSVLLI • F • SORORI
Soit : Quartinus, Bicssulli fîlius, sibi et Biissullo, .,.,filîo, patri;.., lae, Luievi flliae, matri ; Albano, Bussulli filîOt fratri, praefecto Capillatorum, Adanatium, Savincatium, Quariatium, item Bricianiorum ;
*) Oberziner, op. cit.
^) Ce nom paraît dériver du latin excuhiaCy lieu de garde, d^observalioii (cf. Chabraud, Les Escoyères en QueyraSy Grenoble, 1881, in-S®, 15 p.).
') Corpus inscriplionum latinarum, t. XII. lu^criptiones Oalliae Narboncnsis latinac (édir. d'Otto Hirschfeld), Berlin, 1888, in-P», p. 13, n» 80.
QuartinOy Bussulli fillOy frairi; Quartiniae, BussuUi fiUae, sororL
Et en français : « Quartinus, fils de Bussulhis, [a élevé « ce monumenl] à lui-même, et à Bussullus, fils de X..., « son père; à ....la, fille de Lutevus, sa mère; à Alba- « nus, fils de Bussullus, son frère, préfet des Gapillates, « des Adanates, des Savincates, des Quariates et aussi
lartinus, fils de Bussullus, son frère ;
3 Bussullus, sa sœur ».
l'intérêt de ce monument c'est la iussuUus, préfet des Gapillates, des ates, des Quariates et des Bricianii.
içon positive la région occupée dans tre dernières peuplades mentionnées
Escoyères; Adanates, environs de ) ; Savincates, canton de Savines \ Queyras, et Bricianii, le Briançon-
t le Capillati, la première des cinq illus était préfet? — A cette quesrépondre : dans le bassin de Guilencore dans les environs, soit en a vallée de la Haute-Ubaye 0- \ à ma connaissance, aucune identin'a été tentée. Celle que je propose ite. Elle a le mérite de faire coneuplade qui habitait le bassin actuel st attribuée positivement à aucune idemment recliercber dans le voisides Escoyères. On conçoit fort bien, , que Bussullus, préfet des Adanates, luariates et des Bricianii, le fût éga- ?, mentionnés les premiers sur Tins-
;ioa quo j'ai été conduit naguère, dans mon luplades gallo-romaines des Hautes-Alpes, r l'avancement des sciences^ à Grenoble, en liée naguère (1905), dans les Procès-verbaux
criplion des Escoyères et, par suite, les plus rapprochés de ce curieux et intéressant monument.
Quoiqu'il en soit de cette manière de voir, Donnus^ Tami et l'allié de César, gouverna en toute souveraineté, de l'an 58 à l'an 44 environ (époque de sa mort), i royaume agrandi de tout le versant occidental des Alp MarcusJulius Cotùius, son fils, hérita, après lui, de titres et de sa puissance. Mais il ne persévéra pas di l'amitié du peuple romain, a Confiant, nous dit Amm Marcellin'), dans les lieux les plus impraticables et surprises qu'ils ménageaient, seul, il osa résister à . guste. Mais, bientôt convaincu du danger qu'il couraii déposa les armes et reconquit Tamitié de l'empereui Le soulèvement de Cotlius et de ses sujets contre Augi eut lieu au printemps de l'an 14 av. J.-C. Les légi romaines, suivant un plan arrêté par l'empereur, a quèrent les rebelles de tous côtés à la fois, les envelop rent complètement et les soumirent en peu de ten C'est à la suite de ces victoires que furent élevés l'arc Suse (9-8 av. J.-C.) et le monument de la Turbie ou T phée des Alpes (7-6 av. J.-C), afin d'exalter les victoi d'Auguste*).
Afin de s'assurer l'obéissance des vaincus, ce deri créa alors, le long de la chaîne des Alpes, une série cinq provinces nouvelles, ou équestres, savoir : Al Maritimes, capitale Cimiez ; Alpes Cottiennes, cap. Su Alpes Graies, cap. Aime (Aœima), et, plus tard. M tiers ; Alpes Pœnines, cap. Martigny (Octodurus), Alpes AtrectienneSj cap. Embrun'). De plus, aux ex mités de l'ancien royaume de Cottius, à Suse et à G l'empereur Auguste, afin de maintenir dans la soumiss
*) Rex Cottius f perdomitis Gallis, solus in angiutiis latens ini que îooorum asperitate confisus^ lenito tandem tumorCj in amicii Octaviani reoeptus (Amra.Marcel, XV. 10, 2).
<) Voir la reproduction et le commentaire de ces inscriptions célè dans Desjardins, I, 80-81 ; III, 304-5, etc.
5) Oberziner, op, cit., p. 138 et suiv. Cf. Annales des Alpes, IV, r déc. 1900, p. 113-37.
les peuples conquis, fit construire deux camps fortifiés ou châteaux- forts*), qui, tous deux, dès lors, ont joué un rôle considérable dans l'histoire générale des Alpes.
Par une faveur spéciale, il est vrai, Auguste accorda à Gottius le titre de préfet ou gouverneur de la province équestre des Alpes Gottiennes, mais il lui enleva tout le versant occidental des Alpes, qui forma, dès lors, une province particulière, les Alpes Atreciiennes, dont Tinscription des Escoyères, suivant la démonstration faite par Oberziner, nous fait connaître Tun des premiers préfets ou gouverneurs, Albanus Dussiiîlus.
GHAPITRE III
Le bassin de Gulllestre durant les trois premiers siècles de Tore chrétienne. — La province des Alpes Atrectiennes (14 av.
J.-C.-*97 ap. J.-C.) et ses préfets. — La voie de Milan à Arles. -* Les inscriptions.
— Les familles ligures» gauloises et romaines. — Le Paganisme. — Passage de Maximien-Hercule. — L'enceinte polygonale de Gap.
La province des Alpes Atrectiennes, avec Embrun pour .. , •" ' it sur le versant occidental des Alpes, t du mont Viso, dtins toutes les vallées ace, et, de plus, dans les vallées du Drac e, jusqu'aux environs de Vizille'). m des Escoyères nous a fait connaître préfets de cette intéressante province en l'an 14 av. J.-G. par l'empereur Au-
Le nom et les deux premières enceintes de Gap
tpl. III.
t. p. 165-71 et carte.
guste, Albanus BussiilluSy qui vivait au commencement du II® siècle après J. -G. D'autres inscriptions mentionnent les préfets suivants : Caius Annius Flavianus, Titus Appalius Alpinus Secundiis et Titus Cornasidius, qui paraissent avoir gouverné les Alpes Atrectiennes à la fin du II« siècle et pendant le III® siècle*).
La province des Alpes Atrectiennes subsista j 297 après J.-C, époque des réformes administra Dioclétien. Durant cette période de trois sièch sieurs événements intéressants se sont accomplis ( Alpes. Signalons-en quelques-uns.
El, tout d*abord, la réfection ou mieux const par Gottius, l'ami d'Auguste, de la voie romaine d à Arles par le Mont-Genèvre, Briançon, Rame, E etc., déjà connue. Ges grands travaux de voirii exécutés en Tan 3 et en Tan 2 avant J.-G. G'estc testent deux milliaires, Tun trouvé près d'Apt et c< au musée d'Avignon'), et l'autre découvert à Orge d'Arles*). Dès lors, la voie du Mont-Genèvre est de plus fréquentée, comme le prouvent les itinéraii cités, les trouvailles de monnaies romaines de Réc aussi quelques textes des historiens latins. Ces Mont-Genèvre que passe, le 18 avril de Tan 69 aj Fabius ValetiSy général de l'empereur Vitellius*), par là encore que, l'année suivante (70 ap. J.légions romaines sont envoyées en Gaule par De qui commandait à Rome, en l'absence de Vespasie
G'est également par cette voie ou par les auti mins convergeant dans le bassin de Guillestre, qu trent dans les Alpes diverses familles romaines qi ce temps, se fixent parmi des populations ligures o ques des Alpes, et dont les inscriptions nous ont g souvenir ; par exemple, les inscriptions provei
*) Oberziner, op. cit. ibid. ; Desjardîns, III, p. 326-7. «) Sous le no 102 a. Cf. Corpus, XII, n* 5497. ') Corpus, XII, n» 5500.
*) Tacite, HisL, liv. I, 66.
») Id., ibidem, 1. IV, 68.
Briançon, du Queyras, d'Embrun, de Ghorges, de Gap, de la vallée de TUbaye, etc.
L'inscription de Briançon, consacrée à Titus Parridius OraluSy fils de Parrion et pelit-flls à,*Excingus, — la seule connue où Briganiio reçoit le titre de 7nunicipium, — nous apprend que Parridius fut, d'abord, questeur, puis duumvir du municipe de Briançon ; et c*est sans doute pour avoir été duumvir dans cette ville qu'il obtint la concession du droit de cité romaine et son admission dans la tribu Quirina, La date de ce document, si précieux pour rhistoire de Briançon, se place, d'après M. Mowat*), « entre le principat d'Antonin-le-Pieux et celui de Garacalla » (211-217 ap. J.-G.).
A peu près de la même époque sont les inscriptions de Titus Vennonius, fils de Smertullus, de la tribu Quirina, trouvée, en 1855, dans le torrent du Peinin, près d'Aiguilles, en Queyras ; — de Lucius Vestonius, fils de Baro, également de la tribu Quirina, provenant d'Embrun').
Une autre inscription, qui existait à Embrun, au XVIII* siècle, « à la place pqblique, au coin de la maison de M. l'avocat Joubert » (1765-89), et qui se trouve actuellement au musée d'Aix-en-Provence, rappelle le souvenir d'un personnage considérable, Lucius Allius Verinus, fils de Verus, de la tribu Papiria, décurion, duumvir, flamine augustal de la province des Alpes Maritimes. Allius Verinu^ appartenait très probablement à une famille romaine fixée à Embrun, puisque, de son vivant, il y fit élever son tombeau, ainsi qu'à tous les siens ^). Cette inscription parait être de la fin du II« siècle.
De même date ou de quelques années antérieure, est 'inscription consacrée à Titus Cassius Sextinus, fils de
*) Cité par Florian Vallenlin, Visite au Musée épigraphique de Gap. Vienne, E. Savigné, 1880, in-S», p. 10-13.
«) Ces deux inscriptions sont au Musée de Gap. Cf. Flor. VaUenlin, op. cit., p. 13-15 ; Corpus, XII, n»» 83 et 91.
*) Ballet, arcliéol. du Comité des Travaux histor.^ de 1885, n* 2, et tiré à part de 8 p. Cf. Coi^us, XII, n* 81.
Titus, de la tribu Quirina, décurion et duumvir de la cité d'Embrun, flamine augustal de la province des Alpes Gotliennes*) Cette inscription est d'un intérêt capital pour Embrun ; elle atteste, que vers Tan 180 ap. J.-C, Embrun avait le titre de civilas, de capitale, par conséquent, de la province équestre des Alpes Atrectiennes, puisque, à cette époque T. Cassius Sextinus était décurion et duumvir d*Embrun, et, en même temps, flamine augustal de la province voisine des Alpes Cottiennes (es absolument comme TEmbrunais Lwcms AU peu après, était flamine augustal de la provi des Alpes Maritimes (capitale, Gimiez).
D'un intérêt non moins grand sont les ii la vallée de TUbaye, de Chorges, de Gap, de La Bâtie-Montsaléon, du Forest-St-Julien, nous renseignent sur la religion des habita IV« siècle après J.-G. Alors, dans les Alpes, i neur le culte de Janus, de Jupiter, de Mars, d'Isis, de la Victoire, de Tempereur Augusl tiennent encore un grand nombre de famil gauloises ou romaines, établies dans la ] Alpes Atrectiennes et, pour la plupart, insc tribu Quirina. Mais ce fait, d'après Momms une grande portée, car on sait que, « souî tribu ne correspond plus à rien de réel ; c*es un signe distinctif qui permet de reconnaître romains de ceux qui n'ont pas cette qualité >
L'étude approfondie des inscriptions déc peu partout dans l'ancienne province des Alp nés et qui seront prochainement réunies e Musée de Gap, actuellement en constructi connaître de plus en plus l'histoire, encore s nos pays durant les premiers siècles de l'ère
En l'an 289, Maximien-Hercule (286-292), q
*) Corpus, V, n« 7259; Desjardins, III, p. 319, note 2, *) On les trouvera réunies dans le Corpus, XII, p. Cf. Flor. Vallentin, op. vit., p. 14 et suiv. ») Dans Bulletin épigraphique, IV, 1884, p. 118,
avait associé à Tempire et chargé de gouverner l'Occidenl, traversa les Alpes, par un hiver très rigoureux et tout à fait exceptionnel en Gaule*). C'est très probahlement à cette occasion que fut augmentée l'importance du château-fort de Gap, construit en Tan 14 avant J.-G. Ce château, qui, d'abord, était en forme de quadrilatère, fut entouré d'une enceinte circulaire ou plutôt polygonale, flanquée de loin en loin de tours rondes, dont on a récemment retrouvé les substructions puissantes').
r..,^i — ^ /,Qg api^ès (297), Dioclétien procédait à ses
istratives, qui eurent des conséquences ur les Alpes.