CHAPITRE IV
des Alpes maritimes (207-476).
leots mémorables. — Évangéli- 'Embruiiais. — S. Hiarcellia» prele d*Embrun, et ses successeurs, i des Barbares. — Fin de TEmplre
ie Dioclétien de l'an 297 firent disparaître stre des Alpes Atrectiennes^). La province mes s'agrandit alors à ses dépens. Elle îs vallées de la Haule-Durance et de ses u sommet du mont Tabor. Embrun, Tan- Jes Alpes Atrectiennes, devint la mélro-
ieme sœvissiwa et in Galliis inusitatay cum nice errèrent omnia, e.v iwpïoviso, per Goltias Alpes e Occidentali^ Viv. I).
teyer, Le nom et les deux premières enceintes de planches I et II. Cf. Annales des Alpes, IX, 1905,
Géogr. de la Gaule romaine, t. IH, 1885, 462, 489.
pôle des Alpes Maritimes*). D'autre part, la province équestre des Alpes Gotliennes, située tout entière sur le versant oriental des Alpes, dans la vnllée de la Doire, avec Suso pour capitale, fut également agrandie vers le sud et d ''finitivement rattachée à Tltalie. Dé; crête des grandes Alpes et « la ligne de faite pendantes » servent de limites aux deux pro Alpes Maritimes et des Alpes Cottiennes.
Le bassin de Guillestre fît donc partie des Alj mes, de môme que précédemment il avait app^ Alpes Alrecliennes. Dès lors (297) et jusqu'à U lempire romain (476), son histoire se confond de la cité d'Kmbrun, sa voisine. Mentionnons i quelques-uns des événements mémorables de velle période de notre histoire.
En 312, Tempereur Constantin, sur le point Maxence, fils de Maximien-Hercule, se dirig( Alpes par la roule du Mont-Genèvre. « Il par avec une brillante armée. On dit que, dans sa ma au Ciel une croix lumineuse avec ces mots : in vifices*}. Bientôt après, il remportait une écla toire sur Maxence, aux portes de Rome, au por
Le l^"* août 314, Constantin, qui venait de paix au monde ^), convoqua ù Arles un concile i
*) Provincia Alpium Maritimarum. Civi taies nunie
Metropolis civitas Ebredunensium , Kmbri
Civitas Dfnif.nsiut)i Digiic
Civitas Rigonigensium ... Chorg
Civitas SoUiniensium Castel
Civitas Sanitiensiuiii Senez.
Civitas Glannatensium Gland»
Civitas Cemenelensium Cimiez
Civitas Venriensium Vcnce
(Kxtr. do do la Notice de C Empire, de la fin du IV» siècle
dins. III, 502-3).
') Kusèbe, Ilist. eccL, LX, 9; Si^^ouii op. cit. liv. II; Co)u^
do 1855, p. 458; Promis. Antica Torino^ p. 96-97. 3) Par redit de Milan (313), qui accorde aus Ghrélions le
cice do leur culte et donne au christianisme une existence U
la querelle des Donatisles, et divers évèques italiens suivirent encore la voie du Mont-Genèvre pour se rendre au concile^).
En 333, le pèlerin, à qui nous sommes redevables du célèbre Itinéraire de Bordeaux à /^rwsaZ^w, parcourait la voie du Mont-Genèvre et passait à Embrun, à Rame*) et à Briançon, etc.
En 353, les armées de l'empereur Constance, second fils de Constantin (337-361), franchissent les Alpes, descendent le long de la Durance et vont infliger une défaite sanglante à Tiisurpateur Magnence, dans la plaine de Mons Seleucus (La Bâlie-Montsaléon'), 11 août 353).
En 356, Julien l'Apostat, qui venait d'épouser à Milan Hélène, sœur de l'empereur Constance (355), et qui traversa si souvent les Alpes, se rend de Milan à Vienne, en passant par Turin, Briançon et Embrun^).
Tandis que, dans les environs du futur bourg de Guillestre, survenaient ces passages plus ou moins remarquables, il se produisait dans celte région un événement bien autrement mémorable et que nous ne saurions oublier de rappeler, à savoir, l'évangélisation des Alpes par S. Marcellin, premier évèque d'Embrun (354-374 c). Grâce à cet apôtre infatigable, originaire d'Afrique, toutes les vallées des Alpes Maritimes furent successivement visitées et peu à peu le paganisme disparut"). Il semble
^) On sait que le fils aîaé de Constantin naquit à Arles.
') Inde incipiunt Alpes Cottiae^ dit le pèlerin. Suivant Mommsen (Corpus^ V, p. 810, note 1), cela doit s'entendre, non de la province de ce nom, mais des montagnes des Alpes Cottiennes.
3) Sozomène, IV, 7 ; Sigonii opgra, éd. Milan, 1732, col. 185; Acad, flosalp.^ 1860, p. 45.
*) Cf. Ammien Marcellin, liv. XV, 8; Sigonii Opérai liv. V; Promis, op. cit. p. 99. Le savant turinois Carlo Promis croit même (ibid.), que rhistorien Ammien Marcellin, qui a si exactement et si minutieusement décrit les Alpes, dans le livre XV de son Histoire, passa vers cette époque le Mont-Genèvre. On sait qu'Ammien Marcellin est mort à Rome en 390.
3; Gallia C'irisliana, III, col. 1052; Ilist. litt. de France, 111, 1735, p. 44-46; Marcellin Fornier, Hist. génér. des Alpes, 1, 1890, p. 315 et suivantes.
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bien établi que S. Eiisèbe,évêque de Verceil (310, f l""" août 371/5), se rendant h Arles, près de l'empereur Constance, par ordre du pape Libère, en compagnie de Lucifer, évèque de Cagliari, consacra S. Marcellin, à Embrun ' que de cette ville*). Après sa mort (13 a\ mémoire de S. Marcellin fut en grande vénér culte se répandit rapidement jusque dans le plus reculées. Des églises nombreuses lui f crées, non seulement à Embrun, mais à Ghâ Grévoux, à Vars, à Ristolas, à La Salle, à P d'autres endroits encore.
Sous les successeurs de S. Marcellin, Ari S. Jacques (100 c). S. Albin (410 c). Rémi (4 taire (437-39) et Ingénuus (441-467), se produii événements importants*). Nous n'en signale quelques-uns.
En août 387, Maxime, tyran des Gaules, qi proclamer empereur en 383. poursuivant leî Valentinien II (375, f 392) franchit les Alpe Genèvre, sans difficultés*).
En 397, ou plus probablement en 401, 1 Turin prescrivit de s'en tenir, pour la circon métropoles et des évèchés ecclésiastiques, à tion civile des provinces, conformément aux concile de Nicée*).
De 407 à 410, au témoignage d'Olympiodon Constantin s'empara d'une grande partie de d'Arles, sa capitale, et étendit sa dominatic sommets des Alpes, d'où les généraux de Honorius ne parvinrent pas à le déloger.
*) Ac'.aSS. Doland. Avnl, t. H, 1675, 349.
') Cf. Foniicr, Ilist, génér. des Alpes^ I, 1890, passim,
3) Adventus Maxinii in Ilaliam^ Cottiis ac Juliis A 1} mense Augustin accidit (Sij:ouii Opéra, 1. IX, Milan, 1
*) Prorr.is, Antica Torino, p. 101-2, cf. Fornicr; li Alpes, I, 1890, p. 418-419.
2) Olympiodori Thœbei fragmenta, éd. Didot, t. IV, j
d'eux, à grand'peine put s'échapper de ses mains, en per dant, dans les Alpes, tous ses bagages (408).
En 412-413, eut lieu l'invasion du sud-est de la Gaule par loc vi«iornHi«i^ mus (422-423), l'occupaliou des Alpes par Bientôt d'autres barbares se dirigent nés. Suivant Jornandès^; les Allains et )utant le voisinage des Goths, se préci- 5 la Gaule. Ces derniers vinrent même En vain Aétius, le plus grand des généen III (424-455), s'opposa dans les Alpes l'empire romain, attaqué de tous côtés, îr sous les coups redoublés des envahis-