CHAPITRE XIV
royal à GuiÙestpe. — Prétentions r Jean de La Molète. — Sauvegarde »9 par Louis Xll. — Impositions
lent au XVI^ siècle, Guillestre et tous les IX de la principauté de TEmbrunais étaient harges delphinales ou royales *),
Louis, plus tard Louis XI, confirmant à
juillet 1447, les privilèges de farchevèque
d'Embrun, prescrit au gouverneur et aux
inaux de leur eu maintenir l'entière et par-
ance du 8 août 1466, Sofrey AllemaU; seileaunenf et d'Uriage, lieutenant général en 2, 1 1472J, et Jean Herbert, président généce de Toulouse, commissaires spéciaux de auphiné, déchargent « les gens de Tarche- L2n de leur part des aides imposées par les ipliiué*).
i do Biézlors sont restés exempts «le lu laille et lie la 790 (cf. Albert, llist, du dioc. d'Embrun, I, p. 505) » 347; Pilot de Thoicy, Catalogue des Actes... de m, p. 165.
Cf. rilot de Thorey, op. cit., t. II, p. 131, note 3.
Les États, réunis à Greno])Ie en février liGT, nyant octroyé à Louis XI, une aide de 81.000 florins sur tous ses sujets du Dauphiné, ce prince donna à Montils-lès- Tours, le 13 avril suivant, des lettres prescrivant le payement de cette somme. Mais, à la suite des protestations des sujets de Tarclievèque d'Embrun et eu égard à Tordonnance rendue par ses commissaires le 8 août 14(>6, le Roi décida, peu après, « que les liabitanls de la ville [et de la principauté] d'Embrun continueront à être considérés comme dépendants des possessions de Téglise archiépiscopale de cette ville*} », et exempts du payement de tous subsides delphinaux.
Quelques années après, en 1470, Louis XI demandait aux Dauphinois une aide nouvelle. Le procureur fiscal général du Dauphiné voulait contraindre les sujets do Tarchevèque d'filmbrun à y contribuer. Le Parlement refuse d'enregistrer les lettres du Roi. De leur côté, les habitants deGuillestre et des châteaux archiépiscopaux protestent vivement. Ils n'ont jamnis, disent-ils, contribué aux charges delphinales (p. 7'). Pierre de Gruel, président du Parlement (1461-81). se rend de sa personne à Guilleslre, pour examiner les réclamations que lui adresse Mondon David, chanoine d'P^mbrun, procureur des consuls et des habitants des châteaux de l'Embrunais, assisté do Claude Barthélémy, licencié es lois, Jean d*Eymonet, bachelier en droit, Sébastien Marcellin, clerc de Vnrs, notaire delphinal d'Embrun, et autres. 11 les reçoit, le 17 ocl. 1476, à Guillestre, dans le château de rarclievè<iue, et promet de leur faire connaître sa réponse le 'Jl oct. suivant. Le 22, elle n'était pas donnée encore, et nous ignorons qu'elle en fut la teneur-); mais tout nous [)orle à croire qu'elle fut conforme aux ordonnances rendues précédemment, et que les habitants de Guillestre et de la principauté d'Embrun continuèrent à être exempts de toutes
«) PUot de Thorcy. II, p. 121. n^ 1483 bis, cl. n" l'iOO. *, Rien, du moins, dans li;s archives do Ou:|if>lro ««u iliins Pijot do Tliorey, ne nous fixe sur ce point.
charges delphinales ou royales. Nous ne voyons pas, d'ailleurs, qu'ils aient été soumis à ces charges sous Charles VIII (1483, f 1498).
Le pouvoir royal n'intervient dans les affaires de Guillestre qu'au début du XVI« siècle. Les agents du roidauphin saisirent une occasion favorable et surent habi- ^^*^^'-* ^^ '^"ofiter. En 1501, Jean de La Molète, prieur de l82-1515), tant en son nom qu'en celui de Rostain d'Ancesune (1494-1510), prétendait ? habitants de Guillestre à lui passer de onnaissances, et leur réclamait divers « cens Les habitants refusèrent de reconnaitre ue leur demandait le prieur ; plusieurs poursuivis, molestés, et même emprisonoffîciers de l'archevêque, implorèrent l'iu- Antoine de Mévouillon, seigneur de Bres- Ribiers, lieutenant général du Dauphiné.
sept. 1501, s'empressa de les prendre sous î delphinale fp. 7'-8, cf. p. 314-15).
à Blois, le 3 avril 1505, Louis XII confirmait it la sauvegarde accordée aux habitants de )n seulement il déclare, en suite de Taffirmareur fiscal delphinal, que les habitants ne lucuns « cens et devoirs » envers le prieur mais il conteste la souveraineté même de d'Kmbrun.
t, le Grand Conseil ayant affirme que Guiliiclos es fins et limites du Dauphiné » — ce l être contesté, — et que les habitants do it « totalement exemptz » de la juridiction ne, « aiiLSl que droit et raison le veullent » (?), le Roi, qui ne veut souff'rir ni permetiz (le souveraineté nous estre dislraiz » et ; estre ainsi molestez et travaillez », déclare a estre totalement exemptez desdits droiz n prélendue sur eulx par ledit archevesonséqucnce, il les prend sous sa w prolecgarde espéciale », et veut que les « panon-
ceaulx et bastons royaiilx et delpliinaulx » soient mis sur leurs immeubles et « biens quelzcoinjues ».
Voici, du reste, en enlier les lettres do Louis XII qui placent désormais Guilleslre sous la sauvegarde royale.
Lettres patentes de Louis XII eyi faveur des habitants de GniUestre contre Varchcvcque d'Enih)'un.
IJlois, 3 avril 1505.