‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 11 sur 203 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

SEID , GULNARE , IBRAHiM , tie« libertin,

tourmenté de la goutte ; deux muets le soutiennent ; un troisième porte un coussin ; un quatrième porte un tabouret pour poser sa jambe ; un cinquième sa pipe i un sixième une petite soucoupe où sont des pastilles odoriférantes ; tous ont les yeux sur lui , et obéissent au moindre geste.

IBRAHIM

Aie , aie , prenez donc garde ; vite ' un siège , ma maudite goutte ; qu^on me donne... ( Les mueu

lui présentent successivement tout ce qu^ils portent. ) rïon... ( Il

refuse.) Non , dépéchez donc, je veux qu'on devine,

où je... ( II prend sa pipe. ) BoujOUF, Scid. (Il fume.)

/ SEID

Bonjour, Seigneur... toujours gai et gaillard...

IBRAHIM

Mais oui , comme tu vois... (Mettant ses lunettes.)

Eh bien!... cette esclave quOmar m'a tant vantée...

SEID

Avancez , Gulnare ; et vou9 , Seigneur, remarquez un peu , je vous prie ; ( Ibrahîm fait de r«eil et de la tète, la description du contour.) la tête bien placée ,

Fœil vif , la bouche vermeille , la taille élégante , le pied et la main dans les proportions , tout ce qui séduit dans une maîtresse , attache dans une femme, réveille les vieillards, enivre les jeunes gens ; enfin ce qui est incroyable , impayable , introuvable dans les quatre parties du monde! une femme ,, jeime , jplie , sincère et fidèle.

OPÉRA-COMIQUE. a3

IBRAHIM

Discours de marchand.

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